Â98 COUCHER (LE
Coucher (Le), le coucher du Roi.
Allez, venez me reprendre pour aller au Louvre, au petit eaueker.
Prie. rid.y se. 7.
789 Moi, pourvu que je puisse être au petit couché y
Je n'ai point d'autre affaire où je sois attaché. — Misantk.j H, t
39 Se trouvant au coucher, au lever, à ces heures Que Ton sait être les meilleures . . .
Là Fout., II, 16Â: FahUi, YII, is.
Je viens du coucher, où le discoifs n*a rooSë que sur vous.
H^iLTON, Mém. ds Gram., cb. vn.
* Le coucher di^Roi n^a pas moins d'importace que klever (voir ce mot). Les pi» minutieux détails en Mut ré^és avec une méticul^i^ préaAon. Il y a le gremd eoiiekret \% peùi coucher : >. \.
Pour le grand coucher, {^tiquette décide d'aborj qui doit recèicpir des mains du Rfli, entrant dans sa chambre, le^ chapeau, les gants et U canne; cW H^ Maître de la Ganfe- Robe qui doit tenir le bougeok^ quand S. M. fait fâ prière; c*est le Grand Aumônier, 01 en son absence , le Premier AumèipLier ou même un simple Aumônier, lequel prend llieiiiv pour la messe du lendemain. Le Premier Valet de chambre reçoit alors le bougeoir, d «vous remarquerés en passant qu^ n'y a que le Roy seul qui ait un bougeoir à den bobèches , et par conséquent à deux bougies : les bougeoirs pour la Reine , quand il y eo t une, pour Monseigneur le Dauphin et autres, n*ont qu'une Dobèchc et qu^une bougie». Le' Roi est arrivé à son fauteuil : le Grand Chambellan ou le Premier Gentilhomme de k Chambre demande à qui S. M. veut donner le bougeoir : «Et S. M., ayant parcoura à» yeux l'assemblée , nomme celui à qui il veut faire cet honneur. Le Roy le fait donner phs ordinairement aux Princes et Seigneurs étrangers quand il s'en rencontre. 9
C'est alors que, le Roi s'élant déboulonné, le Maitre de la Garde-Robe lui lire la veste, le juste-au-corps et reçoit la cravate des mains augustes de S. M. qui ont daigné la retirer; puis, valets de chambre à droite, valets de gardc-robo à gaucho, ôtenl les Jarretières, kf bas et le haut-do-chausses. Le Roi passe ensuite sa chemise de nuit : « C'est toujours le plus grand Prince ou oflicier qui donne la chemise au Roy^^; mais les manches sont passées à droite par le Premier Valet de chambre, à gauche par le Premier Valet de gaitle-robe. S. M. prend ensuite ses reliques dont elle passe le cordon «ren manière de baudrier» , re»^ sa robe de chambre, se lève, et, debout, «fait une révérence pour donner le bonsoir aui courtisans. . . Les Huissiers de Chambre crient tout haut : Allons, McMsieurg , pas$ez. Toute la Cour se retire et ceux qui doivent prendre Tordre ou le mot du guet de S. M. le prennent. . . Et c'est là où huit ce qu'on appelle le Grand Coucher du Roy.r»
ft Petit Coucher. Il ne reste pour lors dans la Chambre que les personnes soi^'antes: 1° tous ceux qui peuvent y estre aussi le matin quand S. M. est encore dans son lit; a" ceux de la première entrée; 3" les ofliciers de la Chambre et de la Garderobe; 4* le premier médecin et les chirurgiens; 5** quelques particuliers à qui le Roy a accordé la grdce d'être à son Petit Coucher; 6° M. de Charaiay» ; (ajoutez Racine, qui avait leshonneois du Petit Lever et même du débotté après la promenade ou la chasse, mais que l'auteur a oublié).
C'est alors que le Roi est peigné ou se peigne , qu'on apporte le bonnet et les mouchoirs de nuit qui doivent être présentés par le Grand Maître ou le Maître de la Garde-Robe, ou, en leur absence, par le Grand Chambellan ou le Premier Gentilhomme de la Chambre. rrPour donner au Roy la sepviéle dont il s'essuie les mains et le visage, le Grand Chambélan ou le Premier Gentilhomme de la Chambre cèdent cet honeur à tous les Princes du sang et légitimés : avec cette différence que si c'étoit Monseigneur le Dauphin ou Monsieur,