‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 234 sur 664 · A PIQUER · texte numérisé non relu

A PIQUER

Je fus piqué de la froideur avec laquelle il m'en parloit.

Elic, qui cstoil infiniment picquée contre moy, ne me fit pas Taccueil quelle vouloit. - D^UsFi, L'Astrée, 161 4; 11, p. ai a; - Cf. Td., ibid,; I, p. i53\

Philis entendit bien ce qu'il vouloit dire, et en îui picquS iusqaes en Tâme.

lo., ibid.; II, p. 584.

Bien que j'en fusse aucunement piqué, ma foulie n*estoit pourtant pas si grande que je ne crcussc bien l'avoir assez payëc.

Ghapblai.i, Trad, de Guzm. d*Aîfar,, i63o; III, p. 319.

Là, j« me piquay d'une jeuve vcfve,. . . belle par excellence.

Id., ibid,; III, p. 993.

355 Et ce prince, jm'^' d'une juste colère.

S'emportera sans doute, et bravera son père. - Gokn., Nicom,, 1,5.

C'est par la métaphysique . • .

Que le désir qui te pique Peut s'assouvir aujuurd'huy.

ScDDiRT, Poét, div,, in-/i*, 16/19, p. ^^Q*

Son discours, son geste et ses pas,

Sont tous mesurez au compas.

La moindre licence le pique. ^

GoMBAULD, Epigi'*, in-is, 1G57, p. 107.

Cliton avoit commis un meurtre en pleine foire.

Et son seigneur, pour luy piqué d'afl'ection , . . .

Luy vouloit procurer une abolition. - BaitBEur, Poù, div,, in-6% i658, p. 368.

Cependant la Reine Didon Perdoit sa face de dondon , Pour prendre celle d'une hétiquc.

Tant l'amour forcené la pique.

ScARRON, Virg. trav., 1705; I, p. 971.

1 /î 1 Monsieur d'Anjou , piqué d'amour. Non pour les beautez de la Cour, Mais pour une agréable absente.

LoRBT, Muze hiitor,, 9 a octobre i65i.

18/1 Bref, c'étoit un morceau friand.

Romain ôtoit, outre luczure.

Piqué de cette créature , Mais il voyoit avec cnnuy Qu'elle ne i'étoit pas de luy. - Id., ibid,, th juillet i663.

Calisto , confuse et piquée De se voir embrelicoquée , Dit des injures plus de cent.

RiGHER, Ovide bouffon, 1669, p. i83-i8â.

Une Muse si douce enchante qui la voit ; L'ame la moins sensible en demeure picquée.

Brnssbradb, Ballet de» Saieon», 9* Entrée : Pour Af^ Stuart.

Le maréchal de Gramont fut. . . piqué de ce discours. - La Rochef., II, p. 971.

L'évéque de Comingcs fut fort piqué du mépris que le Pape lui avoit témoigné.

Rac, IV, p. 5^9 : iVf-Aoy.

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