GOMUE AINSI SOIT QUE
Comme ainsi soit jti'on ne puisse guérir une maladie qu'on ne la connoisse parfaitement. — Pourc, I, 8.
Ceux qui, quand il nV a goère à manger dm cox, et qaB j • taUe, sVmiisent, an lien de manger, à. . . faire des contes jojeax. . .. êck qmê nous les jugions UAs à triple étage. . ., nous les metlooi an incurables. - CiÂPtLi», Trmi. de Gazai. J^Ayèr., i63o, ID, p. 3o3.
Or, eommt ainsi ioii fH^nripide. . . escrîve en Fane de tes tragédies qae F*gent fut un des maux qui sortit de la boite de Pandore. . .
Toinras, i656tp.39i.
:«( « Comme of un Mtl. M. Coefleteau ose sourent de celte façon de parler, k TimàUlàm d^Amyot, qu*il s^estoit proposé pour le plus excellent patron de aoo temps, et war kqait il avoit formé son stile avec les changements et les modifications qa*il y laBoît oporier. Dans ses premiers ouTrages, ce terme ne fut pas mal recen : mais, bientàt après, u vint à un tel descry que Taulonté d*un si grand homme ne put le sauver; an contraire, on le U reprochoit comme un crime , ou du moins comme une tache qui souiiloit tonte cette hrmii de langage en quov il excelle. La cause de ce descry, c^est que les Notaires ont acconstoaié de s^en servir au commencement de leurs contrais. Xeantmoins on a souvent aflUne de ces sortes de mots, et celuy-ci me sembloit fort grave à Tentrée d*mi diacoon, lonqal est question d^entamer quelque matière importante, et nous n*avons pas pins de moti de cette nature qu^il ne nous en faut. Ta voue que dans une lettre il seroit exorbitant; ■■§ qui ne sçait qu*il y a des paroles et des termes pour toutes sortes de stiles. . • ?»
Yacsilas, édit. Chaasang, II, p. a&8-9i9.
Dans son Commentaire sur Vaugelas (ifrtd.), l'Académie française constate que «Gmmw otim sotl est entièrement banny du langage. Il n'y a plus que quelques notaires qui s'a servent au commencement d'un testament i».
GoMlfE : C'EST TOUT COMME.
i!i35 Cut justement tout comme. ^ Éc. da Fem., Il, 3.
* Cest'à-dire cW justement la même chose.
Gomme, pour que, après un comparatif.
Je vous félicite, vous, d'avoir une femme si belle y si sage, si tnenfaiti comme elle est. - Méd. malgré lui, II, s.
Il n'est rien de si beau comme Caliste est belle. - Mâlh., Poét,, liv. V; Sonnet
Mais en quel autre cœur csl la douleur «t vraie
Comme elle est dans le mien? - la., tbid,, liv. Y; Vers funèbres.
Je vois d'un œil égal croître le nom d'autrui ,
Et tâche à m'élever aiuei haut comme lui. - Coin., La Suw,; Épit. ii M . . .
* Chevreau condamne Malherbe qui rruse de comme pour que presque dans toutes les comparaisons)). - Chevreau, Rem. $ur Malh,, in-A% 1660, p. ai.
Ménage dit, de son côte, après avoir cilë les vers «rll n'est rien de ft beau commen, . • : 11 (Malherbe) a dit ailleurs :
Ma foi seule atuei pure et bdle Comme le sujet en est beau ,
qui est un Normanisme. Après auui, il faut que, et non pas coirnne, M. Corneille a dit de même dans son admirable Tragédie des Horaces :
Tant qu'a duré la guerre, on m'a vu constamment Aussi bon citoyen comme parfait amant.
MiifAGBf Observ, sur Malh,, a* édit., 1689, p. à'jû.
Ménage a cité ces vers de Corneille d'après la i" édition; dans l'édition de 1660, on lit :
Aussi hon citoyen que véritable amant.
Corneille a fait plusieurs changements analogues, mais pas dans tous les vers où il gYait mis comme pour que. - Voir MiBTT-LAfEiux, Lex. de (Um, {Coll, des Gr, Écr,)
Une ft grande affaire comme celle-là avoit besoin. . . de votre présence.
VoiTUBi, édit. 1660, p. 11.
GoMifE, explétif.
6&9 Mais je n'en ai point vu de faux, comme je croi. - UÉUy II, 5. 716 Je vais, comme je crois, savoir ce qu'il projette. - /6Û2., II, 7. 1 556 Propre, comme je pense, à rosser les épaules. - /6ûi., IV, 5.
Particularité . . . qu'cUe a sue , comme je crois , de M. le Curé de Saint-Sulpice.
Rac, Vll,p. 2hU : LeU.
Il veut, comme je crois, me prendre pour vaieL - Rbgraid, Ménechmes, II, 1.
Commencer de ... , commencer à . . .
1687 Et déjà mon rival commence de paroi tre. - D. Gare, V, 3.
1706 Et veuille que ce frère, où Ton va m'exposer.
Commence d'être Roi, pour me tyranniser. — Ibid.f V, 6.
956 L'amour a commencé d'en déchirer le voile. — Ec. des Fem.y III, &•
Il commençoit d'entrer en doute de moy.
D'Ubfé, L'Astrée, i6i4, II, p. 9o5. - Cf. Id., ibid., I, p. dSi**;
II, p. 390-331.
8 Quand elle (l'Aurore) commence de naître. - Malh., I, 196.
i5o6 Je cesse d'espérer et commence de vivre. - Cohn., Piace roy., V, 8.
39 Albe, où j'ai commencé de respirer le jour. - Id. , Horace, I, 1.
3 06 Caliste enGn l'inexpugnable
Commença d'écouler raison. - La Font., V, p. 137 : Contes, III, h,
596 Puisque j'ai commencé de rompre le silence. - Rac, Phèdre, II, 9.
Cette province avoit commencé de se soulever.
La Roguef., II, 10 6. (Coll. des Gr. Écriv,)
Mes amis, qui commencent déjà de souliaiter mon retour et de m'en parler.
Si?., IX, 494. {Autogr. - Coll, des Gr. Écriv.)
Wd Cr>MMOT — C«;MniEBŒ
Lu mènu! oonlf» <pi*îi a cMnaMac» ^ faire à ^jv^n.'iai. fl pfend » plare. - La Bbst.. Q. â'I. • CtiL dm Gr. Étrm»i
mabif». ouBS. «fEKkpie rtide «p'»^ iniÈ. Tm est ploB psor eile ifie poor ranBC? -i Baot, ftwcar.. 1670. p. 439.
On îmnw» •«gaiMiirat. «ian» Bonne •*! dans La Bmven. fwf t-^ c. — 4» «9 Sormf» éaà-na r»j{nii»*iwnH9it ««inpifivpr? La lyipaliiiti a «té cxannaée p^ fa \e P. Bonliiiim. Heruigi^ «M L li^inan. — Vaiig«»la» exifp CTMifiii « lirêak : d 'roaMvari «.- tft P. BMibuan. «pu •«tait cf abord de wa a«i». «a d« dans niM meâliHin aoumn. dnnt d âte une firale d'exiHiipi**5. finît dmûen» fiimie: Xenaf*» ^«wfle ^'«la pent dire îndidEëraiiiiiait m— nt-ir « «t if, <!t préti*nd «pe. « te P. Buuiiuiin a fini par admettra m— nai.ii dr^ c*esl ^"3 a ohbi «in «ipinioa : — tL> P. BnoJioan. dît-d. <pi a sa p^ des «spiiiBa ifaTà a «ipRi de ■■, fpie ^ enndannoia rette nmonfoe cki «n. iîvre des [kmtm I oà 3 |wêfiig chmhhv à*. V«!n ^it dédîl dan» «m irrr<^ de» Ë\ ■■rfw, t — L. Ueman rapparie ta ffoercfle sw h râmdre. — LVademie. dans wi •éditimisi de 169-^, 171^ et 17 W. ne se mais donne â la fois de» esnnpJes de jiwtffti" à <t dnané des <ieniple9 de lui— nmii' à. «fie ^onte : r'û sV df*r. Véme remarqne dans féd. de fan m • 1 799^' . arec avec is prép. dt-r. £a t833 et en i)$7>i. fVadémie £ût dés^pe ime action <pd amm de b dorée : kir^ réoMiter; — on a eswnwcr dr bâtir sa maison. — anra dn prnip», de faerroiMement : Cet en^it faimes: u un— iian à âammr.t
3ioas ne demanderons pas « FAcadéniie ai, ({oand on eanme» de bèkir. fl ne doit pai V avoir du progn», de racrraissement dans la constmctioa, ni si« quand on a des anili pins raimes et qa*«)a gs—^nCT « dormir. le sommeîi ne doit pas avoir mie certaine dam.
La vérité est qne fosagp a prpsqne complètement abandonné fsiaMm'ti de pour a, et ne M préocrupe gnère des distinctions subtiles des grammairiens^
Comment, combien, à quel point.
Voas ne .^anriez croire amiment Terreur s'est répandue, et de qoellf faron chamn est eadiaLlé à me croire médecin.
Mtfd. malgré iaci\ lU. 1.
* Ma{,'][ré res mots rdt*. qneile fiaçonrv. «pii sembient traduire comment dans son sens le plus ordinaire. U ent éy'id^ni rpie crtmmemi et même de ftuiUfienm âgnifient ici rjusipi*! <|nel point -r.
Commerce, relations.
Oui, Monsieur, je veux faire amitié avec vous, et lier ensemble on petit commerce de visites et de divertissements. — Mar. forcé j se. 7.
67 On devroit châtier sans pitié
Ce commerce honteux de semblants d'amitié. — MisoMlk.y I, 1.
Ln mot. — Plus de commerce. — Bourg, g^nt-y HI» 10.
Je vous déclare que je romps commerce avec vous.
Mal, imag.j III, 5.
1 370 Le sang de mon époux
A rompu pour jamais toul commercé entre nous. - Cork., Pompée, IV, h.
1C9 Âvcz-vous en ces lieux quelque commerce? — Aucun. - Id., Sophonisbe, I, 3.
La Grammaire est le fondement du commerce et de la sodété, et si on sappe le fondement, rédifice peul-il demeurer debout? La Politique peut-elle subsister sans la Grammaire?
Balzac, Le Barbon, dans Sallbkgrk, Hiet. de P. de Monimaur, s in-8% 1715, II, p. 111.
Les sacriGccs sont un commerce entre Dieu et les bommes.
Rac, VI, 369, Livres ann.
Ce même homme, d*un commerce si agréable. - Id. , VII, 1 1 : Lett,,
Le rapport de nos fortunes . . . rendoit notre commerce agréable.
La Rochef., II, &o.
Il se couche assez tôt, se lève assez matin
Et n^a point de commerce avec le médecin. - CHAMPMBSLé, Parisien, I, 1.
Quel est ce Monsieur, avec qui ma nièce a commerce f
Hauterochb , Le Cocher, se. 3.
Ni la Grèce, ni TAsie mineure, ni la Syrie, ni TÉgypte, ni enfin la pluspart des autres Provinces n*ont jamais esté sans guerre que sous TEmpire Romain; il est aisé d^entendre quVn commerce si agréable des Nations servoit h maintenir dans tout le corps de 1 Empire la concorde et Tobéissance.
BossuBTf HisL Univ., in-/i% 1681, p. 533-53/i. - Cf. Id., ibid,, p. 36, 59, .5i3, etc.
Sa palinodie (de Wiclef) devant le Concile. . ., la honte quHl eût de sa lascheté. . . luy fit rompre commerce avec les hommes.
Id., Hist. des Var., 3 ïn-U^ II, 1688, p. a8â.
Vous entretenez si bien le commerce de mes amies, que je n^ai qu^à vous prier de le continuer. - Sév., VIII, 111. (Autogr.)
Une belle femme qui a les qualités d^un honnête homme, est ce qu^il y a au monde d^un commerce plus délicieux. - La Brut., I, 37a.
J'entretiens commerce avec les anciens, et je fraye aussi avec les modernes.
Rboxard, Coquette, III, 3.
4c <r Je lui contai comme j'avois remarqué la sottise étrange qu'ils faisoicnt paroltre, usant à tous coups de sept ou huit mots affectez entre eux, et qu ils croyoient s'être montrez bien habiles bommes quand ils disoient : indubitablement ils allarent, ils parlarent, vous estes admirable, . ., vous estes dans le grand commerce du monde, . . » - Sorbl, Francion, 1 633 ; édit. de Leyde, 1731, 1, 3/ii.
Ce passage montre que le mot était nouveau dans la langue en i633; le passage suivant de M * de Scudéry, cité par M. Marty-Laveaux(Leiri9tf«d0 Com,)^ confirme ce fait : «Ne voyez-vous pas, dit Dorinice, qu'au lieu de ces mots que l'usage avoit introduite et qu'on autre usage a bannis, on voit nattre de notre temps. . . l'expression de manège, qui a quitté la chevalerie pour devenir une expression figurée des courtisans adroits; celle d'un bon commerce, qu'on a dérobée aux marchands pour exprimer que ceux à qui on l'applique sont gens avec qui on peut vivre commodément.»
Ce sens figuré existait en latin; Cicéron a dit , dans ses Tusculanes trcum Musis commereium habere». - V, 66.
Déjà aussi Malherbe l'avait employé :
Il répare en la contemplation des choses divines ce qu'il a accueilli de vicieux et de sale dans le commerce de l'humanité. - II , 119.
laMiauuB ■ATiniâLk.
COMMISSAIRE /i35
riBE (Se), se compromettre.
•ut autre, en votre place, ménageroit mieux sa réputation, et se l Irien gardé do se commettre comme vous faites.
Impr. de Vers., se. i.
Deux de ses rivaux sont trop jaloux de leur rang pour ie commettre avec lui.
Corn., V, /io7 : Ép, de D. Sanche,
Lia, craignanl de m commettre, . ., il prit prétexte. . . - La Rochif., II, 3s/i.
Et rembarras enfin oii io prélends le mettre
Peut nous venger de lui toas deux sans noue commettre,
MoîfTFLEUBY, Tngauditi , III, lo.
11 faut voir si Ton peut gagner son témoignage . . .
-— Il faudroit que ce fût sans me commettre, au moins.
QunACLT, Mère Coquette, II, 9.
Les Calvinistes y députeront (à l'assemblée de Poissy, en i56i) re qu^ils avoient • plus habile « h la réserve de Calvin , soit . . . qu^il mist que son fionneur fust jflm conservé en envoyant ses disciples , que s'il teftut commie iuy-mesme.
Bossurr, Hiet, de$ Var,, a in-&*, 1688, II, p. 63.
B 7 a des gens d*unc certaine étufTe ou d'un certain caractère, avec qui il ne :al jamais se commettre. - La Rbct., Il, aaG.
•-1CTTRE quelqu'un A . . . , préposcF à . . .
)& Mon maître Amphitryon ne m'a-t-il pas commis
A venir en ces lieux vers Alcmène sa femme? - Amph., I, 2.
Je vous commets au soin de nettoyer partout. — UAv., III, 1.
17 Allons commettre un autre au soin que Ton me donne.
Fem. sav,, I, &.
»9 . . . Pour la conquérir (la Toison d*or) qui s'ose baiarder
Trouve un affreux dragon commis à la garder. - Coax. , Tois, d'or, 1 , 5«
a Louez , pures intelligences , Le Dieu qui vous commet à gouverner les Cieux.
Io., IX, 167 : Office de la Vierge,
n trouve beaucoup plas souvent commettre à, . , avec un substantif, dans le sens de ' : commettre aux eoine de quelqu'^un ou commettre à qudqu'un le soin de, , ,, que . ttrt à, , , suivi d^un verlie.