PLACET — PLAIN-PIED (DE
raiTcfour : er J'eus pour parrain un êeigneur de place, fort riche. . . c^éloit un homme spleadidc, cl qui Irailolt tous les princes el grands seigneurs qui passoient en celle «îlle.» - Liv. JII, cliap. X.
M. Liltré a accoplë aussi, mais à (orl, le sens donné par M. Louandre — DévoU de place, ici, vcul dire : «qui font les importants».
PlACET, supplique.
668 C'est un placet, Monsieur, que je voudrois vous lire.
Ftlch.,m, 3.
678 Hélus! Monsieur, c'est tout que monircr mon placet. - Ibid., ibid,
656 Teint de méchants phcels, Monsieur, sont présentés Qu'ils étouffent les bons. - Ibid. , ibid,
Minos, qui reçoit leurs requestes. . .
Ne fait que placett recevoir. - Scirbon, Virg. trav,, 1700; U, p. 166.
a 63 Mais une autre agréable bouche. . . Par un doux et cnarmant placet M'a recommandé le tacel. - Lobet, Muze histor., hù juillet 166a.
1A7 On ne connoit chez eux ni placets ni requêtes. - Dbspr., Sat. VHI.
Plaiderie.
197 Mais enfin ... — Je verrai, dans cette plaiderie. . .
Misanth,, I, 1.
* Rob. Estienne (1669) et Nicol (167 3) ont placé plaiderie dans plusieurs exemples: ff souvent verser parmi les plaidcnes; no s*ndoniier point à la plaideriez \ mais ils n*ont point d'article spécial pour ce mot, et donnent plaidoierie, — Le Trésor des trois langues (161A, 1637 et i64.3) donne seulement p/aiWoinn. — Les Diction, franç.-flam. de 1618 et i663 renvoient de plaiderie à plaidoyric; Monet (1630 et ]636) donne plaidoierie, plaiderie; le Diction, fraur.-ilal, (iGS't), plaidoierie, seul; Cotgrave (1600), plaiderie et plaidoirie; le Diction, franr.-ital. (1671), plaidoirie, seul; Richelet (1G80) et Foretière (i6c^o), plaidoirie; l'Académie (169/i), plaidoyerie; la a* édition (1718) écrit bien plai^ doyerie, mais elle ajoute : tron prononce plaidoyriert, — G. Bouchet, dans ses Séries (édil. Roybet, U, p. lâô), a employé le mot avec le seas de procès.
PLAmDRE (Se) de quelqu'un de quelque chose.
Quelque sujet que j'aie de me plaindre de vous du secret que vous m^avez fait, je ne veux pas laisser de servir votre amour. - Am. mid.y I, û.
^ On dit bien se plaindre de quelqu'un , se plaindre de quelque chose; mais peut-on réunir les deux compléments, de la personne et de la chose, avec la même préposition? Nous n^avons pas trouvé d'autre exemple de ce tour de phrase, d'ailleurs fort cJair.
Plain-pied (De).
* Voir ci-dessus, p. 978 , Pied : de plain-pied.
plainte — planter (se) 293
Plainte : a plainte commune
174 Nous nous voyons sœurs d'infortune, Et la vôtre et la mienne ont un si grand rapport, Que nous pouvons mêler toutes les deux en une, Et dans notre juste transport Murmurer à plainte commutie, — Psyché, I, 1.
Plaisant, agréable.
60/i Cest une chose, hélas! si plaisante et si douce!
Ec. des Fem.y II, 5.
Si vous venez à la vertu, vous trouverez qu^aux matières tristes, comme aux ftaûanteM, sa procédure est toujours scml))ablc. - Malu., II, p. 5i5.
701 La suite des duels ne fut jamais plaisante. - Gobn., Place Roy , III, /i.
Arrière les soucb, les fureurs et la rage
Qui m*ostoient les douceurs de ce plaisant séjour !
Mallbville, Poés,, in-6% 16/19, P* ^9*
966 Sçait seul assaisonner le plaisant et Tulile. - Despb. , Sut, IX.
Plaisir : prendre plaisir de ... , prendre plaisir à . . .
♦ Voir d-dessous, p. 30 1, Prendre : la" Prendre plaisir ù. . . et i3" Prendre plaisir
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Planter, au figuré.
82 Au milieu du devant, il a planté sa chaise. - FarA., I, 1.
Il jure, dans sa manie.
Je renonce , je renie ,
Pourquoy, ventre, est-ce que Dieu
Nous Vi planiez en ce lieu? - Bnéeeup, Lucain trav,, iG56, p. 11 3.
Plaîiter (Se).
374 Pcsle soit du {jros bœuf, qui pour me faire choir Se vient devant mes pas planter comme une perche.
Ec. des Mar., II, 9.
Plante-toy à ce toiirnant-là , et qu'on ne le voye point davanta|][e en ma compagnie, car je suis fcnnne mariée, et j'ay lion i>ruit par tout icy.
CiiAPELUK, Trad. de Cuzmim dWlfar., iC3o; III, p. SoS-Sog.
Il alla se ^/fi/./rr insoloniniont (K^vant celte Iroiipe, où à ])eine les hommes les plus accomplis eussent osé s'arrêter. - Sobel, Polyandre, 1, p. 1 1.