‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 207 sur 664 · PENSÉE — PENSER · texte numérisé non relu

PENSÉE — PENSER

69 Ha ! vraiment, Monsieur le pendart,

Vous avez mérité la hart. - Lohbt, Muze histor,, a janvier i655.

Les Etieux estoient de grands pendardi De nourrir ces bétes immondes.

RicHBB, Ovide bouffon, 166a, p. 97a ; - Cf. Id., ibid., p. 579.

G*est on pendart, Monsieur, qui mérite la corde.

BouBSAULT, Médecin volant, se 17.

Le coquin à mon maître a volé mille écus.

— Le pendard! mille écus I — Oh I s^il est pris, je pense

QuMl fera le pendard au bout d'une potence.

Th. Gobn., Char d'Avaloê, III, 9.

... Le grand pendard de maître que j*aî là ! - Montflburt, Trigaudin, Il y 1 1.

L^autre jour, un pendard d^homme, voyant ma lettre infinie, me demanda si je pensois qu*on pût lire cela. - Siv., II , p. 673.

Ah I le mauvais pendard,

A qui Monsieur voulut de son bien faire part! - Rbgnabd, Légat univ., III, A.

Pensée : venir en pensive.

iSa De la lui demander il me vint en pensée. - Ec. des Fem,y I, i.

N, B. Quelques éditions donnent : «r il me vint la pensée».

Il ni est venu en pensée, pour divertir la compagnie, de chanter avec Mademoiselle une scène d'un petit opéra. - Mal. imag., Il, 5.

* Malherbe n*a pas dit : venir enpeneée, mais de la même façon, il a dit : «venir en

Lisex. . . toujours les plus approuvés, et si parfois il vous vient enfantatMie de vous divertir à la lecture des autres, vous le pouvex dnire, mais que vous reveniei toujours aux premiers. - II, p. a 68.

Penser , manquer de ... , faillir.

1770 Et c'est elle, en un mot, que vous venez chercher.

Et pour qui mon refus a pensé vous fâcher. - Ec. des Fem., V, 9.

Nous avons aussi mon neveu le chanoine, qui a pensé mourir de la petite vérole. - Pourc., I, U.

Mon tailleur m'a envoyé des bas de soie que j*ai pensé ne mettre jamais. — Bourg, gent.y I, 2.

Je viens de faire deux ou trois visites, où ils ont pensé me désespérer par le peu de respect qu'ils rendent à ma qualité. — Escarb. , se. a.

En cet arroy, je pentay fondre sur place.

Gbapblain, Trad. de Guzm, d'Aîfar., i6do ; III, p. 5ao.

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