CHALEUR — CHALEUR DE SANG
dit une chaiêe, non pas une chaire, pour s'asseoir au sermon, ou ailleurs. De» chaUes de jmUU, aller en chaUe, porUure de chaUee, louer deê ehaieet.j» - Vàuoilas, Rem,, édit. Chasï'ang, l. Il, p. 167.
On voit, par les exemples tirés de Molière et de Loret, que malgré l'autorité de Vaugcias, qui écrivait avant i6/ï8, la confusion persista longtemps encore entre chaire et chttixe ou chaise,
GhaLELR, passion, emportement.
865 Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte :
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte. - TarL, III, a.
93 Votre chaleur pour lui tombe en vous séparant. - Misatith., I, i.
3/19 ... Par la chaleur de montrer ses ouvrages
On s'expose à jouer de mauvais personnages. - Ibid,, 1,9.
0 Ciell je me serai trahi moi-même : la chaleur m'aura emporté.
VAv.f I, i.
Elle. . . n'aime point les superbes habits, ni les riches bijoux, ni les meubles somptueux, où donnent ses pareilles avec tant de chaleur.
/jîa.,n, 5.
Je souffre qu'on me loue de ma sincérité, qu'on dise. . . que j'ai de la parole pour tout le monde, de la chaleur pour mes amis, et de l'estime pour le mérite et la vertu. - Am. tnagnif., 1,9.
333 Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines.
Màlh. , Pùur U Roy aUarU en Limoudn»
DiARB à ToHiBB, vieux serviteur :
Qu*ay-je fait à Tomire? Et pourquoy sa maistresse
N'a-l-elle plus de luy ces marques de tendresse. . . ?
Non, non, c^esl bien plustosl, et j^cn meurs de douleur.
Que Tomire a perdu sa première chaleur. - Bois-Robbbt, Folle Gageure, II, 3.
lu 53 J^cxcuse la chaleur à venger ton ofTease. - Gobn., Le Cid, IV, 3.
Un autre Prince. . . se servit si bien de la chaleur des peuples révoltez, qu*ils contraignirent le Roy à signer luy-mesme son arrest.
Sbgbais, Nouv. franc.,, 1657, V, p. ko,
9 35 Brûlant d'une noble chaleur, - Râc, Alexandre, I, a.
t587 D'un coupable transport écoutant la chaleur, - Id., Iphig,, V, 9.
II faut lui pardonner cette brusque chaleur, - MoirrPLBUBT, Coméd. poète, lii, 8.
Chaleur de sang.
Ce sont chaleurs de satigy dont parfois on n'est pas le maitre.
Am. méd.y III, 1.
Doucement, s'il vous plaît; point de chaleur de foie,
MoNTPLBUBT, Ambigu com,, 3* inlerm., se. 17.
368 chalumeau — chamailler
Chalumeau.
Prenez, Bergers, vos musettes, Ajustez vos chalumeaux,
G. Dand. , Appendice : Le Gr, Divert. roy. de Yen.
Hé! que voulez-vous faire?
Chanter sur vos chalumeaux Ce qu'ApoUon, sur sa lyre, N'entreprendroit pas de dire. - Mal. imag.y Prol.
Déjà tous ies bergers ont quitte les hameaux, El Ton entend par tout le son des chalumeaux,
Sarazin, Éghgue; Œuvr., 16&6, p. 11.
967 Vicndrai-jc en une égi(^e, entouré de troupeaux,
Au milieu de Paris, enifer mes chalumeaux? - Dupa., Sot, IX.
^ Le chalumeau, à proprement parler, est un tuyau de paille, de roseau ou même de métal, dont on se sert pour aspirer un liquide, lancer des bulles de savon, etc. — Une réunion de tuyaux de paille ou de roseau de différenles longueurs forme un instnunait de musique champêtre, une flûte de Pan, où Ton peut souffler, mais qu*il n^est guère possible a enfler, quoi qu'en dise Despréaux, qui confond le chalumeau avec la coniemiitt.
Et à cç propos. Desfontaines, dans son Dict. néolog., se moque du poète Roi : rSdoo M. Roi, EgL i5, ce n^cst pas le soufile mais la voix qui fait raisonner (résonner) on dUlumeau :
Ma voix pou voit à peine enfler les chalumeaux.jt
Chamailler et Se chamailler.
1Û83 Nous irons bien armés; et, si quelqu'un nous gronde. Nous nous chamailler oîis. - Dép. am,, V, 1.
iUSli Moi, chamailler^ bon Dieu! Suis-je un Rolland, mon maitre?
Ibid,^ ibii.
Pour moy, je n'aime point à combattre de paroles ; j'aime mieux chammUer avec de bonnes armes et monslrer de vrais eflect^». - Sobel, Francion, édit. i6&i,p. &68.
L'Exempt, après son coup, a regagné la rue;
Dom Félix, furieux comme un cheval qui rue.
L'a suivy chamaillant. - Scarron , Jodelet duellUte, Y, 6.
Dom Félix l'a poussé d'abord en chamaillant, - Id., ibid., V, 7.
Nous commençâmes la bataille.
Chamaillant d'csloc et do taille.
ScARRON, Virg, trav., Paris, David, 1705, l, «18. — Cf. Id., i6irf., I, 163; - Jodelet duelliiU, V, 6 et V, 7.
Un héritier du grand Gaston de Foix , . . . Est obligé de chamailler comme eux.
Saint-Amakt, Œuvr,, bibl. eliév., I, 36o, 36 1.
9o3 Ils se frappent et se chamaillent. - Lorbt, Muze hiitor.^ 9 juillet t6Si.