APPUYER DE ... , S'APPITÏER DE
Mon cœur, pour sa défense, a tout votre mérite, appuyé du secours d'une reconnaissance où le Ciel m'engage envers vous. - VAv.y I, i.
La concurrence de deux princes, appuyés de tous les grands titres qui peuvent soutenir les prétentions de leurs flammes.
Am. magnif.y I, i.
Je veux me faire un gendre et des alliés médecins, afin de xsl appuyer de bons secours contre ma maladie. - Mal. imag,, I, 5.
3&3 Porte-ia dans Trévoux, à ce beau tribunal Où de nouveaux Midas un sénat monacal.
Tous les mois , appuyé de sa sœur l'Ignorance , Pour juger Apollon lient, dit-on, sa séance. - Dispi., SaU XII.
866 Appuyé de Sénèquc et du tribun Burrhus. - Rac, Brû., 111, 3.
h ho Après mille serments appuyée de mes larmes. - Id., Bérén., II, a.
Il vouloit être appuyé de la présence de Monsieur le Prince. - Li Rocbbp., II ,37/1.
Ces louanges en détail, et appuyéee </'une personne qui n'est point flatteuse, m'ont paru mgncs de vous être mandées. - Sév., VIÏI, 346.
Après : être après ou après a. . . , être occupé à.
477 On est venu lui dire, et par mon artifice.
Que les ouvriers qui sont aprhs son édifice. . . — LEUy II, 1.
Je dois partir pour Tarmée ; je suis aprhs à m'équiper.
Fourb. de Scap., II, b.
La Nature est toujours après à produire de nouveaux hommes. - Malh., II, 5. Pendant qu'on étoit aprèi à me saigner. - lUc, VII, a 36-3 37 {Leitr.),
Laissez-moi faire; je suis après à étal)lir une manufacture de glaces exprès pour les vieilles. - Rbgnard et dd Fresnt, La Foire Saint-Germain, 1,7.
iit fx Après, Ce mot devant un infinitif pour dénoter une action présente et continue est françois, mais bas; il n^cn faut jamais user dans le beau style. Ex. M. de Malherbe, parlant de certains vers, dit: Je suis après de les achever; et, en un autre endroit : La Nature est toujours après à produire de nouveaux hommes. . . H en a usé fort souvent, tantôt avec la particule de, tantost avec la préposition à, et tantost aussi sans verlie ensuite, comme quand il dit : Les livres nV>n apprennent rien; je ni'asseure que les Q, que vous me dites être après, en sçauent aussi peu.» - Yaugel., édit. Chassang, II, 11.
Th. Corn, et TAcadémie française, dans leurs Ohserv. sur Vaugelas, s'expriment ainsi à propos du passage qui précède :
trM. Chapelain appelle : Je suis après de les achever, fausse phrase, et dit quMl faut : Je suis après à les achever. Je crois que entre après à produire , estre après de faire , ou tout simplement Are après, sans aucun verbe qui suive, sont des façons de parler dont nos auteurs ne se servent pas.?» - Tu. Cor?î., ihid.
ffToutPs les phrases que rapporte M. de Vaugelas dans cette Heuiarque ont quelque chose (le dur, dont l'oreille a peine à s'arrommoder. Ainsi l'Académie ne croit pas qu'on s'en