ST^X
6® Pied : sur le pied de . . .
i3oo (Qui) veulent, sur le pied de nous étro fidèles, Que nous soyons tenus à tout endurer d'elles.
Ec. (les Fem. , IV, 8.
Pour vous, vous faites une de ces femmes. . . qui veulent conduire doacement les affaires qu'elles ont sur le pied ^'attachement honnête.
Impr. de Vers,^ se. i.
i8i Nos troubles l'a voient mis sur le pied ^fhomme sage.
Tart.y I, 2.
Je crois que, «ur ce pied, j'aurois Thcur de vous plaire.
MoNirLiuBT, Gentilh. de Beauce, III, 8; - Cf. Id., Trigaudin, V, 7.
Savez-vous, Monsieur Basset, iur ^l pied vous êtes ici?
Babo?i, Coquette, IV, 3.
n ne me traite pas $ur le pied de servante. - Hiuteboghe, Criep. music., I, 6.
Gomme Madame n^cst point eur le pied d'être galante , elle se joue parfaitement Uen de sa dignité. - Sév., III, p. 5qo.
Cest sur ce pied qu'il (Ghillingwortli) (ravaiUoît à la réunion du Christianisme : iur le pied de M. d*Huisseau, Ministre de Saumur, que nos Prétendus Reformez ont condamné.
BossoBT, Avert, aux Protest., in-/i", 1689-1691 ; VP, S 11a, p. 790; - Cf. Id,, Déf. de l'Hiit. des Var., in-ia , 1691 ; S 87, p. i3o.
L'imagination mérite qu'on la loue ,
Et la pièce, je crois, s en trouvera fort bien.
— Sur ceptedAk^ Fauteur voudra bien qu'on la joue.
RzeRABD, Prol, de» Fol. amour., se. 5; - Cf. lo., Hom. à h. fort, , III, 3.
Vous ne savez donc pas que l'amour fuit les gens mal propres, et qu'il faut être ewr le bon pied pour le recevoir.
D. . . , La Fille savante; Théât. ital., 1701 ; t. III, p. 93.
* Métaphore tirée du langage technique de la fabrication des monnaies : le pied était ie type, le modèle, auquel se rapportaient les pièces fabriquées; Molière veut donc dire : 'Nos trouUes l'avaient mis sur un type conforme à celui de Thomme sage.»
r Voici encore d'autres façons de parler assez nouvelles. . . Quand on esl sur cepied-Xk^ quand on s'est mis fier ce pied-\k , on ne craint rien ; les choses sont eur ce piedAk ; je ne le regarde pas eur le pied de bel-esprit; il est à la Cour eur un bon pied.D - Bouhodrs, ànete ff Eug,, 9* édit, 1671, p. i3i et i35.
Dana son TraiU de la Connoieeance des Livres, public aussi en 1671, Ch. Sorci analyse Fouvrage du P. Bouhours et y joint un Commentaire assez piquant : txEstre sur cepied-Ak est mis après {wprès faire fgure) fort à propos, parce que c'est encore une métaphore prise d'une figure ou statue mise sur un pied <f 'estai. Lorsqu'un homme ne se laisse point ■battre par la fortune, on dit qu'il est toujours sur ses pieds. Mais on ne parle ici que é^napied. L'usage veut aussi qu'on dise i7 a pris pied, et après on a appliqué cocy à toutes choMS. On a dit : ^'û s'est mis sur le pied (/'amant; il s'est mis sur un pied honncste; il s'est mis «tir le pied de bel-espril.n On a de belles imaginations de cccyl On croit que d*étre sur le pied cPamant, cest se soutenir sur un pied, ayant l'autre levé et prêt à marcher pour le senicc de la personne aimée; que d'estrc sur un pied honneste, c^est de
280 PIED-Pr.AT
faire soQvcnl la revcrcncc; et, pour le pied de I>c1-e8prit, c'est estrc posé sur nu cube, comme le sage ou comme le Mcrrure des anciens.» - Soril, Connoieionee de$ Livrea, 1671, p. ho^'Uoh. — A la paij^c 873, Sorel attribue cette expression à Bussy Rabutin, dans son Hiet, amour, det Gauîeê,
Pied-plat.
59 Ten prévois une suite, et qu'avec ce pied-plai
Il faudra que j'en vienne à quelque grand éclat. - TarU^ I, 2.
129 On sçait que ce pied-plat ^ digne qu'on le confonde, Par de sales emplois s'est poussé dans le monde.
Mimnth,, I, 1.
Ma foy, j*ai raison quand je pense Que plus grand est Theur du grcdin, Ny que du Prélat eu TEglise , Ny que du Prince en un Estât; D'estre peu , beaucoup je me prise :
Il n'est rien tel qu'estre pied-plat,
SciBRON, Jodeïet maître et valet, IV, 3.
Quoyl toujours vos «je veuxl» — Ma foi, je suis d'avis Qu'un pied-plat comme vous g^ose sur un marquis I
Th. Cob»., C<mte$$e (^Orgueil, V, G.
3o Et cela fait, le malheureux pied-plat. . . Mange et rechigne ainsi que fait un chat.
Li Fort., IV, p. i3/î : Contée, I, 11.
Quelle chienne de mine vous avez falle quand vous vous êtes douté que ce piedplat le portoit à la noce! - Hamilton, Mém. de Gram., ch. xiii.
Ce pied-plat qui se plaint habits, souliers et chausse. En un mot ce bourru gentilhomme de Beauce . . .
MoifTPLEURT, Gentilh, de Beauce, I, 1 ; - Cf. Id., Fille capitaine, II, 10; IV, û , et IV, 8; - Éc. dee Jaloux, II, 6; - Trigaudin, II, 1.
G*est bien à toi d'aimer I Un pied-plat, — Pourquoi non?
Hauteroche, Cri$p. méd,, V, 3.
Un autre ëpoux?. . . Vous verrez que ce sera quelque pié-plat, quelque impertinent qui aura donné dans la vue de votre bourru de père.
Du Verdier, Flatteur, 1696; II, 5.
Ne veux-tu point quitter la robe pour l'opée?
Aîmo9-tu mieux, dis-moi, toujours être un pied-plat.
Un apprenti sergent, petit clerc d'avocat? - Regxard, Vendange*, se. 5.
On ne s'étonne plus qu'un laquais, un pied-plat.
De sa vieille mandille achète un marquisat? - Id. , Joueur, V, 6.
Verrois-je d'un œil sec déchirer par lambeaux ,
Par tant de campagnards , de piedt-plate , de nigauds ,
Une succession qui doit, par parenthèse,
Vous rendre heureux un jour et nous mettre à notre aise?
Id., Légat, nniv., I, s.
« Lq pied-plat, pour Nicot (i573) est celui trqui ha les piede platt, comme une oyen. Monet (i636) distingue celui qui a le pied plat comme l'oie, de celui qui a le pied plat
PILULE — PIMPESOOÉE 281
et bi^ {j^ûutu$)\ pour Richdct (1680), lo pied^plat est (tiin misérable, un coquin, un raslre, un grossierT»; pour Furctière (1690), won appelle pied-plat un rustre, un paysan, q[in porte ses souliers tout unis».
Pour nous, le pied-plat était Tliommc qui, à cause de la conformation de ses piedê plat$, éUit impropre au service militaire , et méprisé en conséquence.
PlLCLE.
339 Le connoissez-vous point? — La fâcheuse pilule!
Éc. des Fem.j I, &.
* Voir t. Il, p. 190, Dorer la pilule.
Pimpant.
1 1 1 Vous souffrez que la vôtre aille, leste et pimpante . . .
Éc. des Mar.y I, 9.
J'étois i^tfiipaiif et joly, le bas tiré et la rotonde ajustée, planté sur mes deux pieds, lesquels je tenois escartez à la mode.
Chapelain, Trad, de Giizm. d'Alfar,, i63o; III, p. 6s.
1 1 3 Et mesmes de filles d'honneur
Tout à fait pimpante» et drues. - Loret, Mute hietor,, 16 avril 1651
1 65 Un brave de la Cour m*a dit Que par un solennel édit (Quand les pimpant s'en dcvroient pendre), On alloit tout de bon défendre Clinquans, passemens et dentelles. - Id., ibid,, 1/1 octobre i656.
167 n fut escorté de la presse
D'une fort pimpante noblesse. - Id., ibid., 9/1 août i658.
A faire le pimpant n'a-t-il pas bonne (j^âce?
Et ne diroil-on pas qu'il marche sur la ^ace? - Baron, Éc, de» Père», V, 7.
♦ D'où vient le moi pimpant? Ménage prétend qu'il est dit, par corruption, pour jkmiipojif, du lat pompon», pompanti», Ducange, en effet, donne le veri)e pompare, qu'il traduit par tuperhirey gloriari, et en donne plusieurs exemples. En 1611, i633, i65o. . . , Gotgrave donne les mots pimpant, pimpé, pimpetiauder, pimper, 11 traduit pimpant par tpruee, eompt, picked, neat, gay,j\ne, trinune; quant à tpruce, pour nous en tenir à ce mol, c'est fteade, eadinet, gent, godin, godinet , fringant , /ringuereau , fritque , mignon, wuMte, acceinct, accoint, attintén. En i6Aii, dans ses Recherche» franç,-ital, , Antoine Oudin admet le mot pimpant, qui manque dans presque tous les autres dictionnaires, et le traduit par vgentile, hen alla via, apparentev.
L'Académie, dans sa i'* édition (1696), dit: ^Pimpant, terme de badinerie et de raillme dont on se sert pour signifier superbe et ma(piifique en habits.»
PiMPESOUÉE.
Yoilà une belle mijaurée, une pimpesouée bien bâtie.
Bourg, gent., III, 9.