Plus pour le plus
311 Mais ce qui pku me platt. . . - D. Gare, I, 3.
458 C'est lors qvie plus il m'aime. . . — Ibid.y II, i.
i3o Ce que plus il souhaite est ce qu'il croit le moins.
Fâch., I, 1.
kok Lequel doit plaire plus, d'un jaloux ou d'un autre?
lbtd.,ll,lx.
609 Si nos vœux doivent parottre au jour.
C'est pour celui qui fait éclater plus d'amour. - Ibid. , ibid.
1 1 7 Et c'est dans ce mépris et dans cette humeur fiëre Que votre âme à ses vœux doit voir plus de lumière.
Je veux que vous me disiez pour qui des deux vous vous sentez plus d'inclination ; quel est celui que vous mettez le plus au rang de vos amis.-iliii.ma^/.,II, 3.
c. Adverbe comparatif supprimé.
litd^ Qui s'attache à nous
Nous aime tP autant plus qu'il se montre jaloux. - Fâch.y II, A.
* G^est-Â-^lire : qu*ii se montre plus jaloux.
3** Adverbes de négation :
a. Ne. . . aussi j non plus.
936 Je ne vais pas aussi^ car je suis arrêté. - Dép. am., I, k.
* G*est-à-dire : je ne vais pas non plus,
1&16 Et ne pense ^05, toi, trouver ta dupe aussi. - Ibid.y IV, &.
Je n'ai point de bien; vous n'en avezjM>tnf aussi. — Mar. forcé, se. 7.
3^9 Les bons et vrais dévots, qu'on doit suivre à la trace.
Ne sont pas ceux aussi qui font tant de grimace. — Tari., 1,5.
197 Nous n'avons pas envie aussi de rien savoir. - Mélic., I, 3.
Vostre amitié n^aime point les cérémonies, ny moy auui. - Malh. , Lett, à Peirne»
1793 Se relever plus forts, plus ils sont abattus,
iV^est poê auMt Teffet des communes vertus. - Gobh., Pol,, V, 6.
Je ne réponds rien, m Toffider auui, -^Bdsst-Rab. , Mém», ann. 1666.
Quiconque ne voit guère
iVa guère à dire au$n. - La Fort. , Lei Deux Pigêom.
h. Ne. . . que . . . seulement , pléonasme.
118 Et ne porte le noir qu'aux bons jours seulement. — Éc. d. Mar. ,1,3. 1/19& Vous n'avez setdement qu'h vous laisser conduire. - Tart., IV, 5. 17&8 Ce n'est rien seulement ^'une sommation. — Ihid.y^^ k. Apprenez . . . qu'il ne fait seulement que me prêter sa maison.
D 4. ÏV ^
n se forme une peur de ce qui n*étoit que scrupule seulement.
Malh. , Trad, de Sén.
U ne faudra eeulement que changer de ton.
Sét., Lettre à M** de Grign,, ai juin 1671.
:¥ vLes Grecs usent souvent sans besoin de quelques petits mots, entre lesquels sont
ceux-ci : (i6poe^ éXXof, r/r, et ne plus ne moins usons-nous des nostres qui ont
mesme signification que ceux-ci. )i Après avoir cité plusieurs exemples grecs, H. E^enne ajoute : (r . . . Or, pour venir aux exemples de nostre langage, je dis que ce mot eeul se met en plusieurs locutions qui s*en pourroyent bien passer ; comme quand nous disons : Je n'en ay pa$ e$chappé un êiul; item, H ne m'a poê retpondu un $eul mot. Il y a davantage que, comme le mot ji6pof se met superfluement, aussi se met Tadverbe fi6vov^ et en nostre langage pareillement se trouve telle superfluité de Tadverbe êeulement que du nom êeul.n - H. EsTiBNiiB, Conform. du franc, avec le grec, liv. 1, Obê, 5.
c. Ne. . . pas. . . Ne supprimé.
598 Me connoissez-Yous/M»? - UÉu, II, U.
700 Savois-je pas qu'enfin ce n'étoit que grimace? - Ibid, H, 6.
i353 Belle difficulté! Devez -vous pas savoir
Qu'il était fort petit alors qu'il l'a pu voir? - Ibid. , FV, 1 .
i355 Le temps et l'esclavage
Pourroient-ils /?a« avoir changé tout son visage? - Ibid., IV, 1.
ii97 De quoi te peux-tu plaindre? Ai-je pas réussi? - Ibid., IV, b.
65 1 Et m'informer de lui, qui me gouverne Ascagne, S'il sait point quel ennui depuis peu l'accompagne.
Dép. am., II, 5.
55 Mais suis-je pas bien fat de vouloir raisonner? - Sgan., se. 1.
AS 3 Les querelles, procès, faim, soif et maladie,
Troutlent-ils /?a« assez le repos de la vie? - Ibid., se. 17.
61 Et ce qui d'un rival a pu flatter les feux
L'autorise-t-il /?a« à douter de vos vœux? - D. Gare, I, 1.
328 Vois-je pas que déjà cet écrit l'inquiète? - Ibid., 1,3.
1172 Vois-je pas Don Alvar? — Ibid., IV, 4.
363 Dis-tu jM» qu'on t'a dit qu'il s'appelle Valère?
Ec. des Mar., II, 1.
377 Valère est-il |?a« votre nom? - Ibid., II, 2.
385 Voulez- vous ;ww entrer? - Ibid., ibid.
332 Le connoissez-vous point? -- Ec. des Fem., I, &.
919 L'amour saît-ilpa« l'art d'aiguiser les esprits? -- Ibid., III, &.
io83 Pour dresser un contrat m' ^A-on pas fait venir? - Ibid., IV, 2.
1088 M'êtes-vous /?a« venu quérir pour votre maître? — Ibid., IV, 3.
Clomment prétendez-vous que nous fassions, si nous ne savons pas
nos rôles? — Pouvez- vous pas y suppléer de votre esprit,
puisque c'est de la prose? - In^. de Vers. y se. i.
6o3 Tai-je pas là-dessus ouvert cent fois mon cœur,
Et sais-tu pas pour lui jusqu'où va mon ardeur? - Tari., II, 3.
Il aura un pied de nez avec sa jalousie, est-ce pasf - G. Dand. ,1,9.
Pourrois-jc point m'éclaircir doucement s'il y est encore ?
/wa.,ii, 6.
Est-ce pas vous, Clitandre? - Ibid., III, a.
Voilà pas le coup de langue? - Bourg. genU, III, is.
Le del permet-il poi d^aimer ou de haïr? - La Fort. , II, 5. - Daphné.
Pouvons-nouB poê offiîr à Dieu une satisfaction 8u£Qsante 7
BossuiT, CaUch. de Meaux, 1687, p. 189.
La sagesse de Jésus-Christ étoit-elle pas parfaite dès son enfance 7
lo., Quéch. des Feites, 1687, P* ^^*
iSg Mais de quoi 8*agit-il? Suis-je pa$ fils de maître? - Rac, Plaid,, 1,5.
189 Madame, on n^entre plus. — Hé bien ! Tai-je pas dit? - Id., ibid,, I, 7.
^ Dans ses premières éditions, Corneille avait un très grand nombre de vers ohne. . . était supprimé, quand nous mettrions ne. . , pat. Dans les éditions postérieures, il les remania et introduisit ne. M. Marty-Laveaux, dans son excellent Lexique de Corneille (CoUeet. dee Gr. Eer.)^ cite beaucoup de ces corrections. Ainsi, dans La Suivante :
Ma foi doit-elle pae prévaloir sur la vôtre ?
est devenu :
Ma foi n'est-elle rien au-dessus de la vôtre ?
Dans Horace :
Dieux I sentoi»-je point lors des douleurs trop légères ?
est devenu :
Ne sentois-je point lors des douleurs trop légères ?
Vaugelas admettait indifféremment Temploi ou la suppression de ne dans les phrases inlerrogatives : tr Ont-ils pas fait? 7) ou ^N*oni-i\Bpa$ fait?}»; mais il en exigeait Temnloi dans les phrases purement négatives : crlls n'ont pae fait. 9» Chapelain et Ménage réclamaient remploi de ne même dans les interrogations. L*Acad. , dans ses Oheerv. sur Vaugelas, n*en permet pas même la suppression à titre de licence poétique. Voir Remarq. de Vaugelae, édit. Chaasang, I, p. 3a9; II, p. 393.
Racine, quelqu^is mais rarement, et bien d*autres ont continué, malgré Vaugelas, à supprimer ne, même sans interrogation :
«Pour les vers, dit Tabbé d*01ivct, c'est une licence dont les oreilles délicates sont blessées, et que Racine, dans toutes ses tragédies, ne s'est permise que trois ou quatre fois. 9 (Rem. eur Racine.)
Voir Chassang, Gramm. êupér., p. i^i3; Brunot, Doctrine de Malherbe, in-8% 1891, p. A66-467.
d. Ne. . . pas ou point. Pas ou Point supprimé :
387 Tant que vous serez là, je ne puis vous entendre. — Moi, je n'en veux bouger. - Éc. des Mar.j II, a.
/t99 Non, je n'ai garde. - Ibid.y II, 3.
Ne bougez, de grâce, et n'interrompez ;?oml votre discours.
Crii. de VÉc. des Fem.^ i.
685 Pourquoi, pour punir cet infâme.
Mon cœur n'a-t-il assez de résolution? - An^h.^ I, &•
Ne bougez, la voilà. ^ Bourg, gent.y III, 1.
Le tribun 8e plaint qu^on ne Ta fait préteur, le préteur qu*on m Ta £ût connL
Mâlb., 'Rrai.deSàL
38 1 S*ii faut qa^à vos projets la suite ns réponde. - Gobr., MenL, II, 1.
:«t M. Schweigfaflraser, cité par M. Marty-Laveaux {Lexique de Corneille) ^ rapporte ce vers dans son excellent traité îk la Négation , et le justifie par plusieurs exemples tirés de nos auteurs classiques; mais, dit M. Marty-Laveaux , il ne fait pas remarquer que Corneille, qui avait employé ce tour dans les premières éditions, l'a fait disparaître en 1660. — En effet, Comédie a corrigé, mais en supprimant ns après à moin» que, ee qui n^eil pas heureux :
A moins qu'à vos projets un plein effet réponde. . •
Ce iM fut redit de TEmpereur qui alluma la persécution. -Ric, TtûA,, V, 587. ia5o Mais si vous ne régnez, vous vous plaignez toujours. - Id., Brit,, IV, 1.
e. Ne supprimé :
Après à moins que . . .
7 1 La maîtresse ne peut abuser votre foi ,
A moins que la suivante en fasse autant pour moi.
Dép. OM., I, 1.
102 Que lui faut-il ? — A moùu que Valire se pende ,
Bagatelle I son cœur ne s'assurera point. — Ibid.^ I, 9.
5 00 ... Ainsi donc, il ne faut rien prétendre,
Ascagne, à des bontés que vous auriez pour nous, A moins que le Ciel/asse un grand miracle en vous.
Ibid., U, 3.
799 Et moi, je ne puis vivre à moins que vos bontés
Accordent un pardon à mes témérités. — D. Gare. y II, 6.
1/107 Qui ne sauroit haïr peut-il vouloir qu'on meure? Et moi, je ne puis vivre, à moins que vous quittiez Cette colère qui m'accable. - Amph., Il, 6.
Je lui ai défendu de bouger, à moins que f y fusse moi-même.
PourCy I, i.
986 Et Ton en est réduite à n'espérer plus rien,
A moins que ton se jette à la tête des hommes. - Psyché, I, 1.
38 1 À moMu qu'à yo8 projets un plein effet réponde. - Coin., Ment, II, 1. \tiSo A maint que vaui ayez Taven de Lysander. - Id., Agh., IV, 9. 1&77 Pai»je vons en répondre, à momt qu^U m retiref - 1d., Suréna, V, 1.
Après devant que ou avant que . . .
Quand fai promis à quelque poète, je crie toujours : tr Voilà qui est beau I» devant que Us chandelles soient allumées, — Préc. rid., se. 9.
1690 Avant que vous parliez , je demande instamment
Que vous daigniez. Seigneur, m'écouter un moment.
D. Gare.jV^ 5.
1789 Allons, courons, avant que d'avec eux il sorte. - An^h., III, 5.
Après craindre que . . .