‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 101 sur 664 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

que vous avez bien mieux mnriginé le vôtre? — Sans doute. . . — Et si ce fils que vous avez, en brave père, si bien moriginé avoil fait pis encore que le mien, eh? - Fourb. de Scap,, II, i (édit. orig.).

On ne sçavoil fille en lout le royaulme plus belle, plus sage, ne mîeulx moriginé quelle estoit. - Le Rotnan de Jehan de ParU, Nouv. coUecl. Jannet, p. a 9.

Mais, comme bien morigéné.

Il ne remua pas Taflaire.

ScARROR, Œuffr., Paris, David, 1700; I, p. ^37; - Cf. Id., Virg. trav,, Paris, David, i7o5;T,p. Sa.

Les plus moriginez d'eux tous PouYoient passer pour de grands fous.

Id., Virg. trav,, Paris, David, 1706; I, p. 998; - Cf. ibid, , II , p. 1 1 /i et a 1 ii.

Monsieur de Liancourt et Madame sa femme . . . àSont un couple de gens si bien moriginez . . . Qu'on ne voit point ailleurs deux âmes assorties Ensemble posséder tant d'aimables parties.

LoRR, Ami. hurL, in-/i", 1^/17, p. 35.

175 Ce Roy si bien moriginé

Qu'on nomme L.ouy»-Dieu-donné.

Id., Mtae hiêtor,, 97 décembre iG53.

itih Monsieur le nouveau Duc de Gènes, Prudent et bien moriginé.

Fut régalé, fut couronné. - Id. , ibid., 9 a décembre i663.

Adieu donc. Filles obstinées.

Filles trop mal moriginée», . .

BRéBEUF, Poé$, div,, in-A% t658, p. 3iti.

Leucotoé qu'on croyoit si bien née , Et qui parut si bien moriginée, Trompa les soins que l'on en avoit eus.

Benssbradk, Œuvr., a in-ia, 1697; I, p. 376.

Un joune garçon qu'on lui disoit qui avoit un beau naturel, et qui étoît bien moriginé. - Rac, V, p. 53o.

n n'y a point de fille à Paris si bien morigénée; elle ne coucbe jamais en ville.

Rrgnard, Coquette, II, 3.

Pour un bommc d'esprit comme moi, ce sont gens Fort mal morigénée et peu divertissants.

Id., Démocr., I, 1 •, - Cf. Sérénade, se. 8.

* Hier. Victor donne morigéné en 1606 et moriginé en 1607. Oudin (1606), moriginer; Cotgrave (1611), morigéné; Mellema (1618), moriginé et morigérer, qui se trouve dans Larrivey, Le Fidelle, II, i/i; Monet (lôao), moriginé; Oudin (16/ia), morigéné. Cette dernière forme a prévalu , mais non sans lutte.

Mort : a la mort, à la vie , locution.

Dis à ce Turc. . . qu'il me tire cinq cents <?cus contre toute sorte de droit. . . ; que je ne les lui donne ni à In mort, ni à la vie.

Fourb. deScap,, H, 7.

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