‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 249 sur 664 · PLUS · texte numérisé non relu

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Plus, mieux.

1370 Je viens vous avertir que tout a réussi,

Et même beaucoup phis que je n'eusse ose dire.

bc. (les Fem., V, 9.

85 1 L>n oracle jamais ne se laisse comprendre;

On TeDtcDd d*aulant moins que plus on croit Tentoudre. - Corr., Hfyr,, HT, 3.

On auroit plus doviné de le prondr.' (Corl)inclli) pour un capilame de cavalerie, que pour un homme d^afTaires. - SiY., VU, p. so6.

Plus, le plus, adv. coniparnlif pour superlatif.

2 Nous verrons de nous deux qui pourra Temporler, Qui dans nos soins communs pour ce jeune miracle. Aux vœux de son rival portera plm d'obstacle. - L'fi., I, 1.

d8 0*est aux plus saints lieux que leurs mains sacrilèges

Y oui plus d'impiétés. - Malh., I, p. 078.

Et de ses favoris la troupe bien aymée

Aux lieux plus esloignés portera sa vertu. - Ant. Cobn. , Cantiq, de Siméon.

iti8 Ce n^cst pas, en etFet, ce qui plus m'embarrasse. - Corn., Sertor., IV, 9.

Ce n^cst pas, Lidamant, ce (lui plut mVnibarrasso.

Bois-Robert, Folle Gageure, IV, 11 ; - Cf. Id., tWrf., III, 5.

Ces malheureuses gens, qui ont tousjours este à qui plus leur donne et à qui p/iM leur faitespénT - Sorel, Francion, liv. Il, p. laG.

Considérant. . . M"* de Chevrouse comme la personne qui avoit plus contribué à la prison des Princes.. . - L.i Roghef. , II, p. naQ.

Qui plus avoit d^amour mieux on savoit parler. - Reg?îard, Ep(t, à Bentivoglio.

♦ M. Marty-Laveaux dans son Lorifine df Cornoilio a rolové plusieurs variantes, qui QQt^bappé à M. Godofroy, où Corneille a remplacé plus par le plus, quand il voulait un wperiatif et non un comparatif.

Ainsi, dans Poncée, 1" texte :

1673 ... De tous les objets, celui qui plus m'afflige. J'y vois toujours en toi l'eimemi qui m'oblige.

Editbn de 1660 :

. . . Parmi ces objets, ce qui le plus m'afflige. C'est d'y revoir toujours l'ennemi qui m'obligp.

Cependant Sertorius, dont nous riions plus haut un oxemple, est do 166a, postérieur de deux ans k ces cliang(>ments.

En 1693, Andry de Boisregiird , dans ses nèfles, sur l' usa fre présent de la langue franc. , apo*« la rt^le (p. /iaa): «rOn dit le pins lorsqu'il n'y a point de comparaison, comme: M» manières sont obligeantes; c'est ce que j'aime le plus on lui; et plus, lorsqu'il y en a, comme : tous aimez le travail et je l'aime encore plus.

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