‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 216 sur 664 · PERSONNE · texte numérisé non relu

PERSONNE

11 y a des apodcaires et des chirurgiens qui . . . font volontiers accroire aux perjoMMt qu^t^ sont malades. ~ D^Ouville, Conte», iGûâ; édit. Jouaust, I, p. 160.

Une pencnne de condition ayant donné chez luy le bal et la comédie, on fit représenter cette belle tragi-comédie intitulée le FUt détavoué, pièce [de Guérin de Bouscal, 16/ia] qui a beaucoup paru dans THôtel de Bourgogne.

Id., ibtd.; II, p. 991.

A cause des penotmee qui venoient oflfrir des parfums à la Déesse, et qui étoient parfumés mtx-mémes. - La Fort., YIII, p. 179-180.

Une personne qui portoit une grande somme d'argent . . . s*estant arreeté en chemin chez son libraire. . . - Pascal, Provmc., édit. Sacy, p. i3a.

Toutes ces pertonnee ont veu les effets, mais Qm n^ont point veu les causes.

Id. , édit. Molinier, I , p. 191.

Quelques vers que j*avois faits alors tombèrent par hasard entre les mains de quelques penonnee d*esprit. Ht m'excitèrent à faire une tragédie.

Rac, I, p. 393 : ThëtaXde, Préf.

La manière dont il (Bensseradc) confondoit, dans les vers qu'il faisoit pour les ballets au commencement de nostre règne , le caractère des personne» qui dansoient et des personnages qu'tif représentoient, estoit une espèce de secret personnel qu'il n avoit imité de personne et que personne n'imitera peut-estre jamais de lui.

Privil, des Œuvr, de Ben»»erade, 9 in-19, 1697; II, p. 389.

« Vaugeias a consacré un long article à l'emploi du mot per»onnê, quant au genre ; en void la fin :

ffOn dit uns per»onn«, le» pereonne» dévole», le» pereonne» qualifiée», et ainsi des autres; mtis après qu'on l'a fait féminin , on ne laisse pas de luy donner quelquefois le genre masculin, et mesmes plus élégamment que le féminin. Par exemple, M. de Malherbe dit : rPay eu cette consolation en mes ennuis , qu'une infinité de personne» qualifiée» ont pris ffla peine de me tesmoigner le desplaisir qu't/t en ont eu.» Qu'il» est plus élégant que ne leroit qt^elle», parce que l'on a esgard à la chose signifiée, qui sont le» homme» en cet eionple, et non pas à la parole qui signifie la chose, et qui est ordinaire en toutes les Ungoes.» — Vaugblas, édit. Chassang, I, p. 60.

Th. G>meille adopte la règle de Vaugeias, mais avec des restrictions : trR faut, ditr-il, qo'eotre per»onne» et son relatif masculin il y ait un assez grand nombre de mots pour faire oublier que ce relatif masculin se rapporte à pereonne», qui est féminin. . . Aioâ Ton doute qu'on peust dire sur cet exemple : trLes per»onne» mal intentionnée» tempoisomient tout ce quV/i disent.» Il n'y a pas assez de mots entre per»on$ie» mal intestiomnée» et qu'ils, qui est son relatif. Mais quand il s'en trouve assez, non seulement OQ peut mettre ce pronom relatif au masculin , mais on y peut mettre aussi le nom adjectif qui suit,. . . comme en cet exemple : a Les personnes consommées dans la vertu ont cen toutes choses une droiture d'esprit et une attention judicieuse qui les empesche d'estre tm§ii»an»,i» — Médiean» en cet endroit est aussi bien que médi»ante», quoiqu'il soit adjectif de pfrmmfM», qui est féminin.» - Id., ibid., p. 6o-63.

L'Académie fi*ançaise, dans son Commentaire »ur Vaugela», est d'un avis contraire à eeu de Vaugeias et de Th. Corneille :

«A r^ard de ce que M. de Vaugeias dit : «rJ'ay eu cette consolation en mes ennuis, rqu*une infinité de pertonnes qualifiée» ont pris la peine de me tesmoigner le déplaisir tqu'i/f en ont eu », on a décidé qu'il auroil esté mieux de dire qu'elle» en ont eu , à cause One le genre qu'il faut donner à ce relatif est déterminé par l'adjectif qualifiée» qui est lemiiiin : de sorte que, pour faire recevoir qu'ils au lieu de qu'elle», il auroit fallu dire ^plusieurs personnes de qualité, ou du moins se servir d'un adjectif qui eust le genre mas-

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