‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 241 sur 664 · PITOYABLE — PLAGE · texte numérisé non relu

PITOYABLE — PLAGE

90 Vous êtes lionne et pitoyable, - Loret, Muze hiitor., 6 août 1G60.

Gela avoit fait les dames un peu moins modestes qu'autrefois. . .; il y en avoit beaucoup de pitoyabUt, et queique^y-unes d'ciïrontées. - Bitsst-Ribdti?(.

S® Pitoyable, qui fait pitié : sem actuel.

Nous pouvions voir là quelque chose de jntoyabk en des personnes étrangères. - Fourb. de Scap,, 1,9.

La Sophonisbe, histoire romaine, fort bien mise au théâtre par Monsieur Mairel, ... est une lra|jédie e\tn>mement pitoyable, particulièrement sur la lîn, quand Massiuissc est contraint d*em])oisonner cette lielle Reine qu'il adoroit.

D'Outillé, Contes, i6/ià; édit. Jouaust, II, p. 78.

73g Laissez vivre du peuple un pitoyable n>ste. - Corx., Œdipe, II, h.

La vue de tant d'objets /;ifoj^a6/e« (les prisonniers de la Bastille) au[^menta encore la haine naturelle que j'avois pour. . . Richelieu. ~ La Rocbef., II, p. 39.

On n^a jamais conçu Tclat des places du Pays-Bas aussi pitoyable qu il Tctoit

Rac, V, p. 81 : Notes histor.

Sans mentir, votre sort est beaucoup pitoyable. - Qii.xAtLT, Les Rivales, II, 6.

Qui fit jamais un raisonnement si pitoyable ?

BossuET, Déf, de VUist, des Va%\, in-ia, 1G91; S 17, p. 6fl ; - Cf. Id., llist. des Var,, u m-lx\ 1688; I, Préf., S 16.

* Le sens «rqui fait pitié» a seul survécu.

Place : faire plage à . . . , céder la place à . . .

5oo Je vous promets ici d'éviter sa présence,

He faire place au clioix où vous vous résoudrez. - Aîélic,, II, 4.

Tai le moyen. . • de me Mrc faire place, - M a lu., 11, p. 5/ii. 53& Mon respect ^ fait place aux transports de la Reine. - Rac, Iphig,, II, 9.

Pl\GE : DÉVOT DE PLACE.

359 Aussi ne vois-je rien qui soit plus odieux

Que ces francs charlatans, que ces dévots déplace. — Tart.y I, 5.

* Daai Teicellentc édition de la Coll. des Gr. Ea-iv. (Hachette), on a repris, en TappnoTant. une note de M. Ch. Louandre : trAu moyeu à[(e et dans le xvii* siècle encore, io domestiques allaient sur les places pul)li(|ues alt(Midre qu*on vînt eii{;»/;(T leurs services. Les dêPots de place, comme les valets de place, sont donc ceux qui s'uUichent à tous les rajards.:)

Cette explication est erronée*, nous sommes ici en présence d'une locution espagnole prise ironiquement : Hombre de plaça, homme d*iuipor lance. Le sens on est précisé par ce jMSHge du Roman comique de Scarron, où il ne s'agit pas, évidenmieut, d'un seigneur de

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