PIQUER (SE
Qui! (Juricu) csl modeste! Il ne ie piqne de rien, que de raisonner parfluleinenl juste.
BossuET, Avert. aux ProleiL, m-i^ 1689-1691 ; VI, S 19, p. /195 ; - Cf. Id., ibid,; Vl\ S ii4, p. 808; - Ilist. «nit?., in-Zi*, 1681, p. iiSi; - Déf, de VHiet, det Fnr., in-ia, 1691 ; S 6a, p. ao6.
Un ouvrier se pique d'aire ouvrier : EunpMe ee pique-i~i\ rf'élre bel esprit?. . . S'il est vrai qu*il ne se pique de rien, c'est un homme sage. - La Bbdt.
Chacun , depuis un temps , de ce métier te pique.
Rbgtiard, ProL des Ménechmes, se. 1 ; - Cf. Id., ibid., IV, 3.
* 16/17. — ^^^ ^^ voudrois pas escrire pour rien du monde , i7 se pique de bravoure , qui est une façon de parler de nos courtisans. Il n'est supportable que dans une lettre, et encore faut-il que ce soit en raillant ; uy je ne voudrois jamais escrire : 72 se pique de chanter ou de faire des vers mieux que personne du monde, parce que cette phrase est encore trop moderne : et il seroit à craindre que dans les provinces on ne m'entendist pas, ou que les hommes doctes qui ne fréquentent point la Cour ne m'entendissent point non piu8.« - ViuoELAs, Rem., 1667.
1671. — (t Toutes les nouveautez surprennent à l'abord : le mot de fsse piquent de quelcrque chose» est en usage il y a plus de quarante ans, et néanmoins il s'est passé quelque temps qu'on le trouvoit hétéroclite. Un gentilhomme disant une fois à une demoiselle qu'il avolt ouy assurer qu'elle se piquoit de faire des vers, elle luy reprtit: Pardonnez-moy, Monsieur, je ne me pique que de mon aiguille.» - Sorbl, Connoiu. det Uvr., 1671 (Privil. du 4 février 16^7. Act. d'imp., 17 octobre 1671), p. 4 16.
On a pu voir, par la série de citations qui précèdent, que l'expression signalée existait déjà dans la langue courante dès 1690, plus de vingt ans avant sa conuamnation par Vaugelas, ainsi que Ta fait d'ailleurs remarquer Ch. Sorel.
Piquer (Sk) . . . , se fâcher, s'irriter.
Entre amis, on uc va pas se piquer pour si peu de chose.
Préc. rid.y se. i4.
Je ne me pique point (non indignor) de ce que la volupté précède la vertu.
Malh., Trad, de Sénèque.
996 Par là mon désespoir davantage se pique. - Corn., Gai du PaL, 111, lo.
Son Altesse mélancolique. . .
Du jour que Turnus se piqua, Faisoit des châteaux en Espagne, Songeant s'il prendroit la campagne.
ScARRo.N, Virg. trav,, Paris, i7o5; U, p. 379.
/168 Astolphe se piqua de cette répartie. - La Font., IV, p. 57 : Contes, 1, 1.
Puisque ces insensés se piquent de musique , Je n'aurai pas sujet d'être mélancolique.
Poisson, Foux divert., I, /i; - Cf. Id., Après-soupé des Aub., se. 9.
Avec raison l'auteur se pique. - Reonard, ProL des Fol. am., se 3. % Le Diction, de Monet (i636) traduit en ce sens se piquer par offendi.