‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 104 sur 664 · Dand.y I · texte numérisé non relu

Dand.y I

Le vieUlard, pipé du salaire, Jura par sa foy de le faire Et d^observer le chut, motus,

RicHBB, Ovide bouffon, 1669, p. 93a-a33.

1 o3 Nous ne pourrions revenir au mystère De nostre vie; encore un coup, motus.

Bouche cousue I - La Fort., V, p. hgfi : Conte», IV, 10.

Babet vous plairoit donc? — Fort — Ehl — Quoi? — Motus I — Qu'est-ce?

MoRTFLBUBT, Cottiai. poètê , m, 9.

Mais Démocrite vient; motus! il faut se taire I - Rbohabd, Démoer,, I, 3.

mouchard — mouche 133

Mouchard.

Ne Yoilà pas de mes mouchardg, qui prennent garde à ce qu'on fait?

UAv., I, 3.

Je vob entrer dedans ma chambre mi commissaire suivy de sergeos . . . Les mom- Aorti tenoient la porte et m*en bouchoîent le chemin.

Châpilaih, Trad. de Giam. d'Alfar,, i63o; III, p. Sig-S^o.

Yooiant donc en tirer raison,

Et détestant la trahison

De ce numehard de leurs dâices.

Elle employa mesmes malices

Pour le traverser en amour

Et faire à beau jeu beau retour. - Richbi , Ovide bouffon, \ 669 , p. â 1 5.

Les mmmàuard» sont pendus. - La Fort., I, p. 97 A : FahL, IV, 3.

* Racine a employé le mot, dans une énumération, en récrivant avec un ( finid, au fieo d*an d : 9fiMuehart$; délateurs; infamie de la curiosité». - Rac. , VI, p. 3i6 : Ltor. aim.

Ce mot, qu*on ne trouve pas dans Nicot, même en 1606, 1618 et iGaS, parott déjà ilaiiB les Éfkkètêt du s' de la Porte (1571), suivi des aualificati& «fin, veillant, e^eur, acdf, diligent, corruptible, odieus, patient, rusé, insidieus, secret, matineus, guetteur»; k Dieikm, du Bimn d*Odet de la Noue (iSgG) ne le donne pas; mais Cotgrave Ta admis en 1611 ; en 1690, Monet le définit : nnutuchard, qui tire les vers du nei à quelqu^un, hiy fint dire on secret».

Mouche, oujig.j impatience, emportement, colère.

376 La mouche tout d*un coup à la tête vous monte. - UÉt, I, 8.

399 Gros-René, dis-moi donc quelle mouche le pique?

Dép. am.y I, 5.

Je voudrois bien savoir quelle mouche a piqué (^ colère rieillardT - Scaibor, Jodelet auelliête, IV, &.

Quelle mauvaise herbe en sallade A tant vostre esprit détraqué?

Quelle mouche vous a piqué?

Dassouct, Ovide en belle humeur, in-&*, i65o, p. 196.

iupin qui la voit si farouche

Ne sçait d*où luy vient cette mouche,

RiCBEB, Ovide ÏHmffon, 1669, p. 3o6.

Miséricorde 1 — Il fuit; quelle mouche le pique?

La Tboillbbib, Critp, précepL, se. 9.

Quelle mouche le pique? Â qui diable en a-t-elle? - Rbgnabd, Démocr,, IV, 3.

* De même en italien : eaUr le moeehe al na$o.

Mouche, sur le visage.

9)1 Vos désirs lui seront complaisans

Jusques à lui laisser et mouchée et rubans. — Ec. des Mar., I, 9.

12â MOUCHE

Pour la rougeur, le blanc dTspagne desiayé assez clairemenl , qu^elles appliqueront Ires doucement sur leurs visages, et sans y oublier la petite mouche noire sur leurs tempes. - L0a Dacouvertê du ityle impudique des courtiêoneê, in-8*, 1618.

Il faut

Pour faire naistrc le destin

Et pour prendre Tamour par Tesle ,

Mettre la mouche en sentinelle. - Patquil de la Cour, in-8*, iGaS.

Tout son crédit procède de ce quVUc sçait bien. . . ajuster ses cheveux et appliquer ses mouchée,

Lee Atnoun, intrlg, et eabalet de$ domestiquée dee grandee mmeone, in-8% i633.

11 sera encore permis à nos galants de la meilleure mine de porter deA mouchée rondes et longues.

Lee Lois de la Galanterie, dans le Nouveau Recueil dee piècee U» plue ogréaLlee de ce tempe, in<8% 16 Uh.

Diray-je

Qu^au lieu de mouchée , les coquettes Couvrent leur museau de paillettes?

ScARBOR, Œuvr., Paris, David, 1700; 1, p. !i33.

Est-il enfin quelque objet plus estrange . . . Que de le voir, dis-je, mettre en usage La mouche feinte au milieu du visage?

Saikt-Amaxt, Œuvr,, bibl. elzëv., I, p. h^G

1^9 Mais une vierge douce et sage.

Dont le cœur estoit pur et saint, ÂYoit des mouchée sur son teint De formes rondes et longuettes.

Ainsi qu'on en voit aux coquettes, Que, même à Theurc du trépas.

Ladite sainte n^ôta pas. - Lobbt, Muze hietor,, 9 août t653.

Mouchée et fards sur le vizage

Ne sont plus si fort en uzage. - Id., ibid., 09 may 1660.

Elle est jeune, petite, brune. . . ; elle a sept mouchée,

MoiiTRBUiL, Œuvr,, 1666, p. 3/i3.

Et mes mouchée f J^allois les oublier, je jure. Sans les mouchée, je dis : nargue de la parure. G*cst la clef du bel-air, et sans fnouchee, jamais La plus rare beauté n'offre d'attraits complets.

MoRTPLBURY, Ambigu com,, a* interm., se. 5; - Cf. Id., Fille capitaine , 111, 3.

Avez-Yous remarqué sa mouche au coin du nez? - Babon, Le Jaloux, I, 3.

Que faut-il observer particulièrement à l'égard des habits (quand on communie)? — Les hommes doivent poser le chapeau (que l'on conservait à TEglise), la calotte, l'épée, les gans; et les femmes doivent baisser leurs jupes, et faire descendre leurs coiffes un peu plus bas que les yeux ; ne point paroistre avec la gorge découverte, ni avec des mouchée sur le visaf^e.

BossDBT, Catéch. de Meaux, in-is, 1687, p. 991.

G^est le propre d'un efféminé. . . de se mettre des mouchée, - La Bbut., I,p. 139.

Avec un peu de beauté et trois ou quatre mouchée sur le nez, une fille ne va pas loin dans le siècle où uous sommes.

Rbonabd, Coquette, 1, 9; - Cf. Id., Démocr,, II, 5.

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