‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 206 sur 664 · PENCHANT — PENDARD · texte numérisé non relu

PENCHANT — PENDARD

* (T Entre les façons de paroles qu^on a tirées des romans, il y en a qui sont excellentes, comme d*avoir du penchant ou de la ponte à quoique chose.»

SoREL, Connoiu, det lÂvr., 1671, p. 388.

crll y a beaucoup de façons de parler hardies et nouvelles dans le livre. . . attribue h M. de (Bussy-) Rabutin; il parle d^osprit insinuant, qui a du. penchant et de la pente à quelque chose.» - Id., ibid,, p. 873.

Penchant, déclin.

189 Qui ne saiiroit souffrir qu'une autre ait les plaisirs

Dont le penchant de l'âge a sevré leurs désirs. - Tart, , 1 , 1 .

1A61 Le second, je Tavoue, avoit un grand courage,

Bien qu*il parût déjà dans le penchant de Tàge. - Cobn., Œdip,, IV, h.

1 193 Que c^est un imbécile et sévère esclavage.

Que celui d^un époux sur \e penchant de Tâgc. - Id., Soph,, IV, 9.

Je crois avoir juste raison d^appréhender pour lui, d^aulant que je le vois dans un grand penchant de ses forces. - Gut Patin , Lettr.

8 1 Quand Tan vers son penchant décline.

LoRiT, Muzê hûtor,, 96 décembre iG5â.

Pendard.

/ii3 Gourons donc le chercher, ce pendard qui m'affronte.

Sgan.f se. 17.

5&7 Je crains que lependard^ dans ses vœux téméraires, Un peu plus fort que jeu n'ait poussé les affaires.

kc, des Fem.^ II, 5.

Ah I que le Ciel m'inspire une admirable invention pour me venger de mon pendard. - Méd. malgré lui, I, &.

Le valet d*un de mes amys , . . . EscossoLs de nation . ayant oui dire et prononcer souvent le mot pendard sans en sçavoir en aucune façon Tusage «... rcspondit tout simplement , sans penser en malice : Monsieur, c*est un grand pendard comme vous. - Le P. Garasse, Rech, de» Rech. de M* Ett, Paequier, 1699, p. 509-563.

Quatre ou cinq grands pendart do valets, à qui Ton avoit donné Tordre de Tétriller en compère et en amy, ne manquèrent pas de monter en haut, ayant chacun une lanterne sourde à la main.

D^OuTiLLB, Contet, 16/iâ; édiL Jouaust, II, p. 96a.

II mentoit impudemment, le pendard qu*il estoit.

SoRBL, Pblyandre, i6à8; II, p. àS^,

Criant d'une voix enrhumée Qu'^neas n'esloit qu'un pendart Digne, pour le moins, de la h art.

ScARRON, Vivg. trav,, 1705; II, p. 957; - Cf. Id., ilnd., I, p. 9a;

ŒUV,, 1700; I, p. 90.

191 Canailles, filous et pendarde

Abordent là de toutes parts. - Lorbt, Muze kutor,, iS août i65i.

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