‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son temps (volume 5)Chapitre 84 sur 455 · APPUYER · texte numérisé non relu

APPUYER

973 Sur un plus fort appui ma croyance se fonde. - Psyché y 1, 1.

i3i4 Mais prenez moins d'appui sur un cœur usurpé. - Gobx., ToUan d^ar, III, h, 93 Et sans chercher Vappui d*une naissance illustre. - Despb. , Sat, V.

Appuyer, terme de chasse.

4c Appuyer les chiens, c*est les encourager de la voix et de la trompe.

5i3 Voilà d'abord

Le cerf donné aux chiens. Y appuie et sonne fort. — Fâch.^ II, 6.

bkk V appuie alors mes chiens et fais le diable à quatre. - Ibid.

«Alors que le veneur qui Taura détourné (le cerf) verra tous ses compagnons auprès de luy avec les chiens de la meute ^ se doit mettre devant tous les autres et frapper à route, car Thonneur luy appartient, et puis tous les autres après luy, criant : Voy-le-cy aller! Voy4e-cy. Va avant, Voy-le-cy par le» portéeê, RotU, rottt, rottcii - Du FouiLLoux, chap. xxxix.

«Et si les chiens de la meute cstoyent trop loin de luy, il doit crier : Approche Ut chiem ! ou bien sonner deux mots de la trompe, n - Id. , ibid.

Appuyer, peser sur. . ., faire ressortir.

Là, appuyer comme il faut le dernier vers. - hnpr. de Vers,^ se. 1.

Cette exactitude de prononciation qui appuie sur toutes les s)dlabes.

Ibid, y ibid.

Il ne faut point appuyer sur cet endroit. - Sév., III, 3 '16.

Appuyer, soutenir, favoriser, protéger.

La représentation de cette comédie, Madame, aura besoin d'être appuyée. — Impr. de Vers., se. 5.

Ne devez-vous pas rougir ^appuyer une passion qui n'est qu'erreur, que foiblesse et qu'emportement? - Princ. d!El., II, 1.

Ils. . . af5puie«(aveuglémentlessin{fcsdeleursactions. -D. Juaw, V, 5.

Il faut tâcher. . . d'appuyer toute sa mascarade. - Bourg. gent.y\^ a.

iog Oui, mais pour appuyer votre consentement. - Fem. sav.j II, 4.

773 C'est que vous appuyez vous-même son courroux. - Rac, Brit,, III, 1.

Bien que nous no soyons en ce lieu que pour appuyer les prétentions ou le droit d'autrui. . . - Patru, ù' plaidoyer, pour T Université de Paris.

On ne la considéroit pas comme une personne qui voulût se contenter ^etppmyer un des deux partis. - L\ Roguef. , II, ^477.

II ne se contentoit pas d'appuyer les prétentions . . . , il appuymt encore les espérances. ~ Id., II, 6^1.

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