CASAQUE — CASSE
Songez donc que c^est M. d^Argouges oui vous en prie, mais n*y songez qu*tffi eoâ que la considération de cette comtesse de Grignan eût besoin de ce secours.
S4f.,VII, 267. Autogr.
CaSAlQUE.
Maître Jacques ôte sa casaque de cocher, et parolt vêtu en cuisinier. -IMr., 111,1.
Il me semble vous avoir veu en Tarmëe du Roy de Navarre, quand il reprit Marans, aux enseignes de la petite ctuaque de drap rouge.
D^AuBiGxé, Le baron de Fœneste, liv. IV, ch. vu, i63o.
Ses bras estoient passez dans les manches d'une chiquenille de toille de couleur de fumée, qui iuy avoit servy quelquefois quand il travailloit après les fourneaux, mais qui estoit trop longue pour caeaque et trop courte pour robe de chambre, et dont il doutoit s'il devoit couvrir son habit, parce que Tun n'estoit guère plus beau à monstrer que Tautre. - Sorbl, Polyandre, 16A8, t. II, p. 137.
Je te donne son vieil jupon; Reçoy-le de dame Andromaque, Et le don de cette ctuaque,
SciRRoif, Virg, trav., Paris, David, 1706, 1, 94i.
/17 Quoyque plusieurs cazacques bleues Comptent d'icy septante lieues A la ville des Dunkerquois. - Lorbt, Muze hittor,, 9 décembre 166s.
56 Ib lui prirent, en somme.
Chapeau, coêoque, habit, bourse et cheval. - La Font. , IV, aA8 : Contes, II, 5.
i|K Ce mot figure dans les dictionnaires k partir de 161 & ; mais il est plus ancien. — Monet, en i6ao, le définit : «Hoqueton aarmes, saie soldatesque, aux espaulières froncées, large et béant sans mancheron, propre des hommes et archers.» — Richelet (i68û) : crUn habillement plus large qu'un juste>au-corps, et qui se porte sur les épaides en forme de manteau. n — Furetière (1690) : «Manteau qu'on met pardessus son habit, et qui a des manches où on fourre les bras. Les casaques , ajoute-t-il, sont commodes pour les gens de cheval, n
D'où vient ce mot? — Selon Pontanus {Itinerarium Galliœ Narbonensis) , de earacaUa, mot gaulois qui désignait un vêtement long porté par l'empereur auquel le nom en est resté, et imposé par lui au peuple (p. 3oa); Ménage (i65o) et Borel (i655) y voient une déformation du nom des Losaques, qui nous auraient donné la casaque, comme les Hongrois la hongrelme, et les Croates, la cravate; M. Littré y voit un vêtement de maison (casa) y et fait remarquer que les Italiens traduisent ce mot par casacca, les Espagnols et les Portugais par casaca, — Le breton dit casaqueen, d'où casaquin.
Casse.
Quoi? vous ne croyez pas au séné, ni à la casse? - D. Juan, HT, 1.
Une bonne médecine,. . . composée de casse récente.
Mal. itnag., I, 1.
Hé bien! mon frère,. .. Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse? — Hon! de bonne casse est bonne! — Ibid., III, 1.
3|c La casse est la moelle du fruit du cassier ; elle est purgative.
342 CASSER — GATHOUCON
¥3\e tomba dessus la pierre ;
Si son cul eust esté ae verre, . . •
n eust pris ca$$e pour séné. - RicRst, Ovide boufm^ i6Gs, p. i63.
Ce calembour sur le mot eaue s^explique par l'emploi qu*on en faisoil dans le se» de «résultat de l'action de casser».
A oui diable est ce chariot
Qui si souvent passe et repasse 7
Me veut-on donner de la cotte 7 - 1d., ibid,, p. i5:i.
Casser, rompre, annuler.
Et comme des parents le bien et la naissance
M'ôtent tout le pouvoir de c(u$er Talliance. • • — Sgan.^ se. ^h.
La déclaration du feu Roi. . . fut cauée, - La Rochbf., U, 65.
346 On fit catser le maria^j^e. - La Font., V, /i58 : Contes, IV, 8.