‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 384 sur 455 · COMTE · texte numérisé non relu

COMTE

et de conte k compter; l^édilion de 1606 renvoie de conte k compter, mais non de eomaur k conte; en 160/1, le Diction, Jr.-etpagn. de J. Pallel dislingue les deux mots et le» deu sens; en 1606, Hier. Victor donne compte et compter dans le sens actuel; mais dans k traduction de conte, il donne les deux sens; en 1607, le Diction, etpagn,"fr, d*AnL Oimëh traduit cuento par conte, nombre, et parj conte, narration; dans son Diction, fr^-e^upL, il distingue compte de conte, mais donne à conte les deux sens; en 161B, Nicot dôniK a compte, compter le sens actuel, mais renvoie de conte k compter; le Diction, Jr, ^mn, de la même date donne les deux sens k compte, compter, mais ne donne à conte que le sens actuel; Monet (i6âo) confond compte et conte, puis conte et compte; Cctgrave (i63i) renvoie de conte k compte, mais non de compte k conte; en 16&9, AnI. Oudm fait la di»tiiiction; on i663, dans son Diction, fr.-flam. , Louis d'Arsy renvoie de compte i conte et ne traduit que ce dernier mot, dans les deux sens ; en 1660 , Duei, Diction, fr^-itaL , admet indifféremment compte ou conte dans les deux sens; la même année, Ant. Oudin distingue compter de conter; cependant il n^écrit pas en conter mais en compter (faire des conte$); eu 167G Pomey, en 1677 le P. Gandin et le Diction, fr.-ital. imprimé en Suiss^e au château de Duillier, en 1679 Guy Miège, en 1680 Riclielet, écrivent indifféremment compte et conte; mais Danct en i683 et Furetière en 1690 font nettement entre atmpte et conter et leurs dérives une distinction qui est définitivement consacrée par TAcadéniie en 169I En 1 69 a , dans ses Réjl, ou Rem. crit. mr l'ueage prêtent de la îang.fr., Andry de Boisregard avait dit, seul entre Vaugelas, Ménage et le P. Bonheurs :

r Compter signifie nomhrcr, et conter signifie raconter, faire un récit.» - P. 1 35.

Compter rien ou pour rien.

Ne comptez-vous rien, mon gendre, Tavantage d'être allié à la maison de Sotenville? — G. Datid., I, 4.

3|( Les prcmièr&s éditions donnent ^compter rienii\ d'autres, plus racentes (167J, 168a, 173&), mettent «me comptez-voiis pour nenn. - Voir Coll. de$ Gr. Écriv. Corneille a dit plusieurs fois compter à rien :

1 177 Je ne voue compte à rien le nom de mon époux. - Gobn., PoL, IV, 3.

Racine , compter pour rien :

a 96 Et comptez-vouë pour rien Dieu qui combat pour nous? - Rac, Ath,, 1, a.

Despréaux , compter rien :

58 Moi qui ne compte rien ni le vin ni la chère, Si l'on n'est plus à Taise, assis en un festin, Qu*aux sermons de Gassagne ou de Tabbé Golin. - Sat, III.

Comte.

Feu Monsieur mon mari. . . demeuroit à la campagne. . ., avoit meute de chiens courants, et. . . prenoit la qualité de comte dans tous les contrats qu'il passoit. - Escarb,, se. 9.

* Le titre do comte était donné à un porsonnagc noble pour\*u d^uiie terre érigée en comté; au xvii"' siècle, il fut conféré à nos anibussadeurs à Tel ranger : Ser\'ien fut le premier, d'après Gregorio Leti, qui re^'ut du Roi le litre de comte en cette qualité.

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