‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 163 sur 664 · OUÏR — OUTRANCE · texte numérisé non relu

OUÏR — OUTRANCE

671 Dut, otff, celte vertu sera récompensée. - Rac, Théb,, III, 3.

591 Oui, oui, vous me suivrez, n'en doutez nullement. - Id., Androm.y II, 3.

On dit : le oui et le non; lous les exemples donnés par TAcadémie française (1878) admettent Taspiration, et dans aucun on ne voit Tapostrophe.

Malherbe, dans son Commentaire sur Desportes, remarque que ce poète fait le mot tantôt d^une syllabe, tantôt de deux :

Oui, mais le grand péril de la grande entreprise.

Un doux oM-i du cœur et de la bouche. 0 ne faut qu'un ou-i mêlé d'un doux sourire.

Malheri)e préfère ont disyllabe, comme dans réjoui, - Malh., IV, p. 969, 977, 67 9.

OlÏR.

191 Mais, Madame, admirez que malgré la tempéle Que votre usurpateur oà gronder sur sa tête. . .

D, GarCf I, 2.

Ce que vous orrez n'a esté fait que durant le sacrifice.

D'Urfé, VAttrée, i6ià; I, p. 3o8\

Ces paroles ne peuvent advancer rien davantage que de faire concevoir à ceux qoi les ojgront quelque mauvaise opinion de nous.

Id., ibid.; I, p. 336', 373'; II, p. 699, 876.

Celui. . . par qui il rCoit point d'alarmes. - Malh., II, p. 565.

3ï5 Pauvre esprit! — Je le perds

Quand je vous oy parler de guerre et de concerts. - Corn., MeiiU, I, 6.

Oyts-vous ce qu'il dit? — Don Alvar est flatteur.

Th. Corn., D, Bertr, de Cig,, II, h,

9 Écoutez un bon mot, oyez une merveille. - La Font., III, p. 161 : FabL, XI, 9.

393 Clymène oyoit cela négligemment. - Id., VII, p. 166 : Clymène, Coméd.

* lOoîi. — Prés. J'oy et ou, tu oie, il oit, nou$ oyom, vou$ oyez, i7s oyent, — Fut. ^^f^> et non j'orray, etc.

^EtUr'ouir suit sa reigle.

^La différence d'ouïr et etcouter est que le premier signifie simplement recevoir le son par le moyen du sens, et le second prester l'oreille avec attention.» - Anth. Ocdin, Gramm. frthç., Rouen, 16/i/i, p. i65.

OlTRANCE.

«067 Plein de violence,

Vous n'avez pas jchargé son dos avec outrance? - UEt., III, /j.

95 Et chacun croyoit d'assurance

Qu'ils nous feroiciit la même outrance, Et peut-<)tre encor cent fois pis.

LoRRT, Muze hiitor,, 9 septembre i65o

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