CANTONNÉ — CAPE
{lèce de getumillèreê qui se portaient avec des bottes, et qui étoîent en soie, eo laine, etc.; *usage s'en perdit vers 1668, d'après Richelet (1680); 3* le haut des 1ms, partie qui s'élargissait à partir du genou pour qu'on pût y introduire la moitié de la cuiaK; h* enfin c'était un ornement de toile ou de dentelle qui s*attachait au-dessous du genou et couvrait la moitié de la jambe. Aucun dictionnaire ne donne cette demière aicnification avant Richelet (1680); Furetière (1690) semble annoncer le déclin de la mode des comuu de dentelles, puisqu'il constate que cette mode existait «ril y a qadque temps, introduite par les cagneux».
Cependant, si ce sens manquait dans les dictionnaires, il était dans la langue depuis au moins 1666, date d'impression des Loir de la galanterie, où on lit : «Quant aux coami de linge que Ton estale au-dessus des bottes mignonnes, ravdées jusqu^aux essproos^ nous les approuvons bien dans leur simplicité quana ils sont fort larges, et de toule baptîite bien empesée, quoy cpie Ton ait oit que cda ressembloit à des lanternes de pqyier... Afin de les orner davantage, nous vouions aussi que d'ordinaire il y ait double et triple rang de toille, soit de baptiste, soit de Hollande, et d'ailleurs cela sera encore mieoxs'O y peut avoir deux ou trois rangs de poincts de Gènes, d
M"' Desjardins, décrivant, dans son Récit de la farce det Précieueee (1660), le costume de Molière, qui jouait le rôle de Mascarille, nous apprend que «ses eanane semMoient n'estre faits que pour servir de cache aux enfants qui jouait à la dinemusette, et, en vérité, je ne crois pas que les tentes des jeunes Massagettes soit plus spacieuses que ces honorables canoniri.
Dis-moi , trouves-tu pas cette pointe divine :
(r Marquis, à tes canons fais prendre médecine.
(r Pourquoi, Marquis, pourquoi? — C'est qu'ils se portent mal.»
— J'en croirai, si tu veux, l'agrément sans égal.
Mais. . . — Morbleu I Je lirois l'un et l'autre Corneille,
Que je n'y verrois pas une chose pareille.
Id., /m/ir. de l'hâtd de Qmdê, se h.
Cantonne.
Un jeune gros dindon , cantonné de pigeonneaux.
Bourg, gent. , IV, i.
Vous élos là un tas do mauvais poètes, cantonnée par peloton.
RsGRARD, Crit. du Légat, unie,, se h,
* Cantonné, en lat. ttipatue, angulatus, est un terme de blason qui s'emploie quand, dans un écu, la pièce principale est une croix ou un sautoir, et que les angles en sont assortis ou occupa par quelques meubles ou pièces secondaires : ainsi , Montloir portoil de «gueules à la croix d argent, cantonnée de quatre coquilles de mémen.
Baron, UArt héraldique, i68t, p. Ag-So.
Cap : DE PIED EN CAP.
* Voir Pied {De) en cap.
Cape : n'avoir que la cape et Vépée.
Ce sont de ces mérites qui n'ont que la cape et Vépée.
Misanth,,\^ i. (Lettre de Célimène, après le vers 1690.)
CAPITAL — GAPITAN 329
Vos attraits n^ont plus rien que Vipéê et la cape.
SAiiTT-AMAifT, ORwor., bibl. elzëv., I, i8â.
Je viens ici te rendre et la cape et l'épée, - Th. Gobh., GHU, de »oi-metne, I, 5.
Et souvent la mâchoire est fort mal occupée
A qui n*a, comme vous, que la cape et l'épée.
— Et la cape et l'épée auront toujours de quoi
Faire considérer des gens faits comme moi. - Id., ConU. d*Org,, I, 3.
• • . N*ayant pour tout bien que la cape et Vépée, - Regnabd, Ménechmet, II, ] .
* Nous ne trouvons cette locution ni dans les lexiques spéciaux antérieurs au Miianikrope, ni dans les dictionnaires antérieurs à celui de Puretiëre. La cape était un manteau court à capuchon. Il semble que cette locution dut se dire d*abord d*un soldat de fortune, c'est-à-dire sans fortune, et c^est la première application qu'en fait Furetière; il ajoute : «On le dit figurément de toutes les choses qui n'ont ni valeur, ni mérite, mais seulement un peu d'apparence : un sçavoir qui n'a cpie l'épée et la cape; c'est un mérite qui n'a que Fépie et la cape, • — L'Académie , i " édit. , 1 696 : tr Od le dit fig. d'un cadet de bonne maison , qui n'a point de bien. . . » Dans la 9* édit., 1718, elle ajoute : erOn le dit aussi ûg, de ce qui n a pas la solidité qu'il doit avoir : ce poème, ce discours n'a que la cape et l'^ée»»
Capital, essentiel, principal.
Et ce jeteur de vers qui manque au capital.
Bourg, gent. : Ballet des Nations , i^ entrée.
671 Quoi? votre amour toujours fera son capital
Des attraits de Plautine et du nœud conjugal I - Cobr., Olhon., II, A.
Capitan.
973 Je ne veux point ici faire le capitan. — FAch., I, 6.
# Le capitan n'est autre que le mUee glorioeue, de Plante, un faux brave qui reçoit sans broncher les coups de bâton. Ce personna£^ typique qui parut, notamment, dans YlUuêion comique de Corneille et dans le Pédant joui, de Cyrano de Bereerac, était d'ori- • gine espagnole : «La domination des Espagnols en Italie, dit Riccobom, attira quelques comédiens de leur nation dans le pays, et cela donna au théâtre des capitaine qui parioient purement la hmffue espagnole, ou un mélange des deux langues; de ces capitane, nous en avons eu d'excellents. La mémoire subsiste encore des capitane Spavento, Matamoroe et Sangre y Fuego. Ce caractère a manqué tout à fait vingt ans avant la fin du siècle passé (du XVII* siècle).» - Rigcobohi, Hist. du Th. itaL, t. I, p. 66-57. — Riccoboni a donné, dans deux estampes différentes, le capitan ancien et le capitan moderne. Le plus célèbre de ces capitane est le «tueur de Mores», Matamoroe, en firançais le Matamore. Parmi les comédiens qui jouèrent ce personnage dans les troupes italiennes de Paris, M. Campenon cite Fr. Mansac, assassiné en 1669 à la porte même de la maison de Molière, et Joseph Torloriti, de Messine, qui débuta en mars i685 par les rôles de capitan, qu'il jouait en français et en italien.
En 1637, Antoine Maréchal a donné Le Véritable Capitan ou le Fanfaron, comédie imitée de Plante; on connaît aussi les Boutadee du capitan Matamore, comédie de Scarron, en un acte et en vers, écrite sur la seule rime en ment; cette pièce fut représentée en 16&6. ~ Lotir, Muze hietor., dans sa Lettre en vers du 18 août 1657, P^® (^^"^ 157) de
Messieurs les capitane Fracaeeee.