‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 283 sur 455 · CAQUET · texte numérisé non relu

CAQUET

La Vieille, après celte hyperbole, Pour un temps perdit la parole.

Et puis, ayant tait un hoquet, fJÊfék en ces mots son caquêt.

ScABBon, Virg, irav., U, p. 166. - Cf. I, p. 8s, %%*},

Voire caquet maniit tit himk pernicieux . . .

Je crains trop votre himear rnake et bahillarde.

QwHAULT, Amant indiêcret, iG5&, lY, &.

Que ce vaillant du parquil.

Ce César dans le caquet, . . .

Cet éloquent Marcellus,

S'arme et ne babille plus. - BBésBCP, Lmmk trêv.» i656, p. i3o.

On vous a fait qudque caquet,

Sans doute , et vous estes si bcste

D'en avoir en mal à la tète. - Rigbbb, Ovide bouffm^ i64a« f- *17*

Donc, pour punir cette rusée Et luy rabattre le caquet.

Elle luy lia le filet.

Id. , ibid,, p. 3^7. - Cf. Id., i6tW., p. 187, 3a5-3a6, &AS.

Du porl Saint-Paul , je passe au faubourg Saint-Germain : Mais, comme même effet suit toujours même cause. J'y vantay vainement nos vers et nostre prose; L'on nous siffla d'abord, et, malgré mon caquet, 11 fallut derechef trousser nostre paquet.

Lb Boulangbb db Ghalussat, ÉlonUre (Molière) htfpoeondre, 1670. - Au k' acte, Divorce comique, se. 9.

Vous m'allez marier! Moy, mon père? — Ouy, vous-mesme.

— Ah I mon prince I — Gela rabat votre caquet, - GHAHPHBSLé, Criep. chev., se. S.

Il fait le bel-esprit, l'enjoué, le coquet.

Et c'est un petit fat qui n'a que du caquet, - Moktfleubt, Femme juge et partie, \, n.

Et vous êtes enfin, malgré votre air coquet.

Aussi pauvre en bon sens comme riche en caquet, - Id., GentUh. de Beauee, V, à.

Où voulez-vous aller? — Sur la mer, à pied sec. Marche, nous te suivons. Allons, caquet-ion-hec,

Id., EcdeeJal.,!, ih, -Gf. lD.,Dffpe deioi-méme,!^ b;I, 9 {bis);\,h\ II, 1 ; Fille capitaine, I, 10; Coméd, poète, IV, 3.

Une petite ville. . . d'où Ton a banni les caquets, - La Bbct., I, a 36.

Une télé éventée, un petit freluquet

Qui s^admire lui seul et n'a que du caquet, - Reghabd, Ménechmee, V, 1.

Qui vous a donc si bien affilé le caquet? - Id., Légat, univ,, 1,7.

. . . Savez-vous , Monsieur du lansquenet ,

Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet? - Id., Joueur, III, 11.

¥ Nicot traduit : loquacitas.

Pasquior, dans ses Recherches de la France, VIII, vu, parle des dictions qui efreprésontenl en leur naïf ce pourquoy elles ont esté introduites 19, sans qu'il y ait à en rmondicr les origines du grec et du latin, et moins encore de l'allemant, estant et mères et filles d'elies-mesmes . . . De cellcs-cy les unes dénotent le son des choses inanimées : (le AaiMr des chevaux, le hesler des moutons, le mioller des petits chaLs, le ttn(tft des cloches, et les autres voix'et jargons des animaux). . . Je ne veux pas oublier le coqueter des coqs et des

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