CHAMP — CHANCEUX
Champ.
339 Et Taigreur de la dame à ces sortes d'outrages. . . Est un champ à pousser les choses assez loin.
Éc» des Mar.y 1, 6.
4t irUidée est claire, dit Gënin; mais la métaphore est incohérente : une aigreur ne peat être un ehamp.n — Nous ne défendrons pas la phrase de Molière; mais nous ne voyons pas là une métaphore incohérente; Molière, à ce quHI nous semble, a voulu dire : défient une sorte de champ dos, de carrière où les choses se poussent assez loin.
Champion, championne.
9oi5 Tous viennent sur mes pas, hors les deux championnes.
* Le féminin, si français pourtant, de champion, n'est relevé ni par TAcadémie, ni Mr aucun autre dictionnaire, même par celui de M. Littré, bien quM donne, avec une fausse indication de source , Tcxemple suivant :
Le champion et la championne furent tout un temps à se battre.
(?) BoHif. Dispfo., Conieê, LXV.
Chance.
69 Ta vois beau m'en défendre, il a poussé sa chance. — Fâch., I, 1.
* GW-à~dire : il a continué son jeu.
Chance manque dans le Dict, fr.-lat, de Rob. Estienne de 1 689 ; mais Téd. de 1 B&g dit : fxQionce, quand on joue aux dès?), et ajoute : «pour chetmnce, k cadeniia, tive caeu miêtsy»^ et la même étym. est donnée par Ménage.
Avoir la chance au jeu de dés, c'était comme avoir Vyvet ou Vivel, ou être lyvet ou livet au jeu de billard , c*est-à-dire avoir le droit de jouer le premier.
Chanceux.
Il s'est allé servir là d'un homme bien chanceux. - G. Dand. , Il , 1 . /il 8 Me voilà bien chanceuse! - Fem. sav., II, 5.
Plus chanceux qu'un aveugle qui se rompt le col.
Comte Ds Gramail, Coméd. de$ Prov.
Aussi chanceux que le chien à Brusquet. - Id. , ibid.
Que je suis mal chanceux! - MoirrriBuar, Criep. gentilh., IV, à.
U sera son mari. — La voilà bien chanceueel
Id., i4m&f^ com., 3* interm. , se. 9.
Cette petite Lestrange est chanceuee; elle est mal des deux côtés.
S<v.,Vl,369.
Pai de l'argent , oui. — Bon ! Me voilà bien chanceuee avec votre argent I Ce n*a jamais été ça qui m*a tenté. - Riomard, Fillee err., I, 10.