‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 105 sur 664 · MOUCHER — MOULER · texte numérisé non relu

MOUCHER — MOULER

t 1661. Voir dans le Rectteil en prose de Scrcy, t. IV, une assex longue pièce, prose el vers, p. 5&-63, intitulée : La Faitetue de mouchei, reproduite, avec des notes mtéreftantes par Ed. Foumier au tome VII des Variétés hUtor. et littér. de la bibl. elzév.

Les deux premiers dictionnaires où il soit fait mention des mouchée sur le visage sont tes Beeh, ital, itfr. d*Oudin (16 As) et le Diction, des Rimes de 16Û8.

Moucher : se moucher du pied , locution.

6&9 Certes Monsieur Tartuffe, à bien prendre la chose,

N^est pas un homme, non, qui se mouche dupié. - Tort., U, 3.

La fortune ra*a bien tourné le dos, moy qui avois feu et lieu, pignon sur rue, et une fille belle comme le jour, que nous gardions à un bomme qui ne se mouche pas du pied, qui m^eust servy de baston de vieillesse et d^appuy à ma maison.

Comte DE Cramail, Corn, des Prov., I, 6.

Je ne nous mouchons pas de la patte d'un sot.

MoHTTLiuiT, FiUe capitaine i V, 3.

# Cette locution se trouve déjà dans Cotgrave (161 1) : tri! ne se mouche pas du pied, hee begins not at tbe wrong end , he does not tbings ont of order, y warrant you be is a sablili, cralUe or warie fellow.?»

«Od dit d'un bomme babile et difficile à surprendre qu'il ne se mouche pas du pied.n

FuiiTiÀiB, Diction., 1690.

Mouler, imprimer, écrire en formant ses lettres comme dans un moule.

Peut-on contester. . . les incidents célèbres dont les histoires nous font foi? — ... Le moyen de contester ce qui est moulél

Am, magnif.y III, 1.

Tu sais donc lire, Lubin? — Oui, je sais lire la lettre moulée.

G.Dand., III, 1.

M'estant trouvé de fortune es mains quelque Vaudeville moulé, à mesure que je le lisois, à mesure aussi le cbantois-je en vois basse.

Chipblain, Trad, de Guzm. d'Alfar,, i63o; 1, p. 176-177.

Je ne repasse point ces endroits moulés sans me tâter et examiner si je puis soutenir le personnage que vous me donnez. - Id., Correspond., I, p. 687.

0 le flmtosme espouvantable I . . .

^ L'ayant veu seulement moulé, Fen ay le sang encor gelé.

Sar4SI5, Œuvr., a in-â% i656; II, p. ia3.

Et le bruit aussi tost courut dans le parterre Que c'estoit un Marquis qu'Alcippe ou appeloit ,

Sur qui Molière mouloit

Ceux de ce galant caractère.

Db la Croix, Guerre com., i66â ; édit. Gay, p. 3o.

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