PENCHANT — PENDARD
* (T Entre les façons de paroles qu^on a tirées des romans, il y en a qui sont excellentes, comme d*avoir du penchant ou de la ponte à quoique chose.»
SoREL, Connoiu, det lÂvr., 1671, p. 388.
crll y a beaucoup de façons de parler hardies et nouvelles dans le livre. . . attribue h M. de (Bussy-) Rabutin; il parle d^osprit insinuant, qui a du. penchant et de la pente à quelque chose.» - Id., ibid,, p. 873.
Penchant, déclin.
189 Qui ne saiiroit souffrir qu'une autre ait les plaisirs
Dont le penchant de l'âge a sevré leurs désirs. - Tart, , 1 , 1 .
1A61 Le second, je Tavoue, avoit un grand courage,
Bien qu*il parût déjà dans le penchant de Tàge. - Cobn., Œdip,, IV, h.
1 193 Que c^est un imbécile et sévère esclavage.
Que celui d^un époux sur \e penchant de Tâgc. - Id., Soph,, IV, 9.
Je crois avoir juste raison d^appréhender pour lui, d^aulant que je le vois dans un grand penchant de ses forces. - Gut Patin , Lettr.
8 1 Quand Tan vers son penchant décline.
LoRiT, Muzê hûtor,, 96 décembre iG5â.
Pendard.
/ii3 Gourons donc le chercher, ce pendard qui m'affronte.
Sgan.f se. 17.
5&7 Je crains que lependard^ dans ses vœux téméraires, Un peu plus fort que jeu n'ait poussé les affaires.
kc, des Fem.^ II, 5.
Ah I que le Ciel m'inspire une admirable invention pour me venger de mon pendard. - Méd. malgré lui, I, &.
Le valet d*un de mes amys , . . . EscossoLs de nation . ayant oui dire et prononcer souvent le mot pendard sans en sçavoir en aucune façon Tusage «... rcspondit tout simplement , sans penser en malice : Monsieur, c*est un grand pendard comme vous. - Le P. Garasse, Rech, de» Rech. de M* Ett, Paequier, 1699, p. 509-563.
Quatre ou cinq grands pendart do valets, à qui Ton avoit donné Tordre de Tétriller en compère et en amy, ne manquèrent pas de monter en haut, ayant chacun une lanterne sourde à la main.
D^OuTiLLB, Contet, 16/iâ; édiL Jouaust, II, p. 96a.
II mentoit impudemment, le pendard qu*il estoit.
SoRBL, Pblyandre, i6à8; II, p. àS^,
Criant d'une voix enrhumée Qu'^neas n'esloit qu'un pendart Digne, pour le moins, de la h art.
ScARRON, Vivg. trav,, 1705; II, p. 957; - Cf. Id., ilnd., I, p. 9a;
ŒUV,, 1700; I, p. 90.
191 Canailles, filous et pendarde
Abordent là de toutes parts. - Lorbt, Muze kutor,, iS août i65i.