NÉCESSITANT — NÉCESSITÉ (DE
regardant celte petite créature avec mépris : crMal apprise», iuy direiit-fllos, ne 8çavei-vous pas que cet officier se nomme un nécessaire fn La réprimande faite, le nécessaire entra.
M"* Dbsjaidius, Récit de la Farce des Précieuses, bibi. eizév., Variétés, IV, p. siqH.
«9 Ainsi certaines gens, faisant les empressés, S*inlroaui.sent dans les affaires :
lis font partout les nécessaires, Et, partout importuns, devroient esire citasses.
La Fo>t., II, p. ih'i'i il ti : FabL, Vil, 9.
Si je la veux servir, je fais le nécessaire ; Si je ne la sers pas, on ne me voit rien faire.
Mo5TFLBURr, MoTï san$ feitune , 1,3.
Quel e$t-il? G*est Grispin, un rare personnaf^e.
Un flatteur éternel, un complaisant à gar^o.. . .
n est à mon mari, c*est son suriiileridant,. . .
Qui s*erapres6e partout et fait le nécessaire. - Poisson, Fem, coq., 111, h.
* Aucun dictionnaire, entre 1660 et 1700, n^a relevé le sens un nécessaire, un laquais, eicepté Furetière (1690), qui dit : irLcs Précieuses ont aussi appelé ini lacquais un nécessnrt, parce qu'on en a toujours besoin.»
NÉCESSITANT, NÉCESSITANTE, nécessiteux, nécessiteuse.
Vous avez une affabilité qui ne rejette rien. Aussi est-ce à vous seule qu'on voit avoir recours toutes les Muses nécessitantes.
Am. magnif.y I, 5.
* Ce mot ne se trouve dans aucun de nos anciens dictionnaires : il figure dans le Cmp/. in Dict, de l'Acad,
NÉCESSITE (De), nécessairement, de toute nécessité.
On est instruite de cent choses qu'il faut savoir de nécessité.
Préc. rid., se. 9.
Si j*ay vostre affeclion, comme vous dites, ne faut-il pas de nécessite' ([ue j*y |>arlicipe? ~ D^Uaré, I/Astrée, 1616; II, p. 89 ; - Cf. Id., ibid.; Il, p. 3 10.
Il faut que j*y aille, de nécessité. - Sorbl, Poiyandre, 1668; I, p. '187.
Quand il faut de nécessité finir la pièce. . . - Cor?(. , Eram. de Sei'tor.
Je voudrois qu*on me fît voir par quelle apparence il faut , de nécessité, que Timportun des cbamps soit plus importun que celuy de la ville.
Segrais, Nouv. franc., i656; 5* Nouv., p. a()(); - Cf. Id., ibid., p. 179.
11 falloit de ttécessité que Matbilde fust Reine de Caslille.
M"* DE ScruÉnv, Mathihlp, 1 007, p. /i88.
11 faut de néceuité aller voir. - Rac, Rem. sur V Odyssée, VI, p. 107.
S*il faut de nécessité mettre au lar^'e la raison humaine, c( que ce soil-là le fp*and ouvrage de la Réforme, pourquoy ne l'afTrancliir pas de tous les myslèn's, et en particulier de celuy de la Trinité ou de coluy do riucarnation. . ., puisque la raison Q^est pas moins cboquée de Tun que de Taulre?
BoflsuiT, Avert. aux l*rutest., in-/i% 1689-1091 ; VP, S 96, p. G63.
iH NÉGATIVE (LNE) — NEIGE
NÉGATIVE (Une), une expression négative.
liSi De pas mis avec rien lu fais la récidive,
Et c'est, comme on t'a dit, trop d'une négative,
Fem. sav., II, 6.
* béiisc ne vcul pas dire : c'nt déjà tmp d'une négative, mais : c'est une néffatite de trop,
NÉGOCE, afliiire quelconque.
As-tu quelque négoce avec le patron du lojjis? — Uni, je traite pour lui quelque petite affaire. - VAt\, II, i.
JVsloîs las de peler, dV>splucher les amandes et le piguon, de faire bouillir Teau, et d'autres soinhlables négocee,
CuipELii.\, Trad, de Guzm, d'Alfar., i63o; I, p. au.
Kiifin comme elle pal, que bien que mal, à basions rompus, elle luy conta le négoce, ~ 1d., iiid.; III, p. 377.
31 L'attentat on plein jour, les négocn infâmes
Qui ne s(> traitfnl que de nuit. - Corn. , 1\ , p. 339 : Véprte et CompUee,
331 Mardy survint (^rand accident A Monsieur Perrault , président ; (]ar allant on quelque négoce.
Secrètement dans son carosse.
Le susdit carosse versa. - Loret, Muze hiêtor., 38 janvier 1609.
1 3 1 Elle difTère le négoce
Jusqu'au propn; jour de la noce. - La Fo?iT. , V, p. 316 : Contée, Ul, 7.
1^ médecin bavard veut parler de négoce ; Le marchand veut parler de casse et de séné.
MonTFLELRY , Amhigu com, , 3* iulerm., k. .'i.
Neige : galant de neige.
ïhûh Tiens, tiens, sans y chercher tant de façon, voilà Ton beau galand de neige, avec ta noniparcille.
Dép. tfifi., IV, 4.
Ils le feroient babiller un lonjr lemps, et en auroient le plaisir, luy pro|K)sanl plusieurs questions de neige pour luy troubler Tesprit.
N. DU Fail, Contcê et Disc, d'Eutrapel; édil. Jouaust, 1870; I, p. h.
Fut Ironvé ce boau Monsieur de neige, lequel, en pénitence, fut fouetté.
Id., ibid,; I, p. 935.
11 me fallut faire ce à quoy jo n'eusse jamais pensé me voir réduit, et je le Gs noaulmoiiLs. . . pour ne pas pouvoir à Tavenir reprocher que la vaine amour de mon honneur de neige, . , m'oust empesché dVmployer fout ce qui pouvoit senir à me remettre. - Cuvpelai?!, Trnd, de Guzm. dWlfar., lO.'Jo; III, p. 379.
Mais, connue rVsioit une raison de neige , laquelle il n'y avoit (loint d'apparence de recevoir pour lé;ptimc excuse, on Testrilla soudain. - Ip., ibid,, p. 5o5.
NENNl 145
Y Toudret bien porter des bottes à nos despens, ce biau Monsieur de neigt et de bran. - Lei Complimenté de la place Maubert, 16&/Î.
AOei, mon beau gourmour de neige.
Vous faire vistemeut panser.
ScABROK, Virg. trav,, Paris, David, 1706; II, p. 5o.
Voyez le beau héros de neige.
Pour avoir un tel privilège! - Id., ihid.; I, p. iScj.
L^aulre jour on me vint conter
Qu un de ces beaux ri meurs de neige
Qui sentent cncor le collège
Enquis si des vers il faisoit. . .
— Je n'écris, dit-il, qu en burlesque.
Mais pour des vers je n'en fais point.
Id., Œuvr,, Paris, David, 1700; 1, p. i53.
. . . Ses soupirs obligcoicnl fort Sa belle Princesse de neige,
Saint-Amaut, Œuvr,, bibl. clzév., II, p. 77.
Ma raison a bien un bandeau De suivre des plaisirs de neige £1 d'aymer un breuvage d'eau. ~ Id., ibid.. Il, p. ^17.
17 Et pareillement do Nordvége,
Autre beau royaume de nége, - Lobbt, Muze hietor,, i3 novembre 1660.
L'aisle gauche estoit composée d'autant d'escadrons de neige, de rubans Ggurés et d'agrémeos, et tous étoient commandés par le capitaine Orgoglio.
La RévoUê des PaeeemenU, dans le RecueU en prote de Sercy, t. IV, 1661.
Ce sont des vapeurs, vous dis-je; et, si vous voulez me croire, j'ai un remède infaillible pour les guérir. — Ah ! le beau médecin de neige, avec ses remèdes.
Dbstouchbs, Tambour nocturne, I, 6.
* Déjà, en 1611, le Diction, de Cotgravc donne (r questions de neigei»^ et traduit vfoo- ^f/rivolout queetiottêii,
Getle expression méprisante, 9 de neige y» ^ tire son origine, soit de ce qu'on appelait *(igt une dentelle sans valeur, faite au métier, soit du même nom de neige, donné à une nrte de coofiture fort rafraîchissante et fondant dans la bouche , selon le Diction, de Fu- Mière.
NESNI, NENNl-DA.
1537 Mascarille, est-ce loi? — Nenni-^a, c'est quelque autre.
LÉt.,ni,8.
^77 Tu penses fuir? — Nennù - Dép. am.y I, 4.
Si la conclusion est de Tesscnce du syllogisme ? — Nenni.
Mar. forcé, se. 4.
Comment? c'est sur les miennes qu il a frappé? — Neimi, Monsieur.
Fourb, de Scap., III, s.