‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 126 sur 664 · NOEUD — NOIR (LE · texte numérisé non relu

NOEUD — NOIR (LE

Oui, loin de rendre vains mille amoureux serments, Et donnés et reçus entre ces deux amants. Loin de rompre le ncmd qu'ils serrèrent ensemble , Je veux qu'un plus étroit aujourd'hui les rassemble.

MiiBBT, Le Grand et dem, Solyman, V, i.

* M. Paul Mesnard, qui cite ce passage dans son édition de Racine (CoU, dee Gr. Eeriv.), a remarque que le cruel jeu de mots qu'on trouve ici, reparaît dans Bajazet :

1 693 Loin de vous séparer, je prétends aujourd'hui

Par des nœudê étemeb vous unir avec iuL - Ric, Bajazet, V, 6.

108 Le nœud d'hymen doit être respecté. - La Font., VI, p. 61 : ÙmteÈ, V, 5.

a 9/1 Sire, dit-ii, le nœud du mariage

Damne aussi dru qu'aucuns autres états. - Id. , YI, p. 1 16 : Contée, V, 7.

Et comme un pareil nœud demande tout un jour, Angélique et Carlos auront demain leur tour.

MoRTFLBUiT, Dupe de eoi-mimê, V, 1 1.

Ce fils, en qui mon sang s'est si bien démenti.

Ne feroit avec vous qu'un nceud mal assorti. - Id. , Criep. gentilh, , IV, 6.

Souffrez que, sur l'espoir de vous avoir pour femme, Je vous livre un baiser pour gage de ma flamme.

— Il entre en ces baisers, sans un nœud solennel, Des transports indiscrets d'un feu trop sensuel ; On sait qu'un nœud sacré , comme le mariage , Ne doit pas commencer par le libertinage.

Id., Trigaudm, III, 5; - Cf. Id., ibid., H, 3.

Tu me vois en ces lieux en propre original Pour serrer le doux nœud du lien conjugal.

— Le bourreau t'en fasse un qui te serre la gorge I - Rbonaid, Le Bal, se. 7.

Item. Je donne et lègue à Lisette , présente . . .

— Ah I — Qui depuis cinq ans me tient lieu de servante , Pour épouser Grispm en légitime nœud.

Deux mille écus comptant, en espèce. — Ah I ah I ah I

Id., Légat, univ,, IV, 6.

Noeud.

* Voir Protase.

Noir (Le), vêtements noirs.

117 Que d'une serge honnête elle ait son vêtement,

Et ne porte le noir qu'aux bons jours seulement.

Éc. des Mar.y I, 9.

Car enfin il est ridicule

Qu'une fille qu'on mariera . . .

Voudra que le jour de ses noces

Son pauvre père , sans pouvoir.

L'habille d'un riche babil noir

De moire ou de ferrandine. - Fa. Colletet, Parie ridicule.

t (rLes feoimes prennent le noir quand elles font des visites de cérémonie.»

FuRETièas, Diction,

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