COMPOTE — COMPTE
Donnez-nous au moins ie temps. . . de voir naître en nous Tun pour Tautre cette inclination si nécessaire à composer une union parfaite.
Mal. imag,y II, 6.
Une grande marque . . . que vous avez un corps parfaitement bien composé, . ., c'est que. . . vous n'êtes point crevé de toutes les médecines qu'on vous a fait prendre. - Ibid.^ III, 3.
87 Le inonde est ainsi cotnpoié
Qu*une bonne fortune en craint une mauvaise. - Malh., I, 73.
Prenei Leiius;. . . Montrez-ie-vous à toute heure,. . . pour voum eompostr à Mm imitation. - Id., II, 3oi.
li n^est point de corps si bien eompoiét, qu^une demeure mal aérée n'apporte quelque altération à leur santé. - Id., Il, 873.
Ma disgrâce ainsi compoUe , je me remis comme je pus.
Chapelain, Trad, de Guzm, d'Alfar,, i63o, III, p. Zh%.
90 Puissent ses plaisirs les plus doux Vous compoier des destinées Par ce temps à peine bornées. - La Fort., lil, p. a5o : FabL, YII, is.
Gela compoie. . . une personne très diverlissaole. - SéY., IX, 5oo. (Autogr,),
Elles (quelques jeunes personnes) êb compount, elles se recherchent, regardeol dans un miroir si elles s^éloigf lent assez de leur naturel. - La Bbct. , 1 , 171.
Compote : accommoder à la compote.
H me prend des tentations à'accomtnoder tout son visage à la compote.
G, Dand.y H, 9.
Quand il (La Vauguyon) se vil seul avec M'"* Pelot, il. . . Taccula contre a cheminée, et, lui mcltant la tête entre ses doux poings, lui dit qu*il ne savoit ce qui le tenoit quUi ne la lui mit en compote , pour lui apprendre à Tappeler poltron.
Saint-Simox , édit. m-iS, 1871, t. I, p. 70.
* On donnait le nom de compote à un plat de fruits cuits avec du sucre; on ne voit pas do rapport entre cet emploi du mot compote et Tcxpression ff accommoder à la ccmpotfB,
— Mais la compote en hoche- pot était aussi un mets composé d'une poitrine de veau oa de pigeonneaux , et préparé comme notre haricot de mouton , aux pommes de terre près.
- Voir VEcole des Ragoûts ou le Chef-d'tBuvre du cuisinier, du pastissier et du confiturier, Lyon, 1675, p. bi-bh, - Cf. ibid,, p. âo6-/io8.
Compte : faire son compte de. . . , faire cas, se proposer. .
35 Un bruit s'est élevé, dont un autre eût eu honte; Mais lui, ferme et constant, n'en a fait aucun compte.
Fâch., I, 1.
Elle doit après dîné rendre visite à votre fille, d'où elle fait son compte (f aller faire un tour à la foire. — VAv., II, 5.