COMPTE
16 J'avois toujours /au confie, aimant chose si haulc. De ne m*cn séparer qu^avecque le trépas.
Malh. , Stances : Deuân de quitter une Dame.
Wsfont leur compte qu*ils seront lundi à diner à Rouvray. - Séf. , V, 565. (Àutogr,)
i^ ft Compte et compter sont usitez dans un certain sens. Je vous ticndray compte de ce que vous ferez pour luy; je mets toutes ses obligations sur mon compte; j'ay leu son livre, je n*y ay pas trouvé mon compte ; je fait compte de partir demain; je ne compte pour rien la faveur des grands; quand on aime bien une personne, on (ne) compte pour rien tout ie reste; vous pouvez compter sur'moy; je compte sur voire amitié. 7) - Le P. Bouhoobs, Ariête et Eug,, a* édit., 1671, p. i93-i94.
Faire compte de. , , signifiait aussi //rtr« cm de. . ., comme dans le vers des Fâeh.
Là, le Tybre qui rougira Le Xante te ramentevra ; Je dis rougira , non de bonté , Car on en f croit peu de compte.
Mais de sang bumain répandu.
Sc4RR0iv, Virg. trav., Paris, David, 1705, II, p. tio.
Les entendus n'en font pas peu de compte.
Saint-Amant, Œuvr., bibl. elzév., l, p. 370.
Cherchons de notre amour qui^a plus de compte.
MoNTTLBCBT, Dome médecin, IV, 1.
Compte ou Conte . . .
1875 Ahl c'est me faire honte
Que de me tant prêcher : suis-je un sot à ton conte?
UÉt.,l\, 1.
Pour moi, je me garderai bien de m'en offenser et de prendre rien sur mon conte de tout ce qui s'y dit. - Crit, de VÈc. des Fem,, se. 6.
i3 Je suis donc bien coupable, Alceste, à votre conlef
Misantk.^ I, 1.
1061 Oui, mais j'y suis blessée, et ce n'est pas mon conte De souffrir dans mon sang une pareille honte.
Fem, sav.y III, &.
:(c Nous reproduisons ces textes diaprés les premières éditions ; toutes les autres ont fini par adopter compte, sans se préoccuper de la rime pour Tœil.
Le nombre serait infini des exemples que nous pourrions citer de la confusion des deux mots compte et conte.
Un Diction, fr. -lot. sans date, impression gotbique, et qui nous parait être de 1675 à 1 A80 , traduit numerare par compter, et de même (1 538) , la version du Diction, lat^-eepagn. de Nebrixa en Diction, lat.-fr.; en i53o, Palsgrave traduit également conte par taie, et compte par taie or etorie. La même année , Rob. Estienne dans son Thésaurus Hngum latinœ traduit numerare alicui par tr bailler argent content h aucun 7). — En 1 539 , dans son Diction. Jr.'ïat., il distingue compte, compter, computatio, computare, de conte, conter, narratio, narrare. Le Dictionariolum puerorum (Lyon, i55a) fait la même distinction; mais ie Diction, fr.'lat. de Rob. Estienne (15^9) et le Nicot de 1573 renvoient de compter à conte