COËFFE
Au voleur I au voleur !
Jésus me dérobe le cœur, Et je ne saurois le reprendre.
Ah ! ah ! ah I que me serl-ii de crier 7 Il entend si bien son métier Que Ton ne sauroit s'en défendre.
11 est bien certain que Tabbé Pellegrin n'a jamais fait de tels vers.
Coeur (iMon), terme d! amitié.
Vous savez , mon cœur, ce qui en est . — Oui , mon cœur. - Mal. imag. ,1,6.
Je te prie, mon cœur, chante-nous un peu quelque chose.
Chapelain, Trad. de Guzm, d'Alfar., i63o, lll, p. hZ'j.
770 Mon cœur, ainsi le Roi, te refusant, t'oblige. - Gor5., Qit,, III, 9.
t En 1660, remarque M. Marty-Lavcaux, Corneille changea ce vers et mit : C'est ainsi que le Roi , te refusant , t'oblige.
Les donzelles que les Messieurs, Faute d'exercices meilleurs, Appeloient mon petit cœur à gauche, Faisoient jour et nuit la débauche.
ScARRON, Virg, trav., Paris, 1705, I, p. 397. 1
Seigneur Jupiter qui fout voit,
\ it le Monsieur et la Madame
Qui s'appelloient mon cœur, mon âme. - Id., ibid,, p. 3ot.
Elle ne se servoit point de ces ridicules alliances de «ma Vie, mon Cœur, inon Astre, mon Ange ou mon Soleil t» : et encore moins de celles dont usoit une personne qu'on m'a nommée, qui appclloit son Amant dans ses lettres trson Soûlas oa son Réconfort?». - Segrais, rîouv. franc,, 1606, a* Nouv., p. 98a.
Mon cœur, mon âme , mon soucy.
Ma mie, ma mitte, ma moufllc. . .
Mon petit ange, ma guenon.
Ma petite femme Junon, . . .
Mets un peu trêve à ta colère.
Dassoucy, Ovide en belle humeur, i65o, p. tho.
Hé I quoy, mon petit cœur, qu'as-tu ?
RicBBR, Ovide bouffon, 1669, p. 3o6.
Mais vous verrez demain qu'on a peu de douceur A diner d'un ma vie, à souper d'un mon cœur.
Th. Cor?î. , D, Bertr, de Cig. , V, IL
Va , mon cœur, va , m'amie , ,
Fais ton mari cocu pour lui sauver la vie. - Moktflburt, Ec. det Jcdomx, IIL 6.
Mon cœur, ta voix le charme ; il ne se sent pas d'aise.
Poissoiv, Foux divert,, II, 9.- Cf. Id. , ibid,, II, 1 5, et III, 10.
COËFFE, COËFFEB.
* Voir Coiffe, coiffer.