‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 146 sur 664 · OFFICE · texte numérisé non relu

OFFICE

Si Ton n^est vostre parent,

On vous est indiffèrent.

Selon le bruit populaire ;

Et Damon, vostre voisin.

Veut acheter, pour vous plaire.

Un office de cousin. - GoMBiULT, Epifp\, iu-ia, 1667, p. 160.

« Les charges publiques se donnaient : i*^ soit en titre di office, et alors elles étaient la propriété de celui qui les exerçait, et pouvait les vendre ou les laisser en héritage; 9* soit par comimssîon , et alors elles étaient personnelles, temporaires, et le Roi en disposait à lOD gré. — Maître Jacques est un personnage ; il exerce sa charge chei Harpagon en titre d'o^cf .

ffD y a des gens de la ville qui disent un office pour dire une charge ; cela n*enipéche pai qu'il n*y en ait quantité d autres qui se servent du mot de charge au lieu de celuy d*^fEre. — Le mot de charge reprit Tabbé ne doit point exclure celuy d*office, quoy qu'ils «gnifienl la même chose. On dit un office de la maison du Roy, un office de judicature , iQ effice de finance , et c'est le terme dont on se sert dans toutes les provisions de ces emplois, et dans les Édits et Déclarations du Roy. — Il est vray, répondit le Commandeur, et il V est bien placé , parce que c'est alors ce qu'on appelle un terme de formule ; mais cHa n empêche pas qu'un homme qui diroit en conversation que le Roy a donné Voffice de maréchal, Voffice de capitaine des gardes, Voffice de secrétaire d'Etat, et même qui diroit

Sue M. un Tel a achepté l'once de président ou de conseiller au Parlement, ne parlât 'une manière peu pohe, parce que les gens du monde ne se servent point de ce mot du» la conversation, et se servent toujours de celuy de charge, soit quelle soit d'épée, de n^ ou autremenL

tCe mot d'office, continua le Commandeur, a une autre signification dans laquelle il ert fort bon, c'est lorsqu'il signifie eervice, et il me fait souvenir de certaines gens qui viennent vou^ dire grossièr(*ment : (rJe vous prie de me rendre tervice en cette affaire», aa lieu de dire : «rJc vous prie de me rendre vos bons officeen; c'est ainsi qu'il faut s'exprimer en pareil cas, non seulement avec ceux qui sont au-dessus de nous, mais mesme aiec nos ^ux; il faut employer le mot de eervice pour exprimer le bon office qu'on veut rendre à quelqu'un; et il seroit incivil de luy dire qu'on luy rendra office, à moins qu'il ne fût fort inférieur; mais c'est une incivilité et un manque de politesse à celuy qui demande quelque recommandation à un homme en crédit de luy dire : «Je vous prie de DK rendre urvice.ii - Db CALLièaBS, Du bon et du tnauv, ueage, 1698, p. 66-69.

Ofrcb, aujig., emploi, métier, devoir; mot vague.

La crainte en moi fait ïoffice du zële. - D, Juan, I, 1.

Tâche ... de faire donner avis à Cléante du mariage qu'on a conclu. — Je n'ai personne à employer à cet office, que le vieux usurier Polichinelle. - Mal. imag., I, 8.

Si Bellinde laissa si longuement parler Celian, ce fut de crainte que, parlant, ses larmes fissent Voffice de paroles , et que cela rengregeast le desplaisir du berger.

D'Uaré, UAetrée, i6i4; I, p. 337'.

Faire plaisir. . . est Voffice de la vertu. - Malb., Il, p. 99.

Pour se glisser ... en l'amitié des grands , ils se font les esclaves et chiens coucbans; il n'y a sorte de Ims et mcchaiiiques officee qu'ils ne pratiquent.

Garasse, Doclr, cur,, i6a&, p. ioo5.

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