CAUTION — CAVALIER
Caution : être caution que . . .
fi fi Je vous suis caution qu^\\ est très honnête homme. - Sgan,, se. i.
Je te $uii caution qu'vme fille n'est piquante qu'autant qu'elle a pris sel dans la coquetterie. - Rbonabd, Coquette, I, 5.
Cavalier.
Que cherchez-vous, cavalier, dans cette maison? - SicU.y se. lo.
J'entre ici librement; mais, entre cavaliers , telle liberté est permise.
Ibid,, se. is.
Je vous laisse aller sans vous reconduire; mais, entre cavaliers, cette liberté est permise. - Ibid., ibid.
Ah ! seigneur cavalier, sauvez-moi , s'il vous plaît ! - Ibid, , se. 1 4.
1 a 95 Entre des cavaliers, une offense reçue
Ne se contente point d'une si lâche issue. - Gobh., La Veuve, IV, 3.
859 Dorante est-il le seul qui, de jeune écolier.
Pour être mieux reçu s'érige en cavalier, -lu.. Le Menteur, III, 3.
Ma femme, vous vouliez ce cavalier jaojxr gendre : Il le sera. - La Touillebib, Criep. Éel-Eiprit, se. 16.
L'on ne voit point. . . à des personnes consacrées à l'Église le train et l'équipage d'un cavalier, - La Bbut., II, 171.
♦ Le mot cavidier, emprunté à l'étranger, ne parait pas dans les dictionnaires avant 1606 ; on le trouve, à cette date, dans le Diction, Jr.-etp, de Hier. Victor; en 1607, dans celui de Ces. Oudin, avec l'équivalent : cavalier, gentilhomme de race; Nicot, qui ne l'admet pas en 1606, le donne en 1618 et en 16a 5 avec la même signification; Gotgrave (1611) traduit : f( Cavalier, a horseman, or man of armes; a cavaleere; also, a gallant; a noble or wortbie fellow», c'est-à-dire un homme de cheval ou homme d'armes; un chevalier; un galant, noble et distingué personnage.
On lit dans H. Estienne : <r 11 y en a qui, ne pouvant faire pis, changent en partie la prononciation française en l'italienne : tellement que les mots se trouvent estre comme mestifs. Dequoy nous avons exemple en cavalier et cavalerie pour chevalier et chevalerie : vray est que chevalier n'est pas du tout (tout à fait) banni, mais si bien chevalerie, n - Deux Dialogues du nouv. long. Jr,-ital, , t. I, p. 110, édit. Liseux.
En Italie comme en Espagne, on usait beaucoup des mots cavalière ou caballero, en parlant k un personnage quelconque, et on le fait encore en Espagne : «rLes cavaliers, dit Furetière, sont communs en Italie, à cause qu'il y a plusieurs ordres de chevalerie. Le cavalier Bemin a esté un grand architecte et sculpteur. Le cavalier Marin, un grand poète, n C'est précisément à Tépoque de la venue et du séjour en France du cavalier Marin que le mot cavalier s'est introduit dans notre langue. - Voir dans le Lexique de Corneille, de M. Marty-Laveaux , une note intéressante sur ce mot.
<r Cavalier se dit proprement de quiconque est à cheval ou va k cheval ... Il se dit aussi d'un soldat qui sert dans une compagnie de cavalerie , et il se dit encore de toute sorte de gentilshommes qui portent Tépée.» - MéiiAGB, Observ., l, 167a, p. 396.