‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 204 sur 664 · PELÉ — PÈLERIN · texte numérisé non relu

PELÉ — PÈLERIN

Ceux qui ont premièrement fait la peinture de la vraye innocence ne Tont jamais élablie dans les villes. - Segrais, Nouv. franc. , i656; 5* Nouv., p. 366-967.

Le portrait de Malliiide qu*il sreut à Tariiïe estre entre les mains d*Alphonse, l.uy tint encore fort au cœur ; et quand il pensoif que sa maistresse sçauroit un jour qu*il avoit donné sa peinture,, , , il estoit dans une fureur dont il n'estoit pas maitre. - M"* de Scud^rt, Mathilde, 1667, p. hko, "

T\nTUPPi. On portrait si confus me ressemble trop mal; Ces traits sont sans rapport à leur original ; Et si dans ces défauts qui choquent la natur<; L'on me veut soutenir que ce soit in& peiMure, Je pourray soutenir à mon tour que Tauteur, Et non celuy qu^il peint, luy-mesme est imposte-ur.

La Crfi, du Tartuffe^ .1669, se. 1. .

69 Vous riez : savez-vous que c'est votre peinture 7 - Dbspr. , Sat. IV.

78 De votre auteur alors faites-lui la peinture. - Id., EpU. X.

Voilà la peinture de Tamour-propre. - La Roghbp. , I ,' p. ' 1 &6.

Je la porte à souflrir que j'ayc sa peinture,

MOKTFLBURT^ Ec, d$e FilUê, m, 13.

0 Dieux ! c'est d'une femme

Dont je tiens la peinture ! 0 Dieux 1 qu'elle a d'appas !

. DsTisé, LM Cocue imaginaire, se. 5.

Pelé, tei'tne injunmx.

1 57 Ah! que nai-je un mari d'une aussi bonne mine,

Au. lieu de mon feU^ de mon rustre. . .1 — Ahl mâtine!. . .

Sgan,, se. 6.

Sa chevelure est bien caduque.

Mais il e^t fort dissimulé ; Faites-luy quitter la perruque, El vous verrez un beau peÛ,

GoMBAULD, Epigr,, in-13, 1657, p. ^^^*

Il falloit dévouer ce maudit animal.

Ce pelé, ce galeux d'où venoit tout le mal.

La Fo?it., FabL, VII, i : Animaux maladet de la pette.

Certaines petites pelSee. . . pensent qu'il y va, de leur honneur de maintenir l'empire de la préciosité. - Robi5Bt, PanSgyr. de VEc, dee Fem,, 1666; A* Entrée.

PÈLERIN : CONNAÎTRE LE PÈLERIN, locution.

Si tu connoissois le pèlerin, tu trouverois la chose assez facile pour lui.

D, Juan, I, 1.

Enfin vous contutiêiez l'esprit du pèlerin,

GiLBT DB LA Tbssonubrib, Detniaiêé, H, a.

Il faut le pendre, ce dit Mome;

Je connoië bien le pèlerin ;

C'est un terrible goulfarin. - Righbr, Ovide bouffon, 16C3, p. sa.

Page 1