‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 150 sur 664 · OIE : PETITE-OIE · texte numérisé non relu

OIE : PETITE-OIE

La pompe et le bonheur t*oiit constamment suivie ; Mais les appas flatteurs d*une si belle vie Wont jamais ojfu$qué Tesclat de ta vertu.

Matrabi», OEuvr., in-6% 1666, p. 36o.

Nais quel aveuglement offu$quê mes esprits?

Malliville, I\té8,, in-6% 1668, p. !io6.

Vous estes tout ainsi que le flambeau céleste Quand un nuage ëpais ojuêquê sa clarté.

Tbistan l^Hbbm., Vert hêroiq,, in-&% 16&8, p. 365.

(U) compare Tobscurité Qui leur offiuquoit lors la prunelle, A la Lune, alors que, nouvelle.

Un brouillas que Pair épaissit La rend blaffarde et Tobscurcit.

ScABBOR, Virg, trav., Paris, 1708; II, p. 199.

Ma vie a Irop d*éclat pour pouvoir ê'offtuquer. - Crit, du Tari,, 166g, se. 1.

87 Vainement offu$qué de ses pensers épais. - Dbspb. , Epùr. , XL

Il a du bon et du mauvais, qu*il ojfuiqu» par Taffectation. - La Baur., li, p. 66.

OlB : LA PETITE-OIE.

Que vous semble de ma petite^ie? - Préc. rid., se. 9.

Quant aux cérémonies, aux traditions ecclésiastiques, aux visions et apparitions, et choses pareilles, il (Pasquier) les appellera la petite oye de la Religion.

Le P. Gabassb, Reeh, de$ ïlech, de M' Est. Paequier, 16a a, p. 6o3; - Cf. Id., Doctr, cur,, 169 A, p. 963.

1617 Ne vous vendrai-je rien, Monsieur? Des bas de soie. Des gants en broderie , ou quelque petite oie f

GoBR., Galerie du Pàlait, IV, i3.

Je lis faire un habit de taffetas coulombin , avec la petite oye bleue.

SoBBL, Franâon , édii. i6&i,p. 349.

L'habit estoit pour un jeune bourgeois qui, Tayant déjà porté quatre ou cinq ans, le faisoil retourner, et, y mettant une petite oye verte ou rouge, cela le feroit paroistre plus qu'un valet de quarreau. - Id., Polyandre, 1 66 8 ; l, p. 197.

En sauvant cerveau , cxeur ou foye , Laissez périr la petite oye, Et vous verrez bientôt les ris Succéder aux pleurs et aux cris.

Le P. Gabrbau, Stimmimackie , i656, p. 37.

Le sieur de la Basinière, trésorier de TEpargne, avoit mis un habit dont la petite oie etoit de deux cent cinquante aunes Je rubans.

Db Villibbs, Journal d'un Voyage à Parie, 1607-1658, p. 67.

Ton-ton prendra de vent trois ou quatre aulne>. . . Qui serviront de frisque petitê-oye A ce présent fait en belle monnoyc.

Sabasih, Œuvr,, 9 ui-h", i656; II, p. 119-190.

Page 1