MISS AIRE
119 Salut, Monsieur le Commissaire.
Votre présence en robe est ici nécessaire. - Ec. des Maris , III, 4.
Allons vite, des commissaires, des archers, des prévôts, des juges.
UAv., IV, 7.
â36 COMMODITÉ
* 11 y avail d^s eommù»airei de toute sorte : eammiuaim de raiiiilerie, etc. Mais ici Harpagon veut parier de ces officiers qui portaient le titre de CommiêMoim eramûiêUwrt du (^hâtelet de Paris : des lettres de Philippe le Bel, en date du 18 décembre i3i 1. lev réservaient toutes les informations, enquêtes et auditions de témoins, i rexdoÂoa de auditeurs, notaires et greffiers. Des lettres de Gharies VI, du 16 juillet i&io, montROI que leurs attributions se sont étendues; on y lit : a Combien qu^eux et leurs prédéoesseon esdits offices ayent exposé et exposent jour et nuit , tant i Paris comme dehors , et memrment lesdits examinateurs, leurs corps en plusieurs grands périls et fortunes, pour k hm et exaltation de nostredite justice, tant en suivant et faisant faire prinses manuefles de larrons, meurdriers, raviisseurs de femmes et autres malfaiteurs et autres délinquants criminels, comme à enquérir la venté des excex et delicts par eux commis et perpetrex tant par information qu'autrement. . . n - Gieaid, Traité deê officn.
Les commisMoirn n*avaient pas seulement à poursuivre les cr ravisseurs de femme»^, comme dans V Ecole àet Maris, ou les tr larrons et meurdriers 9, comme dans r.4farr; diaprés Delamarre ( Traité de la police, t. I , patnm), ils étaient «du corps des juges*; ik subissaient vie même examen que les conseillers à leur réception n ; ils portaient le titre de «conseillers du Roin; leur nombre avait été porté successivement de nuit à seize, pinsi trente-deux, quarante^uit et mémo cinquante-cinq. Ib veillaient à Pexérution des règlements concernant les halles, les marchés, et surtout les apports de blé; on trouvait oei eux les adresses des maçons, charpentiers et couvreurs de leurs quartiers respectif; ib avaient Finspeclion du guet de nml, la surveillance de la voirie, le soin des pauvres, do devoirs périlleux en temps de contagion , etc.
Commodité : être en commodité de . . .
Marotte. Voilà un laquais qui demande si vous êtes au logis. . . — Madelon. . . . Dites : voilà un nécessaire qui demande si vous eU$ m commodité d'être visibles. - Prcc. rid.^ se. 6.
t¥ Somaixc n*a pas manqué de relever cette expression. — Voir : «rDites-moy, â von plaist, si Ton peut voir Madame? — Dites-moy, si vous plaist, si Madame etC m g— 1 dite (Tesirc \isiblc.') - Grand Diction. , p. lviii, t. I de notre édition.
Commodité; commodités de la conversation, sièges.
Vile, voiturez-nous ici les commodités de la conversation.
Préc. rid.y se. 9.
Tonl ce jour se passa de reste sorte . . . sans que le jeune Berger penfist une seule commodité de me faire paroislrc son afft»clion.
D'UnrÉ, UAttrée, 161/1, I, p. 88** et 89'. - Cf. Id., ihid,, I, p. ^h\
Un jour qif il la trouva à commodité^ il résolut de luy déclarer son affection.
Id., ibid,^ I, p. 97'.
Filidas, Amidur cl le dissimulé Filandre arrivèrent dans la chambre de qui Ifs fonoslrcs fiTinées nous donneront assez lionne commodité de cacber nos visages.
Id., t6Mf., I, p. 186'.
J'ai baillé votre diamant ... à M. do Vorgons ; . . . je n^eusse su choisir une piv sùro commodité. - Malh., III, ao.
L'homme par qui j'avois accouluiiié de vous faire tenir mes lettres n*étant pa-< en vos quartiers,. . . je ne pouvois tenter une autre commodité, — Id. , IV. 188.
COMMUN /i37
Respectez Nicandre aujourd^huy.
Et n^employez plus contre luy La commodité de vos plumes.
Saint-Amajit, Œuvr., bibl. elzév., I, p. 187.
Vous aurez la dissertation par la première commodité sûre qui se présentera.
Bau., Lettr, à Conrart, i3 novembre i65].
Si le commerce eust esté libre , il y a longtemps que vous auriez eu les originaux des lettres. Je vous les renverray par la première commodité,
Id., t^., à mars i65a. - Cf. 11 avril i65a.
Je suis un mortel qui ne possède que ces filets, et quelques petites eommoditSê dont j*ai meublé deux ou trois rochers.
La Fort., VIII, p. 139. - Cf. ci-dessus, p. 889, au mol carroête, la citation de La Fontaine, IX, a a A.
Je crois que vous ferez aussi bien d^attendre quelque bonne commodité pour lui écrire. - Rac, Vil, 9/î3 : Lettr,
Je n^attends pour partir, dedans cette occurrence,
Que la commodité de Monsieur TEspérance. - Montfleurt, Fille capitaine, V, 5.
Je cherchois chaque jour
Quelque commodité i^ur hâter mon retour. - Id., Femme juge et partie, I, 3.
4^ 11 est probable que la phrase de Molière a été inventée pour ridiculiser, en Texagérant , le langage de certaines précieuses : nous ne Tavons trouvée nulle part ailleurs. Somaize , qui Ta relevée dans Molière , et qui traduit commodith de la convenation par tièget , a prêté aux précieuses d'autres emplois du mot commodité, qui semble avoir été alors en faveur; dans son Gr. Diction., le chandelier est le tr soutien de la lumière ou la commodité de Tardent 7) ; de même, une table est cr l'universelle commodités.
Voici quelques exemples, tirés de la langue usuelle du temps, qui aident à expliquer cet emploi du mot :
ftCommoditez. Ce mot au pluriel signifie toutes les petites choses qu'il faut pour être à son aise dans un ménage, comme vaisselle, batterie, etc.» - Ricublbt, Diction., 1680.
ff Commodité. On appelle une chaiee de commodité, une chaise bien rembourrée , qui a un pulpitre pour pouvoir lire et escnre , une crémaillère pour pouvoir hausser ou baisser le dossier. . . — 11 faut se servir de la commodité de ce courrier. . . — Pour aller de Paris k Lyon , on trouve toujours des eommoditez, des voitures à choisir. » - Furbti&rb , Diction, , 1 690.
ff Commodité, chose commode. Prendre la commodité du messager, du coche , du bateau. Avez-Yous une commodité pour idler là?» - âcad. franc., 169a. f
La commodité du bateau , du voyage , se rapproche assez de la commodité de la conversation.
CoMIfODITÉ : CHAISE DE COMMODITE.
4t Voir ci-dessus, p. 365, Chaiee.
Commun, tefine de droit.
1073 Sais-je pas qu'étant joints, on est, par la Coutume, Communs en meubles, biens immeubles et conquéts?
Ec. des Fem., IV, 2.
Il faut mettre nos maux et nos biens en commun. . .
— Je vous suis obligé de vous voir si commune. - Reonard, Ménechmee, II, 5.