‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 142 sur 664 · OBLIGER — OBLIGER À · texte numérisé non relu

OBLIGER — OBLIGER À

« Li femine appelait elle-même objet Thomme aimé :

Léosoi. J^aime, et le digne oijet qui règne sur mon cœur Par cent et cent devoirs s^en est rendu vainqueur.

Th. Gobh., Feint Atlrol., III, 9.

Bossnet donne la définition suivante :

Qu*appelei-vous un objet f — La chose vers laquelle on se porte : comme la veâe se porte sur la lumière et les couleurs ; c*est son objet,

BossvtT, Catéch, de Meaux, in-i 9 , 1687, p. 8/î ; - Cf. Id., Avert, aux /Votes/., in-6% 1689-1891; IV, S a, p. a5a.

Obliger, plaire.

Le respect bien souvent n oblige pas tant que Tamour.

Am, magnij.y I, 1.

955 Tout Im' plaît et déplaît, tout le choque et Vobligf. - Dbspr., Sat. VIIl.

Obliger, lier par la reconnaissance.

1875 Mes plus ardents respects n'ont pu vous obliger; Vous avez voulu rompre ; il n'y faut plus songer.

Dép. am.j IV, 3.

En vërité, ma fille, vous êtes bien obligée à ces princes, et vous ne sauriez assez reconnoitrc tous les soins qu'ils prennent pour vous.

Am. tnagnif.f III, 1.

Je me sens également obligée à lamour, aux empressements, aux ser* vices de ces deux Princes. - Ibid, , ibid.

n a fallu qu'tï . , , se toit obligé à eux comme d'un plaisir singulier qu'ils lui ont (ait. - Malh., Il, p. 58.

Il n*y a point de bienfaits qui nous obligent davantage que ceux que nous recevons sans les avoir mérités. - Id., IV, p. 137.

Ce n'est pas un grand malheur d'obliger des ingrats ; mais c*en est un insupportable dVire obligé à un malhonnête homme. - La Kochep., Il, p. i58.

Obliger à . . . , contraindre à . . .

Je me retire, mon père, pour ne me voir point obligée à recevoir ses compliments. - G. Dand., II, 8.

Tous les ecdésiastiques y étoient obligée par la privation de leurs bénéfices.

Rac, IV, p. 568: Port-Roy. Carthage^til obligée A payer tribut.

BossuiT, Hist. Univ., in-/i% 1681, p. 71 ; - Cf. Id., Uitt, det Var. » 9 in-/i% i688;I[,p. 6«5.

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