CAQUET
La Vieille, après celte hyperbole, Pour un temps perdit la parole.
Et puis, ayant tait un hoquet, fJÊfék en ces mots son caquêt.
ScABBon, Virg, irav., U, p. 166. - Cf. I, p. 8s, %%*},
Voire caquet maniit tit himk pernicieux . . .
Je crains trop votre himear rnake et bahillarde.
QwHAULT, Amant indiêcret, iG5&, lY, &.
Que ce vaillant du parquil.
Ce César dans le caquet, . . .
Cet éloquent Marcellus,
S'arme et ne babille plus. - BBésBCP, Lmmk trêv.» i656, p. i3o.
On vous a fait qudque caquet,
Sans doute , et vous estes si bcste
D'en avoir en mal à la tète. - Rigbbb, Ovide bouffm^ i64a« f- *17*
Donc, pour punir cette rusée Et luy rabattre le caquet.
Elle luy lia le filet.
Id. , ibid,, p. 3^7. - Cf. Id., i6tW., p. 187, 3a5-3a6, &AS.
Du porl Saint-Paul , je passe au faubourg Saint-Germain : Mais, comme même effet suit toujours même cause. J'y vantay vainement nos vers et nostre prose; L'on nous siffla d'abord, et, malgré mon caquet, 11 fallut derechef trousser nostre paquet.
Lb Boulangbb db Ghalussat, ÉlonUre (Molière) htfpoeondre, 1670. - Au k' acte, Divorce comique, se. 9.
Vous m'allez marier! Moy, mon père? — Ouy, vous-mesme.
— Ah I mon prince I — Gela rabat votre caquet, - GHAHPHBSLé, Criep. chev., se. S.
Il fait le bel-esprit, l'enjoué, le coquet.
Et c'est un petit fat qui n'a que du caquet, - Moktfleubt, Femme juge et partie, \, n.
Et vous êtes enfin, malgré votre air coquet.
Aussi pauvre en bon sens comme riche en caquet, - Id., GentUh. de Beauee, V, à.
Où voulez-vous aller? — Sur la mer, à pied sec. Marche, nous te suivons. Allons, caquet-ion-hec,
Id., EcdeeJal.,!, ih, -Gf. lD.,Dffpe deioi-méme,!^ b;I, 9 {bis);\,h\ II, 1 ; Fille capitaine, I, 10; Coméd, poète, IV, 3.
Une petite ville. . . d'où Ton a banni les caquets, - La Bbct., I, a 36.
Une télé éventée, un petit freluquet
Qui s^admire lui seul et n'a que du caquet, - Reghabd, Ménechmee, V, 1.
Qui vous a donc si bien affilé le caquet? - Id., Légat, univ,, 1,7.
. . . Savez-vous , Monsieur du lansquenet ,
Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet? - Id., Joueur, III, 11.
¥ Nicot traduit : loquacitas.
Pasquior, dans ses Recherches de la France, VIII, vu, parle des dictions qui efreprésontenl en leur naïf ce pourquoy elles ont esté introduites 19, sans qu'il y ait à en rmondicr les origines du grec et du latin, et moins encore de l'allemant, estant et mères et filles d'elies-mesmes . . . De cellcs-cy les unes dénotent le son des choses inanimées : (le AaiMr des chevaux, le hesler des moutons, le mioller des petits chaLs, le ttn(tft des cloches, et les autres voix'et jargons des animaux). . . Je ne veux pas oublier le coqueter des coqs et des