PASSER (SE) DE. . . — PASSER (Y
Bien que je . . . puisse trouver de bons garants et de grands exemples dans les vieux et nouveaux siècles, j*estinie qu'il n'est que meilleur de êepauer de leur imitation en ce poinL — Gor5. , Au Lecteur, en tète de La Veuve,
Bon, je mepoMëerai fort bien de ses faveurs. - Riorard, Ménechmee, II, 5.
Celui qui croit pouvoir. . . ee ptuter de tout le monde se trompe fort ; mais celui qui croit qu^on ne peut ee paeeer de lui se trompe bien davantage.
Là Boghbp. , I , p. 110.
i36 On têfit bien pneeé de prendre tant de peine.
La Font., IY, p. 3i : ConUê, I, i.
9* Passer (Se) de. . . se contenter de. . .
Ce que je trouve admirable, ccst qu'un homme qui iest passé y durant sa vie, (fune assez simple demeure, en veuille avoir une si magnifique quand il n'en a plus que faire. - D. Juan y III, 5.
On estoit bien contraint au temps passé de ee paeeer d'un honneste videt, bien Testu avec un manteau. - Coq. de l'accouchée, iGaa; bibl. elzév., p. a 56.
Ceux qui savent, $e peuvent paeeer d'un simple recueil. - Malh., II, p. 6o3.
C*étoit un lieu serré et dont toutes les places étoient prises; mais teUe qu*elle étoit, il faUut e'en pauer, - Chapblai!! , Trad, de Guztn, d'Alfar., 1 63o ; IIl, p. 696.
Je fay aussi que ceux qui nourrissoient quatre ou cinq laquais ee paeeent de deux , d'un pour eux et d*un autre pour leur femme.
SoHBL, Polyandre, 1668; II, p. 366.
A son défaut, les Turcs se eont paeeée de toi.
MoxTFLEUBT, Mari eane femme. II, 3.
* Dans ce sens, ee paeeer de. . , s^cst dit en même temps que ee paeeer à, , ,, qui D et plus maintenant en usage :
Pensez-vous, quand vous êtes hors d^icy, que je fasse ordinaire? Je me paeeerai/ Aune pomme cuite. - D'Ocvillb, Contée, 1666; édit Jouaust, I, p. i54.
3o9 II t'est fallu poster à cette bagatelle. - Corn., Ment,, I, 5.
Soixante-dix pistoles I . . . — Bon, si je voulois, j^en gagnerois dix mille ; mais . . . je tne paeee à peu. - Regxabd et DuPBÉxr, Foire Saint- Germain , II, 11.
10® Passer (Y), locution.
100& Ciel, faites que mon front soit exempt de disgrâce; Ou bien , s'il est écrit qu'il faille que j'y passe, Donnez-moi tout au moins, pour de tels accidents, La constance qu'on voit à de certaines gens.
bc, des Fem.y III, 5.
Il faut que raessire Jean y paeee, et puis tu y paeeerae tout ton saoul.
Comte DB CaiMAiL, Cotwd. dee Prov,, III, se. dem.
î238 PASSE-TEMPS — PASSIONNER (SE)
Elle demande cncor ce jour,
Et ne l'obtient qu'avecque peine ;
Il fallut pourtant y paê$er. - La Font., V, p. 917 : QnU$ê, 111, 7.
Quand la politique du parti fit résoudre qu'on rei'e>Toit les Luthériens à la Gène, et que le Synode de Charenton en eut fait la décision, il fallut bien y paner,
BossuET, Avert, aux ProteiL, 1689-1691; II, S «3, p. 167.
1 1^ Passer par les mains de ... , locution.
Ecoutez, vous faites la railleuse; mais vous passerez par nos mains quelque jour. - Am. méd,y III, a.
l'i"^ Passer la plume par le bec, hcutton.
:¥ Voir Plume : paêter la plume par le bec.
Passe-temps.
go Et je trouve avec toi des passe-temps plus doux. — FAch.y I^ 1.
11 fut contraint de changer ses paete-tempt d^enfance.
D'Uapé, UAttrée, 161 A; 1, p. 3s5*.
Philides vous promet des pane-tempe plus doux. . .
— Il faut jouir encor d'un autre paeee-tempt, - Rotbou, La Célimène, V, 7.
Vous pensiez cajoler une autre à mes dépens.
— Vous, d*une double lettre avoir le patte-tempt.
Th. Coax., Amour à la mode y II, 8.
Voici. . . — Continuez, \e paeee-iempi est doux.
MoRTFLEunT, Coméd. poète , IV, h.
G77 Hé quoi I vous n*avez point de paete-temp» plus doux? - Rac, Ath.^ Il, 7.
Passionné (Le).
* Voir t. I, p. 4a, Adjectif» employés comme suhstaiitifê.
Passionner (Se), s'emporter.
i543 Et vous ne devez pas vous tant /^/i^nonner. - Tart.^ IV, 7.
On vient de me mettre en colère. . .1 — Ne vous passionnez donc point. - Mal. imag., I, 6.
Pateionner son ame et s*emmai|jrir de peine , Appeler un bel œil or doux, or rigoureux,. . • Ce sont à dire vrav des effets de folie.
La Bravade d'amour, 161 1 ; dans les Var, hist, et litt, de la bibl. eizév., IX, p. 76-77.
3fc Noël et Garpentier prétendent que cette expression était nouvelle vers 1738; on la trouve cependant dans Cot^ave (1611), dans Monet (iG'jo), etc.
pathos — patience 239
Pathos.
* Tmr L II, p. 6od , Ithoi et patho:
Patibulaire , digne du gibet , patibulum.
Je n*ai pas, Dieu merci, les inclinations (ori paiibtdaires.
UAv.y n, 1.
# Le seul dicUonnaire où nous ayons trouvé ce mot avant celui de Richelet, est le Dietim, de G>tgrave (161 1, i6da, i65o). Le mot était cependant dans la langue; on le raitoDtre dans les mémoires de Jean d'Auton et de Martin du Bellay.
Les Parisiens, mes compatriotes, sont d'ordinaire assez vaillans; mais ils ont la pente (ori patibulaire. - Scabror, Dern. Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. Sg.
196 On fit mourir dernièrement Dans la place patibulaire Un misérable réfractaire. - Loret, Muze histor,, a 5 mai i656.
Sdg Ce sont de tristes quolibets Que des histoires de gibets Et de trépas pa(t6u/atrM. - Id., ibid,, 96 juin 1661.
S'il faut être pendu, ce n'est pas une affaire. — Ce Monsieur le commis a Tair patibulaire,
PoissoH, Comed. eane titre, II, 4 ; ou plutôt Bocrsault, Mercure galant.
Cet homme sera pendu avant ^îngt- quatre heures. Voyez cette mine patibulaire!
Rbgrahd, Hom. à h, fort,, III, 8.
Juste Ciel, seulement fais qu'avant mon trépas
Je puisse de mes yeux voir trois de ces corsaires
Orner superbement trois bob patibulaire» / - Id. , Le Bai, se. a.
* La Fontaine l'a employé comme substantif dans le sens de gibet, signe patibulaire,
199 Car de mettre au patibulaire
Le corps d'un mari tant aimé. . . - La Font., VI, p. 85 : Contée, V, 6.
Th. Corneille a risqué le moi patibulairement , dans le Galant doublé, IV, 8.
Patience : se donner patience, prendre patience.
855 Mais qu'est-ce? — Ah! s'il te plaît, dorme-toi patience,
r£t.,II, 11.
ihk C'est assez. — Dmtiez-vous un peu de patience. — Fdch,, I, 1.
Vous n'avez qu'à vou» donner un peu de patience, - S£?., VIII, p. 869. Eh! là là, donnezriHms patience, - Regxabd, Divorce, I, 7.
♦ Voir t» II, p. 1 14, Donner (Se), prendre.