‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 5 sur 455 · ABANDONNER — ABÎMER (S · texte numérisé non relu

ABANDONNER — ABÎMER (S

Abandonner quelque chose à. . . avec un infin., laisser aller

557 Aussi n'aurois-je pas

Abandonné mon cœur à suivre ses appas. - Éc. des Mar., II, 6.

1 383 La nature en fiircur ê'abaniontiê à tout faire. - Gobr. , Tite et Bèrén, , IV, 5.

Il m'ahandonn» lAchement à «otfteittr moi seule notre père saint Augustin.

SéT., V, 959.

Abandonni^b (Une), une femme perdue.

1007 Paime fort la beauté qui n'est point profanée,

Et ne veux point brûler pour une abandonnée. - Ubu, III, 3.

t ft Abandonné est quelquefois subst., et alors il signifie perdu de débauche : un a6aiidonné, une abandonnée.n - Diction, Acad,, i** éd., 169 A; Gotgrave, Richelet, Furetière donnent te même sens.

Abîmer, y. act., engloutir, entraîner dans un abîme, noyer.

Le tonnerre tombe sur. . . D. Juan. La terre s'ouvre et VaJftme.

D, Juan, V, 6.

i5oi Tout exprès les Dieux

L^ont oMm/ vivant en ces funestes lieux. - Goaiv., Mélite,Y^ si.

Page 1