PITIÉ — PITOYABLE
LV>|)opéo, le code, le Jiistbiien, le para;;ra{>he : je voiulroîs avoir Irouvc one douzaine do ces mots , et les avoir payés une pUtole pièce.
Keg?!abd, Crit. du Légat., <c. h,
* Lapittole était une monnaie de la valeur d'un louis, mais frappée en Espagne ou en Italie, et non au coin de France. A cette époque, elle valait onze livres. — Voir L II, p. 661, Louiê d'or,
PiTIE, au stng. et au phu\; moi précieux; chose digne de pitié.
Ah, mon Diou! Madame, vous voîià toute seule? Quelle /?iUe est-ce làl Toute seule? — Escarb., se. a.
470 Je n'ai garde. — H est vrai que ce sont des pitiés.
Fem. sai\, II, 6.
Ce scrtiit une //f/te qu'il n\ eusl rien de juste dans toute une pièce.
SuBLiGicr, Folle Querelle, III, 8.
Ayant un jour passé ses deux jambes dans un dos costez de ses rhingraves fort larjres, et nVn trouvant point dans celui qui ostoit vuide, ce fut une pitié d'entendre les lamentations qu'il fit. - Arn9pe et Simniidre, 167^ ; K p. i85.
. . . Une grosse fièvre, une oppn>ssiun, une (p)utle remontée; enfin cVHoit une pitié. - SÉv., VI, p. 807.
UaLbé Pelletier est toujours très mal, le boyau percé; c'est une pitié.
Id. , X, p. 96.
3|c L^Âcadémie ne donne pas d'exemple de ce mot au pluriel. — Voir Inclémence».
Pitoyable : i® Sensible à la pitié, et noil qui fait pitié.
718 Je jelte encore un œil pitoyable sur vous. -L'Et.y II, 7,
i5C8 (II) cherche maintenant, par un soin pitoyable,
A consoler le sort d'un amant misérahlc. — D. Gare, V, a.
1 U'] D'un regard pitoyable ils ont séché mes larmes.
Fem. sav., I, 2.
5(j A la fin, mes eurmis le i\*iidroiil pitoyable. - Malu., Plainte $ur une agence,
97^i Si le viq[ pitoyable eût (.H.'outé ma voixl - Gonx., //or., III, 5.
Pour moy, je tiens celle bolle personne Aux malheureux {impitoyable et bonne.
ScARRO^v, Œuvr., 1700; I, p. 919.
La femme du meunier, pitoyable connut» une fenmie, lui fit dresser un Ut, et le fit coucher.
Id-, Rom. cnm., édit. i7i>7, p. si a; - Cf. Œiwr.f 1700; I, p. a 19.
L'amour et le triste état ou elle voyoit Carloman, luy en inspiroit (des pensées) du pitoyables et de lendn»s. - Segrais, Mouv. franc. , i65G; 1" jVowr., p. hoh,
ai h Le bon Dieu veuille avoir son àuie
Et luy soit pitoyable ct douxl - Loret, Mute bistor., 6 août 1657.