‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 312 sur 455 · CHAMP — CHAMPS (AUX · texte numérisé non relu

CHAMP — CHAMPS (AUX

3|c Chambre s^employe aussi en parlant des valets qui rendent service à la ehamhn, - Diction, de Trévoux.

Chez le Roi, le service do la chambre comprenait, outre le grand chambellan, qui était au-dessus de tous les olficiers de la Chambre et de la Garde-Robe , et les à premiers (jentibhommes de la Chambre, un {>orsonucl considérable : aà pages de la chambré edoot ckacun des U premiers gentilshommes en a 6", k premiers valets de chambre, 16 huisâai de chambre, 9 huissiers ordinaires de Vantichambre, 9 huissiers du cabinet, 39 valets de chambre, la porte-manteaux et 1 porte-manteau ordinaire, 9 porte-aj*qaebi]ses, 1 port«mailf 8 barbiers et 1 barbier ordinaire, 1 opérateur pour les dents, 8 tajHssiers, h horlogers, 3 renoueurs et 1 opérateur pour la pierre, 6 garçons ordinaires de la Chamkt, 9 porte-chaises d'affaires (c cst-à-dirc porteurs de la chaise percée), i porte-table, 9 pirteurs de lits et meubles, 1 capitaine des mulets et ses garçons. — et Apres tous ces offiaen, il y a encore les peintres, qui se disent aussi valets de chambre, les cordonniers, les menuisiers, les vitriers, les serruriers, les sculpteurs et autres, à qui Ton donne ou qui prennent tous le titre do valets de chamhre.n - Etat de la France, 1669, t. I, p. 59-9S.

«Les secrétaires d'Etal sont qualilicz sur TEtat eecrétairei de la chambre.v * Ibii., p. 7!

Champ : laisser LK champ libre, locution.

378 Et laisser un champ libre aux yeux d'un damoiseau.

Éc. des Fem.j U, 1.

i338 LaÎMez^oue le champ Ubre à votre accusatrice? - Ric, Phèdre, V, 1.

C'est-à-dire, en deux mots, que mon cœur, pour vous plaire. Doit laiseer le champ libre à quelque concurrent?

MoRTFLBURT, Dupe de êoi'-méme, I, 10.

Champs (Aux), à la campagne.

Voire maître de musique est allé aux champs. — Mal. imag.. Il, J.

Enchanté que son perc estoit allé aux chatnpe. - Sorbl, Francion, p. 3ii.

Vous retournez aux champtT — J'y vais tout de ce pas.

Baroh, Ec. dee Père$t III, 6.

Votre père

Est aux champs pour six jours tout au moins. — Je Tespère.

Mo5TPLBURT, Ambigu com., 9* iiiterm., se. 1.

3|c (rJe connois des gens de la ville, dit la Dame, qui disent : trJe m'en vais aux champt, Monsieur un tel est aux champtrt, pour dire : trJe m*en vais k la campagne. Monsieur un tel est à la campagne. t» — Le P. Bouhours, reprit le Commandeur. . ., dit que maiionda champs n'est pas une façon de parler noble , et il ajoute qu^un de nos historiens ne parle pas fort poliment quand il dit que le chancelier de THopital sV'toit retiré durant la guerre dans sa maison des champs. — Sa remarque est fort juste, et le mot de ckampt pour celuy de campagne, soit qu'on le mette avec maison ou qu*on le dise tout seul, «tt une façon de parler qui n'est pas du bon usage dans le sens dont il s^agit.» * De Cil- LiKRES, Du bon et du mauv. usage, 1693, p. 71-73*

On remarquera que, dans la scène précédente du Malade imaginaire, Gléante avait annoncé en langage d'homme du monde le départ du Maître à chanter : crJe viens de la part du Maître à chanter de Mademoiselle votre fille, il s^est vu obligé d'aller à la cem" pagne pour quelques jours.»

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