‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 293 sur 455 · CAVALIER — CE · texte numérisé non relu

CAVALIER — CE

Cavalier : air , style cavalier ; — a la cavaliârb.

La brutalité de la saison a furieusement outragé la délicatesse de ma voix; mais il n'importe, c'est à la cavaUire, - Préc. rid,, se. 9.

« Furet ièrc nous apprendra ce que sont les vers à la cavalière :

«Ce n^esi pas (dit Belastre) que je veuille me piquer d^étre aulheur ny fore le bel esprit; mais \ous connoistrex que, quand je m y veux appliquer, je mais capable de faire des vers à la cavalière. — Qu'entendez- vous par ces vers à la cavdièrtf N'est-ce pas à dire de ces mécbans vers dont tout le monde est û fatigué? Bdastic se hasarda de répondre que c*estoient des vers faits par des gentilshommes qui n en sçavoient point les règles, qui les faisoient par pure galanterie, sans avoir lu de livres et sans que ce fust leur mestier. — Hé I par la mort, non pas de ma vie, reprit chaudement Gharroselles, pourquoi diable s'en meslent-ils, si ce n^est pu leur métier I un masson seroit-il excusé d'avoir fait une méchante mannite?... Cependant il se coule mille millions de mécbans vers sous ce titre spëdeux de ven à ta cavalière qui effacent tous les bons et qui prennent leur place.»

Rùm, bourg., édit. de la bibl. ekév., p. 388-989.

Régnier, dans sa Sat, VIII , raille un petit-maitre qui force les gens k écouter ses ven :

i3a il les serre, et se met luy-mesme à se louer :

Doncq' pour un cavalier, n'est-ce pas quelque chose?

1 88 Je Tay recueilly d'une lettre Écrite en stile cavalier Par un certain particulier. - Lorit, Muze kiiior,, ao septembre i66â.

Dans Critpin Bel-Etprit, de La Thuilleric (iGyS), Grispin dit à Victorine. entêtée de poésie :

11 est vray, vos vers ont la mine cavalière. Mais, Madame, à propos d'air libre et cavalier ^ Dites, ne l'ai-je pas, sous cet habit guerrier? - Se. 6.

11 est si bien tourné, qu'il a, dans sa manière.

Avec l'air d'un sçavant , la mine cavalière. - 1d. , ibid. , se. 9.

Les vers cavaliers , c'est-à-dire qui sentaient le galant cavalier, n'étaient pas méprisés comme les vers à la cavalière :

Depuis longtemps je vous honore, Votre espnt me charme, et j'adore Vos vers nobles et cavaliers.

LiNièRE à Bensserade, (Carpentariana, p. 396.)

CE,p'awo?n, — a. supprimé devant les pronoms relatifs çw, que^ dont y — ou b. non répété devant un second relatif, — ou c. parfois exprimé.

a. iBgB Voilà, voilà que c'est de ne voir pas Jeannette. — UEt, IV, 6.

* C'est-à-dire : Voilà ce que c'est.

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