NOURRIR
Nourrir, élever.
355 Moi, nourrie avec vous, et qui tiens sous silence Des choses qui vous sont de si grande importance I
Dép. am. , II , i .
676 Mon fils me rend chagrin; vous savez que je Taime,
Et que soigneusement je lai toujours nourri, — Ibid., II, C.
1248 Et de croire qu'une âme à la vertu nourrie... — D. Gare, IV, 7.
i5&7 Je vous aurai pour lui nourrie à mes dépens?. . . N'est-ce rien que les soins d'élever votre enfance?
Éc. des Fem. , V, U.
1760 Quoi. . .? — D'un hymen secret ma sœur eut une fille Dont on cacha le sort à toute la famille. — Et qui, sous de feints noms, pour ne rien découvrir. Par son époux aux champs fut donnée à nourrir. - Ibid., V, g.
169 Et crois voir en nous deux, sous mêmes soins nourris,
Ces deux frères que peint YÉcok des Maris. - Misanth. , I, 1.
Elle est nourrie et élevée dans une grande épargne de bouche.
UAV.y II, 5.
Nous sommes de la ville de devant nous ; Tous deux sommes nez et rwurrU De la ville
Farce nouv, à cinq penonnagei, det Femmes qui font refondre leun marié.
Vous seriez toute esbahye comme il tient bon propos. Certainement il montra qu'il a esté bien nourry, ~ Frarç. d'Amboisb, NéapoUtaines , ibSh; I, 3.
Sa modestie et honnestes façons monstrent qu'il a esté bien nourry et eat de maison. - Larbivet, Tromperiet, 1611; II, à,
Aldppe, ayant esté nourry par son père avec la simplicité du berger, eut tousjours un cspnt si êdoignë de sa nourriture, que toute autre chose luy plaisoit mieux que ce qui sentoitle village. - D'Uspi, L'Aitrée, 161&; I, p. 33*.
Cest la coustume des paslres bien nourrit d'avoir de la courtoisie.
Id., ibid.; I, p. a46^-aii7'; - Cf. iffid., I, p. 56** et 57'; H, p. 809.
Un misérable,. . . nourri aux voleries. - Malh., Trad, de Sénèque.
Elle brûloit d'envie de sçavoir où il avoit esté nourry, pour apprendre tant de gentillesses. - Sorbl, Francion, 1699; II, p. 996, édit. 1791.
Son vieil escuyer avoit nom Rodrigue SantiUane ; il avoit esté nourry jeune par le père de Victoria. - Sgabror, Rom, corn,, I, 91.
Peu de mortels des Dieux chéris.
Bien moriginez , bien nourrit , , .
En sont sortis les bragues nettes. - Id., Virg, trav., 1706; II, p. iiâ.
Il est homme de bonne condition et fils d'un amba^^^sadeur de France en Hollande, bien né, et bien nourri,
Chapblaiit, Corretp,, I, p. 618 {Coll. des Docum. inéd.).