CONSUMER — CONTE BLEU
3/16 Est-ce que Ton consulte au moment qu'on s'enflamme?
Ptydiéy I, 9.
Il consulte dans sa tête, agite, raisonne, balance, prend sa résolution. — Fourb. de Scap,, I, 2.
Je m^en allay à mon logis,. . . pensif, et coiuukant sur ce que j^avois à faire.
Chapelain, Trad. de Guzm, d'Al/ar., i63o, III, p. 3i5.
Le Prince, qui n'eut pas loisir de eomulier là-dessus, saute hors du lit en chemise. - D'OuviLLB, Contêi, lùkhj édit. Jouaust, I, p. 169.
369 Je n'ai point comulté pour vous donner mon âme. - Coan., Gai. du Pal., U, 1.
1990 J'ai trop par vos avis consulté ii-dessus;
Ne m'en parlez jamais; je ne coruulte plus. - Id., Cinna, IV, 3.
C'est être trop longtemps à eontuUer ensemble.
Th. CoiH., D. Birtr, de Cig., Y, 19.
D. Albert, qui estoit violent, se mit en colère, et luy dit qu'il ne s'agissoit plus de eotmdter, que c'estoit une affaire résolue.
M"* DE ScuoéiT, Matkilde, 1667, p. 98.
Rentrez dans votre chambre, afin d'y conêulter. - Crit. du Tari., 1669, se. G.
Consulter, décider.
1876 Ândrès, pour son partage, a la reconnoissance. Qui ne souffrira point que mes pensers secrets Consultent jamais rien contre ses intérêts. - L'ft., V, 7.
171 Le Tessin tout morne
Consulte de se cacher. - Malb., I, 93.
Consulter, considérer, tenir compte de. . .
Ne consultons dans une comédie que Teffet qu'elle fait sur nous.
Crit. de VEc. des Fem.y se. 6.
Consumer, consommer.
♦ Voir ci-dessus, p. ^67, Consommer.
Conte ou Compte.
^ Voir Compte ou conte, ci-dessus, p. hhh.
Conte bleu.
io45 Et je préférerois le plus simple entrelien
A tous les contes bleus de ces diseurs de rien.
Éc. des Mar.. III, «.
œNTE BLEU 477
t U 1 Voilà les contes bleus qu'il vous faut pour vous plaire.
Tari., 1, t.
36 Les pères, les maris, me prendront aux cheveux
Pour dix ou douze conte$ bUuêl - Là Fort., V, ta : OnUeij 111,1.
aSo De vers, de cotUe$ bleui, de frivoles sornettes.
Despi., Sat. XII. - Cf. lo., Aripoit., I, a3o.
Je m^ëtonnerois bien, si vous ne nous donniez De quelques conte» bleus encore par le nez.
MoiTTFLBDBT, Dff/M de Soi-même^ I, s.
Mais vous-même, ma mie, étes-vous ivre ou folle
De me balivemer avec vos contée bleuet - Rbgraid, Minechmee, II, 3.
# Aux contée bleue, il faut ajouter les contée violete et les contée journée.
Vous sçavez que je ne me plais
A faire contée violete, - Richbb, Ovide boujin, 166 a, p. a 00.
Ensuite, Persëe aborda
Sa fiancée Andromeda , . . .
L'entretenant jusqu'au palais
De petits conlee violele. - Id., t^, p. 698.
... Le pieux Perseûs
Endormoit le bon Gepheûs
De son narré plus long qu'un aune.
Ou pour mieux dire, conte jaune. - lo., ibid., p. 607.
On cite encore les contée au vieux loup, les contet de la mère Voie, les contée de la ci~ gogne.
Triton fait un conte au vieux lou,
Car, pour vous bien dire, il est fou. - Id. , ibid,, p. io5.
. . . Marmots au coin du feu
Attendent la fin avec joye
D'un conte de ma mère l'oye
Qu'étale une vieille sans dent. - Id. , ibid., p. a 3.
Mais je vous berce, par mon foye.
De contée de ma mère t*oye ,
Ce n'est pas viande à vos oiseaux ;
Il vous en faut de plus nouveaux. - Id. , iLid., p. âa8.
J'entretenois payement les filles de balivernes et contée de la cicoigne, et les vefves des nouvelles des uns et des autres.
Chapelain, Trad, de Guzm. d'Alfar,, i63o, III, p. a5.
Quand le conteur avait fini son récit, il y ajoutait un de ces refrains comme, de nos jours, M. de La Landellc, dans ses romans maritimes, en donne à ses contes de matelots; de ces refrains, le P. Garasse nous a conservé un exemple :
Voilà le conte escrit par M* Pasquier, après lequel il devoit adjoustcr les refrains ordinaires des conta : «r Après cela, le coq chanta et il fut jour; nous passasmes par les moulins, et je ne sçay que tout devint.»
Rech. dee Rech. de M' Est, Pttequier, 16a a, p. 68.