‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 215 sur 664 · PERSONNE · texte numérisé non relu

PERSONNE

Vous avez déclaré la guerre aux biens du monde ; vous en faites profusion : que ne jouez-vous le penonnage que vous avez pris? - Malh., II, p. f3o.

Elle me laisse à faire un plaisant penonnage.

Th. Corn., Amour à la mode, II, 3.

LV<:prit ne sauroil jouer longtemps le penonnage du cœur.

La Bochbf., I, p. 77.

Il a trop plaisamment joué son pereonnage.

MoRTFLECRT, Coméd, poète, IV, 1 ; - Cf. Id., Ambigu com,, 9* intcrm., se. 3; Dame médecin, III, 7.

Demeurons tous d^accord qu*un galant louche au cœur.

Et qu^cn tous lieux ils sont tellement en usage ,

Qu'un mari fait partout un fort sot penonnage. - Poisson, Fcm. coq., V, 5.

Il a dessein dVlevcr auprès de soi un (ils naturel , sous le nom et le penonnage d'un valet. - La Bruy., II, p. 16.

Combien te donne-t-on pour jouer le penonnage que tu fais?

Bbgrard, La Sérénade, se. 33.

Personne, quelqu'un.

Non, non, je scrois fâché d'incommoder j^er^onne.

Impr. de Vers,^ se. 9.

186a Suis-moi. — N'est-il pas mieux de voir s'il vient personne?

Amph.j m, 7.

11 J'ai peu d'assurance en la foi àepenonne, - Malb., I, p. 176. Comment voulez-vous qixepenonne vous vienne jamais voir? - Bac, VI, p. i5i.

Personne , représenté par un pronom masculin.

Pensez-vous que ce soit une petite affaire que . . . d'entreprendre de faire rire des personnes qui nous impriment ie respect et ne rient que quand ik veulent? - Impr. de Vers., se. 1.

Jamais je n^ai vu deux personnes être si contents Fun de Vautre.

D. Juan, I, 9.

Vous n'allez entendre chanter que de la prose cadenct^e, des manières de vers libres, tels que la passion et la nécessite peuvent faire trouver à deux personnes qui disent les choses d^eux-mêmes et parlent sur le champ. — Mal. imag., II, 5.

Un jour viendra que nous serons remis au monde ; ce qu'assez de pertontief refuseroient, si ce n'est qu't/t ne se souviendroient pas d'y avoir été.

Malh. , II , p. 399.

Deux penonncê s'y arrêtent (au théâtre) pour parler, et quelquefois il faut pré' sumer qu'i/s marchent. - Cork., III, p. 99 : Exam. du Cid.

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