‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 125 sur 664 · NOBLE — NOEUD · texte numérisé non relu

NOBLE — NOEUD

Noble, qui ne paye pas la taille; qui appartient à une famille de gentilshommes.

Si je ne suis pas né noble y au moins suis-je d'une race où il n y a point de reproche. - G. Dand., II, s.

Pmsqu^il a tant de biens, il est noble de reste. Combien de soy-disant chevaliers et marquis Se tardent sottement de noblesse à Paris, Dont, en 8*emmarquisant, la plus haute noblesse A seulement pour titre une grande richesse I Sans cela leur naissance est basse et sans ëclat , Et leor bien, en un mot, est tout leur marquisat.

Hauteiochr, Le Deuil, se. â.

Le père mededn, Tayeul apothicaire, Le bis-ayeul peut-^tre encor moins que cela, Qui diable seroit noble, à descendre de là? - Poisson, Coméd. eam titre, I, s.

* «En pariant aussi de la naissance de quelquW, Ton doit dire : Il est bien genteil^ hmmÊe, et qui prononce ce mot autrement ne sçait que ceux qui sont véritablement noblee K Doounent ainsi eux-mêmes.» - [Ch. Sobel], Loix de la galanterie, dans le Recueil det fièmletplu» agréablee de ce tempe, 1 6&&, p. 37-38.

Le mot noble, attaché comme épithète à certaines expressions, parait d*un emploi assex récent, li Ton en croit M"* de Goumay et Tauteur des Loix de la galanterie :

f Ces deux poètes (Bertaut et le card. du Perron). . . appliquent Fépithète de noble à qui 3s veulent louer, comme noble prix, noblee soins, noblee esprits, tioà/s courage, noble tr^as, noble servage, noblee vins, noble mérite.»

M"* DB GouBNiT, L'Ombre, 1627, p. 96a.

f Enfin, pratiquant toutes ces grimasses mondaines où il y a tant de mystère, vous croiret que c^est ce que Ton doit appcUer une noble fierté, nouvelle vertu de ce siècle dont Ton parle tant, et dont les anciens philosophes n*ont jamais eu Tesprit de s*aviser.

[Gh. Sobbl], Loix de la galanterie , déjà cité, p. /iS.

Noeud, mariage.

3oa Et c'est après cinq jours de nocturnes visites,

Tandis que vous serviez à mieux couvrir leur jeu, Que depuis avant-hier ils sont joints de ce nœu.

Dép. atn.y I, &.

1070 Un saint ncmd dès demain nous unira tous deux.

Éc, des Mar.y III, 8.

1679 ^^ ™^i> ^^^t le conseil que je vous puis donner, Cest de ne pas souffrir que ce nœud se diffère.

Éc. des Fem.y V, 7.

On peut estre noble en trois façons, Tabarin : ou de race et par le sang, ou par lettres, ou par quelque bel acte généreux où Ton ayt fait signaler sa vertu.

Tababin, Œuvr,, bibl. elzév., I, p. 7^-73.

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