‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 37 sur 455 · Mais, hélas I je crains bien que fy perde mes soins · texte numérisé non relu

Mais, hélas I je crains bien que fy perde mes soins

D. Gare., II, 6.

611 Suivrai-je vos pas? — Non; je craindrois que peut-être

A quelques yeux suspects tu me fisses connottre. - FAch., III, 1.

&& Et comme spectateur ne puis-je pas en rire?

Puis-je pas de nos sots. . . ? — Oui, mais qui rit d'autrui Doit craindre qu^en revanche on rie aussi de lui.

Éc. des Fem., I, 1.

Peut-on craindre que des choses si généralement détestées fassent quelque impression dans les esprits, ^ je les rende dangereuses en les faisant monter sur le théâtre, qu^eUes reçoivent quelque autorité de la bouche d'un scélérat? — Tari., préface.

i368 CraignêZr-vouê que mes yeux versent trop peu de larmes? - Ric, Bérin,, V, 5.

Après empêcher que . . .

91 (Nous) pourrions, par un prompt achat de cette esclave, Empêcher qvCxxn rival vous prévienne et vous brave. — LÉt., I, q.

i9o8 Si son cœur m'est volé par ce blondin funeste, f enficherai du moins qu'on s^empare du reste.

Éc. des Fem., IV, 7.

X/ )^u' ci*:iL eiHf0wà^s^ fm tbm cnr «ow coMMifc. — .■■£.. i. Si

lj$ïwk0tî$t'\M voir^ fei ^i^ p^ut, dans mes soupirs et mes n!|arls«

t^ff^/iif ^(u«; M^ rltMnn^ m'iuj^pireot ; nuis furrfsM bien fnc,par adK «ulr<! voi<;, ifle en ap/fremu jamais rien. — Awl WÊÊgmf,, It i-

Apr^ii» mieux que. . .

^>f fut lifii* neivinde romédie que le chagrin de notre ami. H h dma Ml Kfil/iiit luttiuiiH k toute rassemblée, et chacun demeura d^aceord ijiroii n« |MfiJvoit |i«H mieux jouer quilJU. - Crit. de FÉe, dm Fan., se. 5.

VoilA qui l'st admirable I Je ne croîs pas qu'on puisse minur danser t/u'iU (liifuml, - Am. mafpitf., II, i.

Apr^N du pour que. . . , avoir peur que. . .

«nu /lif ;iffiir i/uti inn proHoiico eucor <oà criminelle. — Zr'£t.,I, &. I *j(|o J'iii bion prur que h^h yeux resserrent votre chaîne.

l)t»7 Tu lii viouH quordlor lorsqu'elle me défend,

Ml lu livuiblos de peur quon t'ote ton galand. - Sgon., se. S9.

Hf|i Lu >tùb\ qui, jo crtûs, poste de belle sorte; Ik fHTHr qntlle m^int, fermons à clef la porte.

Éc. de$ Mar.y III, s.

A(i7 Ah! M)rhl« le\ei-\ous« de peur quon ne fpoms toit. —JMîe., 0,3.

\Vu\ tu quVutnc uou$ je te dise ma pensée? Tm pemr fseëe mesmi lu^l i^uv de ^^xn «mour« que s^^u ^o^-age en rette vflle frêimm peu d\' fi'Mit>« el f^ ihMw rM^iir: «ut^nt (^«gnè à ne boufer de là.

D.JmÊmA. I.

yi Ne employé après certains verbes :

Après douter que . . • dans une phrase négative.

6i6 Oui, je ne doute point que rhymen ne vous plaise.

Éc. des Fem,y U, 5.

Après meUre en doute que. . .

Lorsqu'on me trouvera morte, il n*y aura personne qui mette en doute que ce ne soit vous qui m'aurez tuée. — G. Dand.y III, 6.

Après prendre garde que . . .

On m'a enchargé de prendre garde que personne ne me vit.

G. Dand,y I, 3.

Après tarder que . . .

r 11 me tarde déjà que je n'aie des habits raisonnables.

Mar.forciy se. a.

U me tarde que je m goûte le plaisir de la voir. — SicH.^ se. 9.

Après ne tenir qu'à . . •

Cette Claudine-là est tout à fait jolie, ... et il ne tiendra qu^à elle que nous ne soyons mariés ensemble. — G. Dand.y 1, a.

Après nier que . . .

Je ne puis pas nier qu^il n'y ait eu des Pères de l'Eglise qui ont condamné la comédie ; mais on ne peut pas me nter aussi qu^U n'y en ait eu quelques-uns qui l'ont traitée un peu plus doucement. - Tari. , préf.

* A propos de ne après nier, Vaugeias et rAcadémie sont complètement d^accord :

«Quand la négative ne est devant nier^ il la faut encore répéter après le mesme verbe, par exemple : Je ne nie poê que je ne l'aye dit^ et non pas : Je ne nie pa$ que je l'aye dit; ce dernier, néanmoins, ne laisse pas d^étre François, mais peu élégant; Tautre est beaucoup meilleur; notre langue ayme deux négations ensemble, qui n^aflirment pas comme en latin, où necnon veut dire et,n - Vadgbus, édit. Ghassang, I, p. loÂ.

«Le sentiment général (des membres de TAcadémie) a esté qu*il Uiut répéter la négative après le verbe nier, quoy qu*elle ait esté desja employée devant ce verbe, et qu^on ne peut dire : Je ne nie pae que je l'aye dit. Il faut dire : Je ne nie pas que je ne l aye dà , ce qui est, non seulement la meilleure façon de parler, mais la seule dont on se doive servir.» - Acad.Jranç. Comment, eur Vauf^ae, - Vadgilas, édit. Ghaasang, I, p. 106.

g. Ni pour et ou pour ou.

8a 5 S'il est aucun respect itî pouvoir qui m'arrête. - Tart., III, i.

:¥ Molière , snifant un usage alors général, a employé m où nous emploî^ons soit tt, soit ot».

Des choses qpi servent plus aux délices qu^à la nécessité m au profit.

MiLH., Trad. de Sén,

Ainsi, a-t-il (Le Cid) les deux grandes conditions que demande Aristote aox tragédies parfÎBdtes, et dont TassemUage se rencontre si rarement chei les anciens m chez les modernes. - Goaii. , Exam, du Cid,

355 Je serois bien fâché que ce fût à refaire,

Ni qu^elle m'envoyât assigner la première. - Ric, Plaid., II, 3.

U^ Adverbes pour prépositions :

a. Dedans pour dans.

&9 De ce qu'on a chéri la fatale présence

Ne nous laisse jamais dedans Tindifférence. — Dép. am.y I, i.

1&57 Savez-Yous de quel œil chacun voit cet amour

Qui, dedans une nuit, vient d'éclater au jour? - UEUy IV, 3.

1776 Demandiez-vous quelqu'un dedans cette demeure? -^Bnd.y^y i.

606 N'entrez pas tout à fait dedans l'étonnement. ~ Dép. am.^ II, 1.

898 Je lis dedans son âme. - Ibid., m, 5.

h. Dessous pour sous.

1 sSi Malheureux que je suis, d'avoir dessous ce masque. . .

rfi.,III,8.

555 Je sais qu'il est rangé dessous les lois d'un autre.

Dép. am.^ U, 3»

1687 Lui, dessous main. ... - Ibid.,\, k.

c. Dessus pour sur.

iBs/i Vous étendiez la patte

Plus brusquement qu'un chat dessus une souris. - UÉi. , IV, i*

1 136 (H) ne veut point de jeu dessus cette matière. - Ibid.y m, &.

i3o8 Rendez-vous affermi dessus cette aventure. - Ibid.y IV, 1.

4 2 Si j'ai lieu de rêver dessus cette aventure. - Dép. am., I, 1.

Page 1