‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 121 sur 664 · NESCIO VOS — NET · texte numérisé non relu

NESCIO VOS — NET

Un doulx nenny, avec un doulx soubrire Est tant honneste, il le vous faull apprendre.

Marot, Epigr, LIV; Paris, Rapilly, 18 2 A; II, p. h ho.

Nmny desplait et cause grand soucy. - Id., Epigr. LYI; ibid,, II, p. hki.

Mon fils, vostre rival n^en ayme-i-îl point d^autre Que celle ou son amour a traverse le vostre ?

— Nermy, - Racan, Bergerie$, 1" journée, I, a ; - bibl. elzév., 1, p. 3i.

Gomment, reprit-il, plaidez- vous contre une communauté. . .? — Nenny dea, répliqua GoUantme ; c'est que j^ay toutes sortes de procès.

FuRBTiàRB, Rom, bourg., bibl. Jannet-Picard , II, p. ih.

Est-ce assez ? dites-moi ; n^y suis-je point encore 7

— Nenni, — M'y voici donc — Point du tout. — M'y voilà 1

La Fout., I, p. 66 : FabL, I, 3.

1 6 Nenni da , non ; je prétends qu^au contraire Filles du monde ont toujours plus de peur.

Id., IV, p. 686 : Conteê, U, 16; - Cf. Ballade, UI; Gr. Écriv., I\, 13.

NeSCIO vos, loc. lat.y je ne vous connais pas.

695 Quelque autre, sous espoir de matrimonion, Auroit ouvert roreille à la tentation ; Mais moi, nescio vos. — Dép. am., II, k.

Tenez, tenez, voilà cinq sols.

— Va porter tes cinq sols aux tripes ,

Ou donne-les à tes guenipes ,

Dit Aglaure ; nescio vo$ ;

Vite qu^on me tourne le dos. - Richer, Ovide bouffon, i66'j, p. ah^.

Si je puis découvrir que ce Turc, pour début. Se soit fait de son chef ici mon substitut , . . . Je dis neteio vom, et m'en vais sans réplique.

MoNTFLBURT, Mari ean$ femme, II, 1.

Net, propre.

Vertubleu! petit compère, que vous êtes habile à donner des assiettes nettes. - D. Juan, IV, 7.

De peur d'offenser la Déité à qui ce bocage est consacré, n*y entrons point qu'avec respect, et après nous estre rendus plus nete que nous ne sommes pas.

D'URFé, L'Astrée, i6iâ; II, p. a88.

L'hermine, c'est un animal net, pur et candide.

Tabarir, Œuvr,, bibl. elzév., II, p. 19^.

En tout le reste du corps, il n^avoit rien de si net, ni de si di^nc d'être baisé.

Malh., II, 95.

Les esprits net$ de leurs ordures, Ayant souffert mille tortures. . .

Sont admis aux Champs-Elysées.

ScARROH, Virg, trav,, Paris, 1705) II, p. 179.

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