‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 143 sur 664 · OBLIGER — OBSCÉNITÉ · texte numérisé non relu

OBLIGER — OBSCÉNITÉ

Je me trouve toujours obligé à rcpasBer par tous les endroits de la caHe qu*il a déjà vus. - La Baur., 11, p. à^'j.

4c Bossuet a employé dans la môme phrase, avec le même sens, obliger de et obliger à :

Ce qui ohligtoit le plus à détourner le sens de ces paroles. . . tr mangez, cecy est mon corps; beuvez, cecy c^t mon saiig*>, à des sens spirituels, c^est qu*elles senibloient induire au crime, en obligeant de manger de la chair humaine et de hoire du sang humain. - Id., Hist, det Var., a in-6% 1688; II, p. U'jh,

De roi^mc La Fontaine :

37 On m'oblige de vous quitter. - II, p. 1 aâ : FabL, VU, 6.

1 1 5 Jamais on ne pourra mi' obliger à le croire.

II, p. 668 : FabL, l\ : à M"' de La SabUh^.

Obligeb, s'obliger de..., s'engager à..., prendre Teng-agement de . . .

Un fort honnâtc médecin. . . veut s'obliger par-devant notaires de me faire vivre encore trente années. - 3* placet du Tartuffe.

Je ne lui demandois pas tant, et je serois satisfait de lui, pourvu qu'il s'obligeât de ne me point tuer. — Ibid.

La màme faim qui chasse le loup du hois, oblige un aveugle de vous écrire.

La ItocHBP., III, p. 89.

Les Juifs. . . obligeaient Pilate de le condamner à la mort

Bossuet, Catéch, det Feitf»^ 1687, p. A3.

Obligeb (S') QUE. . . , s'obliger à ce que. . .

Il s'obligera, si vous voulez, que son père mourra avant qu'il soit huit jours. - DAv., II, *i.

Obscénité.

Ce LE. . . a une obscénité qui n'est pas supportable. — Comment dites-vous ce mot-là. Madame? — Obscénité y Madame. — Ali mon Dieu! obscénité. Je ne sais ce que ce mot veut dire; mais je le trouve le plus joli du monde. — Crit. de VEc, des Fem,, se. 3.

J'aime à dire des vers, et je crois, sur mon âme,

Que j'aiirois si bien dit : obicénité, Madame.

— Vons ne Tenlendez pas. — Pourquoi non? — Entre nous,

Obtcénité par Taiifre est mieux dit que par vous.

MoxTFLEURT, Impromptu de l'Hôtel de Coudée sr. U.

Quoi I Ton voit aujourd'hui leurs ouvrai^es polis

(les ouvrages des Racine, des Boyer, des Corneille )

Page 1