AMBASSADRICE — AMBIGU
faut, et qui parviennent |Ju(i aisément à nous faire croire que nous sommes aimables qu*à se ie faire trouver eux-mêmes. Us amusèrent longtemps ma vanité et ne m*en rendirent pas plus sensible. - CBéaiLLOR fils. Le Sopha, ch. xviii.
i^ «Autrefois, on disoit un amoureux; aujourd^huy. Ton dit un amani, car ie mot d'^amoicretix n*est plus qu^adjectif, comme : un homme amoureux, U e$t amouretix. G*est ainsi qu*a parié M. Racine :
Si Titus a parlé, Titus est amoureux. (Bérén.)yi Lbvin de Templert, Le Génie et la PolUe8$e de la lang. franc, , 1706, p. 398.
Ambassadrice, messagère.
Ah ! vous voilà ... Je suis une ambassadrice de joie.
Bourg, gent.y III, 8.
4c Auger trouve Texpression trop solennelle pour Nicole, qui prononce Inaux, etc. — Le mot était cependant du langage familier, et Richelet, dans sa 1'* édition (1680), a bien soin de le Uire précéder d^une croix, qui «rvcut dire que le mot. . . n^a proprement son usage que dans ie stylo simple, dans le comique, ic burlesque ou le satiriques.
De même, dans Lee Néapolitaines , comédie de Fr. d^Amboise (i58/i), maître G aster, ffextrauagant escornifleur», dit :
«... Et m^appellent d^un nom qu^ils estiment vif et dcshonneste : c*e8t un faiseur de mcasaiges, un ambaseadeur d'amour, un poisson d^avril : et par là ils me mesprisent.» - Ane, Th.fr,, VIII, 269.
Quant au mot ambaûadrice, appliqué à une femme cbargce d^une fonction diplomatique , Wicquefort prétend que tria maréchale de Guébriant est la première et peut-être la seule femme qui ait eu cette qualité de son cbef?). - Diction, de Trévoux,
AMBIGU , mélange.
C'est un ambigu de précieuse et de coquette. - Préc, nd., se. 1.
Maintenant, il faut que ceux qui font des festins, à quelque heure que ce soit, y fourrent toute sorte d ingrediens : ils ont des mets qu^ils nomment des bisques ; je doute si c^est potage ou fricassée . . . Les confitures sont là , meslées confusément avec les viandes rosties et bouillies, tant que c'est un vrai cahos, et ceux qui font cette sottise en pensent estre quittes pour dire que c'est un ambigu. Quant à moi , ces ambiguitez me desplaisent; elles ne signifient rien, sinon que ce siècle n'est plein que de choses ambiguee et trompeuses. Mais Ton donnera bien de Vambigu à ceux qui Taiment; leurs festins sont suivis de bals et de ballets, comme après la panse vient la danse. - Sobbl, Polyandre, 16/18, t. II, p. 355-356.
M** de Bellievre ne se trompoit pas quand elle appeioit vos chevaux des ambiguë, car on ne sçait s'ils sont de selle ou de voiture. - Montbbuil, OEuvr,, 1666, p. 59.
4e En 1673, fut joué, à l'Hôtel de Bourgogne, V Ambigu comique, de Montfleury. C'est crune tragédie. . . eu trois actes, et mêlée ue trois intermèdes comiques, dont chacun renferme un sujet séparé et finyn.
Le phis ancien dictionnaire où paraisse le mot ambigu dans le sens d'abord crdc repas mélangé de divers mets servis confusément n, puis de «r mélange t?, est celui de Richelet (1680). Furetière, en 1690, n'enregistre que le sens de crêpas mêlé»; en 1696, et même en 1718, l'Académie n'admet encore que le premier sens clonné par Richelet, et