‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 233 sur 664 · PIQUANT — PIQUER · texte numérisé non relu

PIQUANT — PIQUER

G*est d*amour, cher Lisippe.

— Dans ce jeu bien souvent, comme aux autres, on pin$,

Qdiitault, Amant indUcret, I, /i.

Lop<$, oui se voyoit flatter,. • • D*une fausse gloire pippé, Grioit comme un diable luy-mesme :

Es dé Lopé, es dé Lopé I

Sarasix, Œuvr., a in-/!"*, i656 ; I, p. 393 : Pompe fun. de Voiture.

« Piper, à proprement parler, c'est prendre un oiseau à la pipée, c'est-à-dire à Taide d'une pipe, tuyau ou chalumeau qui permet de l'attirer en imitant son chant.

Piquant, qui est de nature à piquer j irriter, provoquer.

i566 Tenrage, quand je vois sa piquante froideur.

Éc. des Fem.y V, 4.

s/i3 On tient qu'il attend la réponse De ces mots piquons comme ronce.

LoBET, Muze hietor., 93 novembre i658.

Dans ses plaintes, elle (Madame de Chevreuse) méloit toujours quelque chose de piquant et de moqueur contre les défauts du cardinal Mazarin.

La Rochbf. , II f p. 79.

Il faut du piquant et de l'agréable , si l'on veut toucher.

La Font., IV, p. 167 : Contes, Préf. de la 9* part»

Un grand éloignement pour la raillerie piquante. - La Brdt., I, p. 388.

Le divorce ayant été, de tout temps, ce qu'il y a de plus piquant dans le mariage.

RsGHARD, Divorce, 111, 6.

Une fiUe n'est piquante qu'autant qu'elle a pris sel dans la coquetterie.

1d., Coquette, I, 5.

PiQDE , teime de jeu de cartes.

3i6 Dame et roi de carreau, dix et dame de pique. - Fdch.y II, s. 39& Avec les sept carreaux, il avoit quatre piques. - Ibid., ibid.

* Voir t. I, ^. lUIx ^ As : as de pique.

Piquer, piquer de l'éperon.

218 Nous sommes à piquer de chiennes de mazettes. — Sgan., se. 7.

S'il eût été du temps de nos pères, il eût sa piquer un cheval aussitôt que de le monter. - Malh., Il, p. 398.

Piquer, émouvoir de sentiments divers, amour, colère, haine, etc.

1791 Certaine Egyptienne

Dont j'ai Yèime piquée, et qu il faut que j'obtienne. - L'S., I, 2.

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