‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 414 sur 455 · D'un tel contre-temps il fait tout ce qu'il fait · texte numérisé non relu

D'un tel contre-temps il fait tout ce qu'il fait

Que quand il tâche à plaire , il offense en effet. - Ment. > 1 , 1 .

Et Ilegnard, dans le sens propre :

Pourquoi donc, ignorant, viens-tu, ne sachant rien,

Interrompre un concert où ta seule présence

Cause des contre-temps et de la discordance? - Fol. am., 11, 7.

Contretemps, terme d! escrime.

1110 Je crois que vous seriez un maître d'arme expert ; Vous savez à merveille, en toutes aventures, Prendre les contre-temps et rompre les mesures. — LEi., IFI, i.

* fx Contre-temps , chez les maîtres en fait d'armes, se dit lorsque les deux ennemis s*allongent en môme temps : ce qui produit le coup fourré. Le contre-temps se dit aussi quand l'enncmy prend un temps qu'on luy a présenté à dessein par quelque appel oa temps faux qui est hors de la mesure , afin de prendre le dessus ou le dessous , ou de ^uarter suivant l'occasion.» - FuRBTiàaB, Diction., 1690.

Il semble que l'emploi du mot, en ce sens, ne fut pas fort ancien, car on ne le trouve pas au chapitre du «Tirage des armes», dans les Merveilles de la Nature, du P. René François (René Binet), in-6% 1636, p. 1 54-169. Pour yâ^ un contre-tempe, on disait alors perdre le temps.

En équitation, fx contre-temps est une défense du cheval, qui interrompt sa cadence et la mesure de son manège : ce qui est causé par le mauvais cavalier ou par la malice do cheval». - Guillbt, Les Arts de l* homme d'esipée, 168s. — Dans son chapitre du cheval, p. 555-573, le P. René François n'emploie pas non plus le mot contre-temps, qui semnloit appartenir plutôt à la langue de la musique et de la danse.

Contribuer, avec un complément direct.

Ce n'est pas être inutile à la France (jue de contribuer quelque chou au divertissement de son Roi. - Fdch.y Éptt. dédie.

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